Le blog

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Qwant: "On ne peut pas vendre les données de santé de ses utilisateurs!"

Début de cette année, l'appli de rencontres pour la communauté Gay et Lesbien Grindr a communiqué à des entreprises partenaires l’e-mail, le téléphone, les données de géolocalisation (une des raisons du succès de Grindr qui permet de rentrer en contact avec les membres les plus proches) et le statut VIH de ses utilisateurs. Explication de l’éditeur: cela figure clairement dans ses conditions d’utilisation. Si les utilisateurs décident d’intégrer ces données dans leur profil, elles deviennent publiques. En Europe, les données sensibles sont protégées mais la tentation est grande pour les exploitants Big data de faire feu de tout bois pour capitaliser sur ce nouvel or noir qu’est la donnée. Pourtant, des alternatives existent. Pour la première fois en Europe, un moteur de recherche grignote des parts de marché à Google.

 

Je me fiche de savoir si vous êtes hétéro ou gay

Eric Leandri, le fondateur de Qwant, était de passage à Namur Expo à l’occasion de l’événement Shake Digital Wallonia du 6 décembre. "Moi, je respecte votre vie privée. Je me fiche de savoir si vous êtes de gauche ou de droite, hétéro ou gay. Je vous donne simplement les résultats de l’Internet et du Web social. Comment je gagne ma vie? Supposons que vous cherchiez un iPhone. Vous tapez le nom du modèle qui vous intéresse, il s’affiche dans différents espaces shopping. Vous cliquez sur l’un d’entre eux et, miracle, l’e-commerçant me reverse de l’argent."

 

On n’a pas besoin de vous connaître pour faire de l’argent

Pour vous vendre une robe, je n’ai pas besoin de savoir si vous êtes un homme ou une femme. J’ai simplement besoin de comprendre votre question. On n’a pas besoin de savoir qui vous êtes pour faire de l’argent. Google, c’est aujourd’hui 100 milliards par an. A 80%, c’est le même business que moi. On s’est juste coupé des 20% issus de la vente des données à des tiers. 20% ce n’est pas grand-chose mais la différence est ailleurs. Aujourd’hui, Google vaut 700 milliards de dollars en bourse. Pourquoi autant? Parce qu’il sait ce que vous faites avec vos voitures, parce ce qu’il va être capable de vous traquer absolument partout et de vous vendre le petit truc que vous aimez d’habitude. Et si vous aimez la glace à la pistache et si dans votre enfance vous avec aimé la glace au citron vert, vous n’en reverrez jamais la couleur car il vous enfermera dans vos goûts actuels et vous gavera de glaces à la pistache. Ce que nous voulons, c’est juste vous donner les résultats de l’internet, du web complet et du web social et pas juste le truc qu’on sait que vous allez cliquer. On vous respecte et on respecte vos données."

 

On prend des points à Google

Reste qu’avec moins de 1% des recettes dans le monde, Qwant ne pèse pas très lourd face aux 63% de Google. Pour Leandri, tout dépend du point de vue où l’on se place. «Nous connaissons une croissance de notre chiffre d’affaires de 15 % par mois. Qwant accueille 100 millions de visiteurs unique par mois. On traite de l’ordre de 15 à 18 milliares de requêtes par an. Alors oui, on fait office de petit poucet mais depuis une dizaine d’années, personne n’avait fait reculer Google en Europe. On lui a pris 5 points en France, 2 en Allemagne, 1 en Italie. Et je vais arriver sur la Belgique début de l’année prochaine. J’ai fait basculer Paris, j’ai fait basculer l’île de France et le sud de la France. Nous avons des boîtes énormes comme Thales ou Safran, des consulats, des ambassades, des geeks, des hackers et des CIO qui basculent sur Qwant par millions. En France, nous sommes le moteur numéro 1 pour la tranche des 6-12, avec 67 % de parts de marché. Qwant Junior filtre les contenus adultes et violents. Si vous tapez Nigeria ou Syrie, vous avez le Nigeria ou la Syrie. Après une attaque terroriste à Paris, si vous tapez Paris, vous avez la Tour Eiffel."

 

Ne pas ouvrir les vannes des données de santé des citoyens.

"Ce qui est en train de se passer, c’est que les gens sont en train de se rendre compte qu’ils ont le droit d’avoir le choix. Il n’y a pas que Google et les Gafa. L’Europe compte des fleurons industriels. On nous dit que d’ici 2021, on va devoir choisir entre le Web américain ou le Web chinois. Non, nous avons le droit à un Web européen. Nous avons droit à des alternatives, à du Wikipedia, à de l’Open Source. Je demande juste de pouvoir résister . Vous avez le droit de ne pas être traqué en permanence. En Europe, nous avons les meilleures données de santé du monde. Nous avons la capacité de les traiter et de les exploiter pour le mieux des citoyens et en faisant du chiffre d’affaires, sans les vendre au tout venant. On peut faire de l’Intelligence Artificelle et du Big Data avec des valeurs. C’est une question de souveraineté numérique européenne."

 

Tags : Open Source

A la découverte des EPN de la Région Wallonne

Nous terminons l'année 2018 avec une dernière vidéo de notre chaine  Youtube "A la découverte des EPN de la Région Wallonne". Vous pourrez y découvrir  l'EPN d'Habay-La-Neuve et son animatrice Nathalie Lempereur.

Nous souhaitons, à travers ces capsules vidéos, montrer ce que sont les Espaces Publiques Numériques et mettre en avant le travail au quotidien des animateurs multimédias. Le format choisi n'est pas anecdotique. La vidéo permet de toucher un plus large public. Les séquences, courtes et dynamiques, permettent à tout un chacun de découvrir ce qu'est un EPN, les activités qui s'y déroulent et le type de public visé (ou non) par ces espaces.

 

A la découverte des EPN de la Région Wallonne

Voici une nouvelle vidéo de notre chaine Youtube "A la découverte des EPN de la Région Wallonne". Vous pourrez y découvrir  l'EPN d'Estaimpuis  et son animatrice Véronique Veys.

Nous souhaitons, à travers ces capsules vidéos, montrer ce que sont les Espaces Publiques Numériques et mettre en avant le travail au quotidien des animateurs multimédias. Le format choisi n'est pas anecdotique. La vidéo permet de toucher un plus large public. Les séquences, courtes et dynamiques, permettent à tout un chacun de découvrir ce qu'est un EPN, les activités qui s'y déroulent et le type de public visé (ou non) par ces espaces.

 

A la découverte des EPN de la Région Wallonne

Voici la première vidéo de 2018 de notre chaine Youtube "A la découverte des EPN de la Région Wallonne". Vous pourrez y découvrir  l'EPN d'Aywaille  et son animatrice Fabienne Lenders.

Nous souhaitons, à travers ces capsules vidéos, montrer ce que sont les Espaces Publiques Numériques et mettre en avant le travail au quotidien des animateurs multimédias. Le format choisi n'est pas anecdotique. La vidéo permet de toucher un plus large public. Les séquences, courtes et dynamiques, permettent à tout un chacun de découvrir ce qu'est un EPN, les activités qui s'y déroulent et le type de public visé (ou non) par ces espaces.

 

 

Le KIKK MARKET 2018

 

 

La volonté du KIKK Festival est de mélanger les domaines, les genres et les générations. D’où la diversité des activités proposées : exposition d’art numérique, marché des innovations, conférences, ateliers pratiques, performances, soirées festives et musicales. Le KIKK Market est l’occasion de repérer des activités pour petits et grands, découvrir des projets, rencontrer des acteurs incontournables de Belgique et d’ailleurs. Là j’ai pu tester un simulateur de vol, fabriquer ma propre enceinte Bluetooth, faire du parapente sans quitter la Place d'Armes, récupérer mon portrait en ASCII… J’en suis repartie avec un escargot de Namur et une foule d’idées à mettre en œuvre.

 

Des FabLabs à investir…

Les laboratoires de fabrication sont devenus des lieux incontournables pour prototyper et créer des objets, seul ou en équipe. Petit tour d’horizon de ces espaces où des passionnés d'informatique, de technologie, de sciences et d’arts, se rencontrent et élaborent des projets à partager.

C’est sur le stand du FabLab Leuven que des enfants s’affairent à créer leur escargot de Namur en 3D à l’aide d’un panneau de carton prédécoupé. Précisons que ce FabLab est membre du projet “STEM at school” et installe de mini-FabLabs dans les écoles.  Cet espace “open source hardware” accueille également les étudiants et le grand public pour travailler le bois, le papier ou le plastique à travers la mise à disposition d’outils : découpeuse laser, imprimante 3D, plotter de découpe...

Le hackerspace de Namur, auquel le blog a déjà consacré un article, proposait une autre activité dédiée aux enfants : souder des composants pour créer sa veilleuse de nuit.

Le hackerspace de Liège avait quant à lui mis à l’honneur une cabine de photomaton bien particulière : l’ASCIIMaton. Cette machine singulière tire votre portrait en ASCII Art, une pratique qui consiste à réaliser des images uniquement à partir de caractères alphanumériques. Le portrait est imprimé sur une ancienne imprimante matricielle, ancêtre des années 80 qui est le chaînon manquant entre l’obsolète machine à écrire et les imprimantes à jet d’encre d’aujourd’hui. Le projet mêle anciennes et nouvelles technologies et permet au visiteur de repartir avec un portrait original, tout en posant un regard tendre sur ces machines désuètes. Pour retrouver toute la documentation des projets, un wiki est à votre disposition.

Le Relab de Liège proposait un atelier BoomBox pour construire une magnifique enceinte bluetooth en bois ! Idcampus/Relab est une ASBL active dans le milieu de la créativité et l’innovation mais également dans le prétotypage et le prototypage d’idée. 

Des projets innovants à découvrir…

Pas besoin d'outils, pas besoin de programmation et pas besoin de connaissances particulières.Comme son nom l’indique en anglais, Electric Paint est une peinture électrique, c’est-à-dire un matériau qui rend toute surface, tout objet que vous peindrez, électriquement conducteur. Tout objet, toute surface peut ainsi devenir capteur, et si vous le reliez à un Touchboard (via des pinces crocodile par exemple), vous avez la possibilité de déclencher un output, un événement sonore, lumineux, etc. par simple contact. Ainsi, une simple feuille de papier peut se transformer en lampe tactile grâce à l’Electric Paint Lamp Kit. D’autres kits de développement sont disponibles sur le site de Bare Conductive.

Dans le même esprit, Kutì Kutì crée des supports pédagogiques amusants et développe une gamme de produits ludiques, manipulables et évolutifs adaptés à tous les âges, comme par exemple une lampe modulable à assembler et personnaliser au gré de vos envies. Kutì Kutì réserve d’autres surprises comme des cartes postales et des posters à trous, à partager, compléter et customiser…

Du carnet à l’écran, il n’y a qu’un pas… Le petit robot Line-Us venu de Londres passe du dessin numérique au dessin papier avec une facilité déconcertante. Il suffit de dessiner sur l’application avec votre doigt, souris ou stylet, et ce petit bras robotisé se charge de reproduire en temps réel les tracés de votre main. Crayon, feutre, plume ou pinceau… Vous pouvez lui confier n’importe lequel de vos outils !

Le laboratoire de recherche en arts et sciences de Bruxelles présentait AMuSING, une application mobile permettant de créer de la musique sur base de formes géométriques modulables.

Des activités d’éducation critique à parcourir…

Les équipes populaires étaient au rendez-vous pour lancer une campagne de sensibilisation sur les données personnelles intitulée « Surfez couverts ! Comment limiter ses traces sur Internet ». Sur leur site, vous retrouverez leurs publications et outils pédagogiques pour contribuer à la réflexion critique d’une société numérique. C’est l’occasion aussi de découvrir leur agenda et celui des Cryptos Partys. Si vous êtes du genre discret et que vous souhaitez limiter votre traçabilité sur Google et les réseaux sociaux, venez donc participer à cet événement sans débourser un centime. Vous y appren­­­­­­­­­­­drez à cryp­­­­­­­­­­­ter vos données, comprendrez enfin ce qu’est exactement un cookie et une adresse IP, découvrirez des moteurs de recherche alternatifs à Google, et saurez comment les annon­­­­­­­­­­­ceurs publi­­­­­­­­­­­ci­­­­­­­­­­­taires arrivent à vous géolo­­­­­­­­­­­ca­­­­­­­­­­­li­­­­­­­­­­­ser même quand le bouton GPS de votre smart­­­­­­­­­­­phone est désac­­­­­­­­­­­ti­­­­­­­­­­­vé…  Vous pour­­­­­­­­­­­rez égale­­­­­­­­­­­ment donner votre avis en parti­­­­­­­­­­­ci­­­­­­­­­­­pant aux tables de conver­­­­­­­­­­­sa­­­­­­­­­­­tion théma­­­­­­­­­­­tiques. Les échanges s’annoncent riches et prometteurs !

Que ce soit pour créer des passerelles entre FabLabs et Epn, créer un FabLab dans un EPN, animer des ateliers autour des données personnelles ou faire découvrir des outils de création innovants, le KIKK market est une ressource indispensable à mettre dans vos tablettes !

 

Tags : culture numérique

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"Au-delà de l'espèce" avec le KIKK Festival

C'est du 1er au 4 novembre 2019 que s'est déroulée la huitième édition du Kikk festival à Namur, un événement gratuit consacré aux cultures numériques et créatives. Cette année la thématique était consacrée à l'influence de l'humain et des technologies sur la planète, la fragilité de ses écosystèmes, mais d'une manière positive, a annoncé la programmatrice Marie du Chastel. Ainsi au programme 50 conférences et 25 artistes pour défaire nos visions anthropocentriques du monde en déplaçant les points de vue.

Grande nouveauté 2018, le « Kikk in Town » s’étendait au cœur du centre-ville, avec 20 créations installées dans des lieux insolites et un parcours unique en réalité augmentée. Munis d’un plan pour découvrir les œuvres dans la ville, les visiteurs ont pu explorer les frontières entre le vivant et le non-vivant, la vie artificielle, les écosystèmes interactifs et les créatures hybrides… Comme l’installation « Edge of chaos » de Vasilija Abramovic et Ruairi Glynn, paysage aux formes complexes qui réagit à l’approche des visiteurs ou bien encore les timides fleurs de Miranda Moss qui se recroquevillent face au bruit et ne se remettront à fleurir que lorsque le silence se fera. 

De la contemplation…

La programmation artistique du Kikk mélange les styles, les disciplines, les ambiances laissant place à tous les imaginaires... A la galerie du Beffroi, les Microscopies d’Alain Wergifosse explore les limites du visible et de l’audible avec onirisme et poésie. A travers ses installations immersives, l’artiste nous plonge au cœur des formes surprenantes et des textures hypnotiques de la nature. Ses lentes microscopies vidéos jouent sur les contrastes et rapprochements entre images réelles et inventées. Dans un même temps ralenti, à la Cathédrale Saint-Aubin, la sculpture vidéo du studio berlinois Pfadfinderei, fait fondre l’écran et le contenu. Une image de madone se transforme cycliquement en gradients abstraits, puis à nouveau en image perceptible.  Cette piéta de leds pixellisée en dégradé de bleus nous questionne sur le passage de l’image abstraite à la figuration et fait le pont entre figure classique et art contemporain. Immersions sensibles, contemplatives, les sculptures de data et projections de lumière intitulées Melting Memories de Refik Anadol, nous font découvrir les mouvements moteurs à l’intérieur d’un cerveau humain. Ces collaborations arts-sciences questionnent la place de l’homme dans l’univers, ses usages et ses modes de production. Les objets vivants et non-vivants fascinent et inquiètent comme l’installation sonore de Cod.Act intitulé Ver de terre IITon/2. Mis en mouvement par des moteurs répartis à l’intérieur de son corps, cet anneau flexible se tord, ondule et se déplace de manière naturelle et imprévisible. Un long boyau en caoutchouc refermé sur lui-même est animé de contorsions et d’ondulations semblables à celles d’un organisme invertébré. Encerclé par un groupe de personnages muets mais équipés d’haut-parleurs, la créature semble vainement tenter de se libérer de cette présence inquiétante.

… à l’interaction visuelle et sonore

Tele-present Wind de David Bowen se compose d’une série de 126 dispositifs mécaniques de basculement reliés à de minces tiges de plantes séchées qui sont connectées en temps réel à une branche située de l’autre côté de l’Atlantique aux Etats-Unis, sur laquelle se trouve un capteur. Quand le vent souffle à Duluth dans le Minnesota, les tiges des fleurs séchées oscillent au même rythme à Namur.

L’installation On Random Walks de Franziska Windisch porte sur la façon dont les nœuds contribuent à la compréhension de l’espace et du mouvement. Un ensemble de plateaux de laiton vibre sous l’action de fréquences infra soniques, diffusées par des hauts-parleurs de graves. La fréquence déclenche, de manière imprévisible, le mouvement d’une chaîne de perles, déposées sur chaque plateau.

A l’église Notre-Dame d’Harscamp, SMing du studio Superbe est un dispositif musical interactif offrant aux visiteurs la possibilité d'être à la fois chef d'orchestre et chœur entier. Une seule note émise par le son de sa voix (et la vidéo) suffit pour se retrouver face à une chorale de clones. Il reste ensuite à s’emparer de la baguette connectée pour diriger l'orchestre allant de la soprane au baryton. Déterminée par les mouvements et le ton de la voix enregistrée, la musique est inspirée par les suites d'accords de grands compositeurs pour interpréter une symphonie plus ou moins harmonieuse. Le titre de l'oeuvre évoque ce principe actif-passif par les deux majuscules S (position sadique) et M (position masochiste) associées au signifiant "sing", chanter et faire chanter, se faire chanter explique Gaétan Libertiaux, qui a imaginé la pièce avec Gaël Bertrand, ingénieur en électronique. Dans ce projet, l’individu (l’indivisé) se confronte à sa dimension fragmentaire, multipliée et divisée. » « Pouvons-nous sans fin nous échantillonner et réinventer les profils de nos vies, réinterpréter une œuvre tout en étant la matière et le pilote, le sujet et l’objet ?, questionne l’auteur, formé à la psychanalyse. Etre un autre pour soi-même est fondamental et indispensable à l’avènement de notre condition de sujet créateur. Cette dissociation est une condition préalable à notre désir, moteur de notre potentiel créatif, quand la musique est certainement ce qui nous lie le plus intimement à la nature, et à sa fonction créatrice. »

Un parcours augmenté !

Les visiteurs ont pu également, à l’aide d’un GSM, faire surgir toutes sortes d’organismes sur les façades de la ville avec les œuvres d' Amelie Rosser, d’Edan Kwan, de Matt DesLauriers pour n'en citer que quelques uns. Les rues deviennent alors un musée d’explorations, un exemple avec Bruno Simon.

Pour retrouver les vidéos du Kikk, il suffit de s’abonner à : https://vimeo.com/kikkfestival

De suivre la page des actualités sur : https://www.facebook.com/KIKK.Festival/

Et de télécharger le Kingkong creative cultures magazine : https://galaxy.kikk.be/fr/projets/kingkong

Le KIKK est l’occasion rêvée pour les EPN de découvrir les artistes d’aujourd’hui et de s’emparer des sujets de société qui traversent les technologies, le design et la communication. Pour prolonger sa visite, voici des ressources pour organiser des ateliers de découvertes :

Alors, rendez-vous à la prochaine édition du KIKK Festival du 31 octobre au 4 novembre 2019 ?

 

 

Tags : culture numérique

La Maison des Maths s'ouvre au Numérique

La Maison des Maths, c’est un projet lancé en 2015 par l’association Entraide en la personne d’Emmanuël Houdard, ex wallon de l’année. En mai dernier, il annonçait, faute de subside, sa liquidation. A la rentrée, le projet était relancé par Gylles Samyn, directeur général du groupe Frère-Bourgeois ; Pierre Rion, président du Conseil Numérique wallon et le PASS. Gilles Samyn :«La Maison des Maths était reconnue par tous comme une initiative d’excellence permettant aux jeunes belges francophones d’approcher d’une façon ludique les mathématiques. D’où l’idée de lancer une nouvelle association, La Maison des Maths et du Numérique, et de reconduire la collaboration existante avec le Pass qui se charge de l’administration et de la logistique."

 

Journée à la carte

A la manette, 6 animateurs (dont 4 anciens) qui accueillent les groupes scolaires pour une journée consacrée aux thèmes des mathématiques et du numérique. Olivier Golinveau, animateur et coordinateur opérationnel: «Cette journée est composée à la carte pour un groupe de 10 à 60 participants par jour. Au menu, une exposition, un atelier et deux animations au choix à piocher dans le catalogue de la MdMeN. Côté expo, ce sera Kif Kif le Calife pour les 2 et 3ème maternelles et 1ère et 2ème primaires. Les plus grands pourront choisir entre Remue-Méninges et Mathière grise. Côté animation, les élèves de chaque tranche d’âge ont le choix entre une douzaine de thématiques : histoire des maths, contes, pliages, jeux intelligents et jeux de rôle. Olivier Golinveau «Le principe est toujours le même. Il s’agit au travers d’expériences et de manipulations, d’amener les participants à découvrir que les mathématiques peuvent être intéressantes et utiles, qu’elles sont utilisées au quotidien et débouchent sur de nombreux métiers. Enfin qu’elles jouent un rôle primordial dans le développement de notre société et de sa culture."

 

Laboratoire mathématique

L’atelier (listez Mathelier) ou plutôt le laboratoire mathématique est une classe rêvée, dans laquelle se côtoient nombres et formes, balances et récipients de toutes sortes. Ouvrez un tiroir, vous y découvrirez une multitude de formes géométriques colorées et variées Et tout ça va servir à quoi ? À faire des mathématiques bien sûr. Ou plutôt à mettre les élèves en situation de recherche, de questionnement, et de produire chez eux un intérêt, une curiosité pour aller plus loin.

 

Atelier Osbot

La MdMeN s’adresse à tous les élèves du maternel, primaire, secondaire et Hautes-Ecoles de la Communauté Wallonie Bruxelles ainsi qu’à leurs enseignants. «La grande nouveauté est le numérique. Enfin nouveau, pas tout à fait. Nous avions déjà deux animations numériques conçues dès 2015. C’était d’ailleurs novateur à l’époque. Osmocoding et Swift utilisent des blocs colorés (sur iPad) pour l’apprentissage du code. Actuellement, on planche sur un atelier Osbot. Pour le reste, tout est ouvert. On fourmille d’idées mais on est passé de 12 animateurs à 5 temps plein et demi. Il faut laisser le temps que les choses se mettent en place. L’idée est que, début 2019, les participants puissent composer leur journée avec, en plus des modules existants, le choix parmi 4 ou 5 animations numériques. Pour le reste, on voudrait organiser un événement axé autour de la journée mondial des maths, le Pi day, qui a lieu chaque année le 14 mars. Nous avons également confirmé notre participation au challenge Crasy Machine de Mons."

Tags : code

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Wallonie en poche : devenir le Google des services locaux

En un an, LetsGoCity n'a pas ménagé ses efforts de fédération des applications mobiles de proximité. Son ambition : être la référence wallonne des solutions numériques locales proposées aux citoyens. Son actualité : une refonte complète de son interface qui se présente dorénavant, à l'instar de la Timeline de Facebook, comme un flux de services géolocalisés.

 

Portail de services locaux

L'idée au départ de LetsGoCity et de son application Wallonie en poche est toute simple. "Nous nous sommes rendus compte ", explique son CEO Pierre Labalue, "que si il existe beaucoup de créations, d'initiatives, de sites Web, de développements d'applications mobiles, elles sont peu utilisés au quotidien. En moyenne, l'utilisateur embarque sur son smartphone 50 applications. Mais dans la pratique, il n'en utilise régulièrement qu'une dizaine, dont 7 sont horizontale. Ce sont les incontournables Facebook Messenger, Google Hangouts, LinkedIn ou WattsApp. In fine, il ne reste ainsi que 2 ou 3 applications à finalité locale et parmi celles-ci, très peu ou pas du tout sont développées en Wallonie. Concrètement, si vous voulez savoir quand a lieu un prochain événement dans votre commune, vous allez sur Facebook. Si vous voulez savoir quand passe le train, vous consultez Google et si vous cherchez un numéro de téléphone ou un bon restaurant, vous passez par TripAdvisor. LetsGocity est ainsi né d'un constat général des territoires connectés wallons : il existe beaucoup de très chouettes applications mais très peu sont réellement utilisées au quotidien. D'où l'idée de les rassembler dans un portail des services SmartCity orientés citoyens"

 

Partenariat avec Jules Lesmart et BetterStreet

"Nous travailler à fédérer les applications mobiles wallonnes dans une interface unique qu’on a appelé Wallonie en poche. Nous avons démarré il y a un an avec quelques services de proximité : la collecte des déchets, les horaires de bus, ceux des trains. Il est également stratégique pour nous de nouer des partenariats avec des startups. Le premier d'importance est celui conclu avec BetterStreet qui est dorénavant utilisable depuis Wallonie en poche. On rejoint aussi des écosystèmes comme celui de Jules Lesmart. Cela nous permet d’être au plus près pour travailler sur l’interopérabilité avec les solutions des acteurs présents sur cette plate-forme.

 

Mur de services

L'application actuelle se présente comme un mur de services auquel on peut ajouter ou supprimer des applications mobiles bâties à partir des jeux des données d’organisations comme les TEC ou la SNCB ou d’intercommunales comme le BEP de la Province de Namur ou Idelux. "Nous veillons également à intégrer dans Wallonie en poche des communautés durables comme les clubs sportifs, les zonings ou les services communaux ou des événements éphémères comme SmartCity Wallonia ou le Hackathon citoyen C'est ainsi que la commune d’Ottignies Louvain La Neuve injecte les infos "smart" de son service urbanisme (heures d’ouvertures,…) et que le Val Benoît informe de l’état de ses différents chantiers. Nous sommes en train d’intégrer le guichet électronique de la commune de la Hulpe. Via Itsme, les habitants pourront commander et payer leurs documents à partir de Wallonie en poche. L’ASBL Commerce Liégeois utilise notre application pour recenser les vitrines adaptés aux personnes à mobilité réduite."

 

Nouvelle interface

Les prochains chantiers? Pierre Labalue: "Il s’agit de passer de la douzaine de services actuels à une trentaine, voire une centaine. Si vous avez une question sur un service de proximité, vous devez pouvoir trouver la réponse sur Wallonie en poche. Nous voulons devenir le Google des services locaux. Nous avons totalement repensé l'application à cet effet. A l'instar du fil d’actualité de Facebook, nous avons développé une nouvelle interface qui se présente comme un flux de services couplé à un moteur de recherche contextualisable. On peut dorénavant ouvrir Wallonie en Poche n'importe où en Wallonie et voir les services proposés dans l'endroit où l'on se trouve."

Tags : données ouvertes - Smart

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L'E-Square, un nouveau Centre de Créativité Numérique à Marche

Voilà c’est fait. L’E-Square ouvre ses portes le 1er octobre. Situé dans le complexe Saint-François, au rez de chaussée, le Centre de Créativité Numérique offre une superficie de 700 mètres carrés. Le premier étage du bâtiment était déjà occupé par le MASI (Master en architecture des systèmes informatiques) de la Haute Ecole Henallux.

 

Lieu de mixité

Pourquoi un tel espace ? Ana Aguirre, Responsable du Centre de Support Télématique: "Cela fait 20 ans que la ville de Marche s’intéresse aux nouvelles technologies. Notre premier Espace Public Numérique date de 1997! Aujourd’hui, l’EPN est situé dans le quartier des carmes. Chaque année, on dénombre plus de 3000 réservations de PC." Avec l’E-Square, il s’agit de mettre à disposition de nouveaux outils dans un espace ouvert qui privilégiera la mixité entre le milieu académique et les futurs usagers. Le complexe Saint-François est un lieu de vie et de créativité important. Le Centre y côtoie des structures comme l’Académie des Beaux-Arts, le Conservatoire de musique, la Salle omnisports ou la crèche les Galopins. Composé d’un espace de coworking, d’un FabLab et d’espaces de rencontres et de détentes, il va accueiller en son sein la WebTV La Fameuse qui quittera la Rue Saint Laurent pour nourrir l’éco-système numérique citoyen de la Ville.

 

Espace de Co-working

L’espace de coworking peut accueillir de 15 à 20 personnes. "On peut y venir pour une heure, une journée ou une semaine. L’idée est de permettre aux travailleurs nomades de s’arrêter dans un endroit équipé de façon professionnelle. Nous voulons favoriser la création d’une communauté de travailleurs qui vont utiliser le numérique comme outil pour échanger des idées et faire germer des projets. Cela concerne tous les métiers. Par exemple, un jeune entrepreneur pourrait y côtoyer un comptable et de leurs échanges va peut être naître un nouveau produit ou service. Pour le faire vivre, l’ASBL l’e-Square a engagé Olivier Detgandt. Il organisera les événements et assurera la mise en réseau des utilisateurs. Les tarifs se veulent attractifs: 70 €/mois pour 4 jours/mois, 120 € pour une occupation à mi temps et 250 € pour une location à temps plein, avec parking gratuit.

 

Un FabLab pour l’électronique et le travail du bois

L’E-Square met également à disposition un Fablab équipé d’une fraiseuse, d’une thermoformeuse, de deux imprimantes 3D dont une grand format, d’une découpeuse laser et d’un scanner. : "Nous y ferons donner des cours de design par de vrais professionnels. Une partie est dédicacée à l’électronique, l’autre au travail du bois. La Fédération des menuisiers de Belgique a marqué son intérêt pour louer l’espace à raison de plusieurs jours par semaines. Il y a aussi une entente entre la ville et RND (Ressources Nature et Développement) qui a besoin de former ses menuisiers aux nouvelles technologies et au design. On est en train de finaliser notre protocole pour qu’ils puissent utiliser cet espace. Le but est que ces machines permettent aux professionnels ou pas d’imaginer et d’inventer de nouvelles pistes de travail."

 

Capsules vidéos

L’implantation de la WebTV La Fameuse se traduira pour des sessions de formation prodiguées par le GAL RoMaNa en collaboration avec TV Lux et Matélé. Les commerçants et associations pourront y apprendre à réaliser des capsules vidéos.

Tags : Fab Labs - Co Working Living Labs

Richard Stallman: non aux logiciels privateurs de liberté

C'est en 1983 que Richard Stallman lance le mouvement du logiciel libre avec le projet GNU. Deux ans plus tard, il crée la Free Software Foundation. Depuis, il parcoure le monde avec un mot d’ordre: défendre les libertés numériques. Fin août, il a fait un crochet à Bruxelles à l’invitation de son vieux complice Nicolas Pettiaux, l’organisateur d’Educode. Richard Stallman rappelle l'importance, pour le monde de l'enseignement, de la formation et des pouvoirs publics, de garantir aux citoyens une liberté essentielle: celle de pratiquer une activité numérique sans être suivi à la trace. "Si vous faites appel à un programme pour mener à bien des tâches affectant votre vie, votre liberté dépend du contrôle que vous avez sur ce programme. Cela implique 4 libertés. Tout d’abord, la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu’il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez. En deuxième lieu, l’accès au code source est une condition nécessaire pour pouvoir le modifier et l'adapter à vos besoins".

 

Un contrôle collectif du code

Mais tout le monde n'est pas programmeur. "Il faut donc, c'est la troisième liberté, pouvoir redistribuer des copies, c'est à dire aider votre voisin non programmeur. Il faut enfin avoir la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées. En faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements. Les deux premières libertés signifient que chaque utilisateur a un contrôle individuel sur le programme. Avec les deux autres libertés, n’importe quel groupe d’utilisateurs peuvent exercer un contrôle collectif sur le programme. Ce sont alors les utilisateurs qui contrôlent le programme."

 

Uber outrepasse ses droits

Avec ce que Stallman appelle le logiciel privateur, c’est le fabricant qui exerce un pouvoir sur l'utilisateur. " De plus en plus souvent, ceux-ci sont conçus pour vous espionner, vous manipuler ou vous censurer. Les programmes de lecture de livres d'Amazon mémorisent toute l'activité de leurs clients : le titre du livre, les pages lues, les notes prises. On s'est penché sur les 1000 applications les plus populaires dans l'environnement Android. Plus de la moitié espionnennt les utilisateurs de façon facilement détectable. On ne sait pas ce que font les autres : sans doute la même chose, mais de façon plus discrète! Spotify et Netflix gardent la liste de tout ce que vous avez écouté et regardé. Cela ne devrait pas être légal. Uber ne devrait pas avoir le droit d'exiger un enregistrement de ses passagers. Quand on prend un taxi, on reste anonyme. Uber, lui, enregistre où vous avez pris la course et où vous vous êtes rendu. Ce sont des informations qu'il a déjà fourni à l'état américain."

 

Portes dérobées

Ces logiciels privateurs contiennent des portes dérobées, du code conçu pour recevoir des commandes distance. "En 2009, Amazon y a eu recours pour effacer des milliers de versions du roman de Georges Orwell 1984. Devant les critiques, Amazon a promis qu’il ne le ferait plus jamais, sauf si l’état lui demandait. Mais ce n’était pas sincère: la société a recommencé quelques années plus tard. Dans une voiture autonome, ce type de porte dérobée pourrait être très dangereuse. Elle pourrait par exemple être utilisée pour vous conduire à la police secrète pour être torturé. Nous pouvons supposer que la chine implémentera ce type d’application mais qui sait si les USA ou la France ne le feront pas non plus au nom de la sécurité? Savez vous que la majorité des smartphones peuvent être convertis à distance en système d’écoute fonctionnant 24 heures sur 24?"

 

Le libre, condition fondamentale de l’exercice de la citoyenneté

"Il faudrait refuser tout équipement ne fonctionnant pas en logiciel libre pour uniquement utiliser des applications qui sont contrôlées par une communauté d’utilisateurs. Ce sont eux qui doivent avoir le pouvoir, pas les développeurs. J’ai lancé le système d’exploitation GNU en 1984 dans ce but : pour qu’on puisse utiliser un ordinateur en toute liberté. En 91, le système était presque complet. Seul manquait le noyau. C’est à ce moment que quelqu’un d’autre, Linus Torvalds, en a publié un : Linux. Mais il n’était pas libre. En 92, il l’a rendu libre et la combinaison GNU/Linux a été le premier système d’exploitation libre à pouvoir fonctionner dans un PC. Cette liberté est fondamentale pour l’exercice de la citoyenneté. C’est pour cela que les écoles, et plus globalement tout le secteur de la formation et de l’enseignement, devraient uniquement enseigner du logiciel libre pour transmettre ces valeurs démocratiques de solidarité et de partage. Cela permettrait en outre à une nouvelle génération de programmeurs de maîtriser leur art. Enseigner l’utilisation d’un programme non libre, c’est implanter la dépendance à l’égard de son propriétaire, en contradiction avec la mission sociétale de l’école. L’école ne doit pas confier l’activité informatique de ses élèves à des Google, Apple ou Microsoft. Cela ne devrait pas être toléré dans une société démocratique qui défend la liberté et l’éthique!"

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