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Facebook, le portail de référence pour l'accès à l'information

Cela se confirme de plus en plus : les réseaux sociaux deviennent la porte d'entrée privilégiée vers l'information. L'année passée, l'Institut Reuters d'étude du journalisme de l'Université d'Oxford constatait au vu d'une enquête menée auprès de 50.000 personnes dans 26 pays européens que Facebook était utilisé pour ce faire par 44 % des répondants. C'est 4 fois plus que Twitter (10%) et que YouTube (19%), une domination accentuée par le lancement de formats d'affichages adaptés aux smartphones comme les «Instant Articles». Autre constat : 36 % des personnes font confiance aux propositions algorithimiques de classement et de hiérarchisation des contenus tandis que 30 % restent attachés au travail de hiérachisation opéré par les équipes éditoriales «classiques». L'avantage est donc bien en train de passer dans le camp des robots qui trient les flux d'information sur base de leurs propres indices de pertinence des contenus.

 

Les réseaux sociaux plus populaires que les journaux

Deux autres études qui se penchent sur la façon dont les jeunes s'informent enfoncent le clou. La première, réalisée au Quebec par le CEFRIO (Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations) indique qu'Internet constitue la principale source d'information pour 95 % des personnes interrogées dans la tranche d'âge des 18-24 ans. Cette tendance est confirmée en France par l'Observatoire du Webjournalisme qui a mené durant 3 ans une étude auprès des jeunes de la même tranche d'âge. Ceux-ci expliquent accéder à l'actualité de préférence via les réseaux sociaux (73%) plutôt que via les sites d'information. 1000 personnes interrogées indiquent y suivre l'actualité plusieurs fois par jour et 335 une fois par jour.

 

Infotainment

Mais il s'agit essentiellement d'une actualité de divertissement. Les sélections algorithmiques opérées par le réseau social débouchent sur un mélange d'informations décalées, humoristiques, anecdotiques et spectaculaires. Dans le fil d'actualité, les publications des médias traditionnels se mélangent aux blagues, clins d'oeil et autres canulars. Elles côtoient les fameuses «fake news», ces informations alternatives popularisées par Donal Trump. Les internautes en sont conscients : les informations circulant sur Facebook ne sont pas considérées comme réellement fiables : seulement 18 % des personnes interrogées les considèrent comme telles.

 

Fastcheck

Facebook, qui a été critiqué pour avoir eu une influence sur les internautes lors des dernières élections américaines en est conscient et travaille à améliorer ses algorithmes pour diminuer le nombre d'informations fausses. En parallèle, elle a lancé l'initiative FastCheck en collaboration avec les médias traditionnels. En france, elle a conclu un accord en ce sens avec l’AFP, BFM TV, France Télévisions, France Médias, l’Express, Libération,le Monde et 20 minutes. Les utilisateurs du réseau social sont invités, s’ils doutent de la véracité d’une news ou d’un partage, à le signaler. Ces alertes sont centralisées et transmises aux médias participant qui vont les analyser. Une fois l’information vérifiée et considérée comme fausse par au moins 2 médias partenaires, Facebook va signaler en bas de l’article par un pictogramme que sa véracité est mise en doute par les Fast-Chekers. En même temps, Facebook va réduire la visibilité de cette publication sur les fils d’actualité. Si l’Allemagne va participer à cette initiative, aucun accord de collaboration de ce type, pour l’instant, n’est actif chez nous.

 

Un rôle d'éducation aux médias de plus en plus important

On ne peut que se féliciter de cette initiatives. Reste que la circulation de l’information sur les réseaux sociaux fonctionne beaucoup sur le principe du biais de confirmation qui fait qu’on a tendance à sélectionner et à partager les informations qui vont dans le sens de ses opinions et de ses valeurs, et à ignorer celles qui les contredisent. Et donc le risque existe bel et bien que les «faits alternatifs» soient retenus s’ils vont dans le sens de la confirmation de l’opinion des utilisateurs. Comment agir à ce niveau ? Une fois de plus par l’éducation aux médias, une des missions des EPN qui, à l'évidence, est appelée à devenir de plus en plus importante.

Tags : réseaux sociaux

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Expériences artistiques en Cardboard

Si vous étiez à la rencontre des EPN en décembre 2016, vous êtes sans doute revenu avec un masque de réalité virtuelle. Qu'en est-il de vos explorations ? Ce cousin de l'Oculus Rift a-t-il trouvé son public ?  Il suffit de le relier à un smarphone pour qu'il fonctionne. Il permet surtout de visualiser des images de réalité virtuelle générées par des applications spécifiques, des prises de vues en 360 degrés et des vidéos. Voici donc, entre autres choses, une excellente occasion de faire le tour des galeries d'art du monde entier sans aucun frais ni dérangement, et ensuite d'accéder à des expériences immersives hautes en couleur.

Téléchargez l’application Arts & culture pour IOS ou Androïd. L’application vous propose des tours virtuels, il suffit de cliquer sur la visite de votre choix. Les visites proposées en version Cardboard sont identifiées par l’icône Google Carton. Vous vous déplacerez ainsi virtuellement comme dans un Street View en 3D. Voici quelques exemples de balades possibles.

The Peacock Room

The Peacock Room, la salle du paon, est au départ une salle à manger commandée par un riche armateur anglais, F.R. Leyland, pour accueillir des tableaux du grand artiste James Whistler. La pièce est entièrement décorée dans les tons vert, bleu et or : murs tapissés de cuir de Cordoue, porcelaines chinoises, boiseries et lustres à la mode japonisante forment un écrin merveilleux aux tableaux spécialement peints par Whistler. Mais l’artiste et son commanditaire se fâchent. Whistler se venge par un tableau qui sera finalement intégré à cet intérieur. La pièce sera ensuite entièrement rachetée, déménagera dans plusieurs maisons anglaises, puis traversera l’Atlantique pour aboutir dans une galerie de Washington. Votre visite de la Peacock Room vous permettra de suivre l’évolution de ce lieu beau et insolite, et son étonnant parcours.

L’épée Inariyama

En 1968, des fouilles archéologiques découvrent dans le tombeau d’un guerrier japonais datant à peu près de l’an 500 une grande épée de fer sur laquelle sont gravés en or incrusté plus de 115 caractères chinois. La lame est rouillée et émoussée, mais les caractères d’or parfaitement conservés. Observez ici de près cet objet extraordinaire, devenu depuis un trésor national du Japon.

Street art Réservoirs

Les grands réservoirs d’eau perchés en haut des immeubles font partie du décor familier des gens qui visitent les Etats-Unis. A New York, ils sont devenus très naturellement un espace d’expression prisé par les street-artistes qui, montés sur d’immenses échelles ou parfois accrochés par des câbles d’alpinisme, laissent libre cours à leur talent et à leur imaginaire.  Poésie, créativité, mystère sont au rendez-vous. Explorez donc cette facette méconnue de l’art urbain de la Grande Pomme.

Autre possible : les vidéos à 360 degrés

En vous abonnant à des chaînes Youtube, vous pourrez explorer des terres inconnues. L’application ARTE 360 nous fait vivre le cinéma autrement en entrant dans les décors de ses films préférés…

Ces nouveaux usages permettent de faire tomber la barrière entre le spectateur et l’œuvre d’art. Celle-ci n’est plus seulement un objet accroché au mur d’une galerie ou d’un musée, mais un univers à explorer et dans lequel on peut se promener. Entrez par exemple dans l’univers de Dali et de son célèbre tableau Réminiscence archéologique de l’Angélus de Millet. Une expérience immersive que n’aurait pas reniée le maître surréaliste.

Trop de monde devant la Joconde ? Une application permet d’admirer cette chère Mona Lisa de très près et d'admirer ce qu'il reste du travail fabuleux de Léonard de Vinci. On peut aussi épier une autre belle dame de l'histoire de la peinture : La Liseuse à la fenêtre de Johannes Vermeer. D'autres viendront certainement les rejoindre.  Préférez-vous faire un petit tour dans Le café de nuit de Van Gogh ? C'est possible ici.

Ainsi, la réalité virtuelle permet aux spectateurs de trouver de nouvelles formes de contemplation et aux artistes de nouvelles formes d’expression. Et quoi de plus réjouissant que de créer soi-même ses images pour les visionner avec son casque ? L’application Google Cardboard Camera transforme vos photos en expérience de réalité virtuelle et c’est d’une facilité déconcertante !

Pour en savoir plus sur les applications du cardboard, cliquez sur ce lien.

A vos Cardboards toutes ! Bon périple !

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Belgique, Mode d'Emploi : une carte libre des ressources solidaires

Au départ, le projet s’appelait «Bruxelles, Mode d’Emploi». L’idée : regrouper sur une carte écrite en logiciel libre un maximum de ressources locales partagées, mettre les acteurs en réseau et éclairer leurs actions. Vu le succès de l’outil, ses concepteurs ont décidé d’en étendre l’utilisation à d’autres localités de Belgique. La carte interactive des ressources solidaires «Belgique Mode d’Emploi était née». Elle a été imaginée par Dewey, une ASBL qui soutient à Bruxelles des initiatives de presse locale (Dazibao à Saint Gilles, What For à Watermael-Boitsfort et Ezelstad à Schaerbeeck) et se spécialise dans le développement d’outils cartographiques.

Et les EPN ?

Pour financer le projet, Dewey a fait appel au Crowfounding et récolté 5400 €. 4000 € ont servi à rémunérer l’équipe du HackerSpace de l’ULB, qui au départ s’était lancée sur base volontaire. En 9 journées de développement environ, Sacha Cochinsky, Nikita Marchant, Mathieu Simonson, Victor Wiard et Emilie Windels ont développé une carte inventaire des bons tuyaux en région bruxelloise, en regroupant les ressources en catégories : lieux d’apprentissage, de culture, d’entraide, de récupération, de réparation. L’argent restant a été utilisé pour la communication et l’organisation de cartoparties pour enrichir une carte qui couvre aujourd’hui l’ensemble du territoire belge. Parmi les améliorations à envisager, l’intégration dans la structure du site d’une catégorie propre liée aux Espaces Publics Numériques, d’autant plus qu’ils sont cités comme lieux de référence pour l’organisation de carto-ballades.

Intégration dans OpenStreetMap

«BME a été développé par des programmeurs désireux de défendre le logiciel libre et le faire dans un but associatif. Nous avons créé une première version de la carte en mai 2015 et une deuxième en novembre 2015. Ensuite – au terme de notre collecte de fonds du printemps 2016 – nous avons pu développer avec la Société Coopérative Champs Libres une troisième version, plus collaborative, qui a été mise en ligne en septembre de l’année passée.» En avril dernier, nous avons mis en place une nouvelle «feuille de route», un nouveau Wiki et nous sommes répartis en trois groupes de travail : «charte & wiki», «accessibilité» et «intégration OSM » : nous voulons en effet que la carte puisse évoluer et vivre sa propre vie grâce à la communauté OpenStreetMap».

Mettre en valeur les biens communs

Dans l’esprit du logiciel libre, la création de l’outil repose sur des structures ouvertes, de partage et de mise en réseau des données : «Belgique Mode d’Emploi participe à mettre en valeur les biens communs et les ressources partagées . C’est la protection de ces ressources qui nous permet de résister aux forces qui peuvent parfois nous désolidariser, nous diviser, nous isoler les uns les autres. C’est la protection et le développement de ces ressources communes (en matière d’habitat, d’alimentation ou de santé) qui nous permet dès aujourd’hui de créer ensemble un monde plus ouvert, plus raisonnable, plus solitaire.» Un monde que la carte rend un peu plus visible...

Tags : carto-ballade

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Remue-Méninges numérique le 24 mai chez PointCulture

Au cours de sa deuxième saison du cycle de conférences « Pour un numérique humain et critique », PointCulture continue à explorer les manières invisibles dont le numérique façonne nos vies en échappant aux radars démocratiques, avec toujours un oeil sur l’émergence de nouveaux communs et ce qui essaie de faire obstacle à cette émergence !

 

Si vous avez aimé ceci, vous aimerez aussi cela...

C’est de cela dont il est question le 24 mai prochain, avec une journée de «Remue Méninges» centrée sur les alternatives numériques non marchandes à une recommandation culturelle de plus en plus commandée par les algorithmes. Pierre Hemptinne, Directeur de la médiation culturelle chez PointCulture: «La place prépondérante des outils numériques produisant du conseil enferme la recommandation culturelle dans un circuit court illustré par la célèbre formule: «Si vous avez aimé ceci, vous aimerez aussi…».

 

La musique colonisée par les algorithmes

C’est le domaine de la musique qui a été le plus vite et le mieux colonisé par les algorithmes. « A une époque nous avons un peu échangé avec Numédiart, autour de notre programme Archipel justement, pour voir si des algorithmes pouvaient contribuer à de la recommandation sur des produits culturels singuliers, atypiques, ou sur base de ressentis humains personnalisés. On n’a abouti à rien. Les algorithmes doivent pouvoir se baser sur des éléments stables, répétitifs, standardisés, identifiable par un ordinateur, calculables. Cela donne des outils géniaux pour certains types de requêtes. Mais ça ne permet pas de tout chercher. »

 

Formatage des goûts

«Après, il y a, je pense, des effets de cercles vicieux qui se mettent en place. On va privilégier des formes esthétiques correspondant à la recherche par algorithmes, ce sera une chance supplémentaire d’être trouvé sur Internet. Comme dommage collatéral, cela contribuera à rendre encore moins désirables les musiques qui échappent aux algorithmes les plus courants. Voici un mécanisme de formatage des goûts, des pulsions, et qui, mine de rien, facilite l’exclusion, le désintérêt pour ce qui est différent. Tous les secteurs pour lesquels l’émotion tient une place importante dans l’impulsion d’achat vont suivre le même sort que celui de la musique. La littérature, les locations de vacances, les restaurants et le gisement immense de la consommation compulsive, asticotée par les big data, les recommandations géolocalisées, en live… Tout ce qui dans la vie ordinaire peut être pris en charge par des robots, et devenir rentable à condition de modéliser les «attentes» des consommateurs. C’est l’intime qui est visé par le marketing qui sait merveilleusement bien exploiter le numérique.»

 

Retours d’expérience

«Il faut au contraire ouvrir le jeu, élargir le champ des expériences culturelles possibles, susciter les bifurcations et les surprises. Dans cet esprit la recommandation culturelle est pensée comme une dynamique qui facilite l’émergence de communs de la culture ». Et pour ce faire, pourquoi ne pas s’appuyer sur le numérique, sur des briques techniques open source qui permettent de produire, partager et transmettre sans formatage ? Mélangeant retours d’expérience (cartographie culturelle, réseaux sociaux à algorithme humain,…) et forum ouvert, la journée du 24 mars, qui sera suivie d’une formation à la rentrée, a pour objectif de réfléchir à la mise en place d'un réseau collaboratif de recommandation culturelle « plus critique et humain » permettant de s'émanciper du pouvoir de recommandation, voire de prescription algorithmique. Comment concevoir un projet centré sur les usages culturels ? Comme mettre les logiciels libres et la géolocalisation au service de la recommandation culturelle ? Quelles sont les contraintes techniques ? Comment mettre en place des techniques ouvertes appuyées par des ateliers destinés à des communautés locales ? Quelles sont les solutions existantes pour s'émanciper des GAFAM grâce à des collectifs d'hébergeurs alternatifs ? Quelle plate-forme numérique pour construire un réseau à dimension humaine ? Quels outils collaboratifs ouverts et fonctionnels pourraient adopter les acteurs culturels ? Autant de questions qui seront sur la table...

Tags : culture numérique - Médiation Numérique - Logiciels Libres

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Projet 109 : des échanges intergénérationnels au service de l'emploi

Avec le projet 109 lauréat de l’appel à projet EPN 2016, il s’agit d’accompagner des primo-arrivants, des jeunes étrangers naturalisés belges, ainsi que des belges issus de l’immigration de deuxième et troisième génération et faciliter leur intégration sur le marché du travail

 

Comment ? En s’appuyant sur le numérique pour organiser des parrainages qui mettent en contact, à Liège, des jeunes chercheurs d'emploi issus de l'immigration avec des seniors (pré)retraités expérimentés, idéalement du même secteur de recherche, afin que ces derniers les soutiennent et les encadrent dans leur recherche d'emploi. L’objectif est donc double : d’une part accompagner les retraités qui ont envie de s’investir en partageant leur expérience et leurs réseaux avec les jeunes migrants et soutenir les migrants dans la recherche d’un emploi.

 

CV et capsules vidéo

En terme d’équipements, le budget obtenu a permis l’achat de 2 rétroprojecteurs et d’un serveur portable pour des sessions de formation de 3 jours destinées aux seniors désireux de s'informer de la réalité des migrations. Une caméra avec micro et un appareil photo numérique permettront de simuler les entretiens d’embauche dans les secteurs professionnels où ont évolué les seniors et où les jeunes migrants pourraient postuler. Un tableau blanc numérique et 3 ordinateurs destinés à des ateliers spécifiques dédiés à la création numérique de CV et de capsules vidéo complètent le dispositif.

 

Renforcer la cohésion sociale

20 duos devraient se former grâce à Sputnik. Mauricette Crutzen «Actuellement, une douzaine d’entre eux sont formés. Nous souhaitons implémenter un réseau de parrains qui se rencontrent régulièrement pour pointer des problèmes rencontrés ou souligner des réussites. Un site Internet reprend les savoirs capitalisés par ces duos avec les coordonnées des seniors qui souhaitent se mettre à la disposition d’un duo. Chaque duo du projet Sputnik créera du savoir unique qui peut servir à l’ensemble de la communauté du projet de l’ASBL et renforcer la cohésion sociale. Dans ce même objectif, nous voulons proposer aux jeunes migrants de transmettre leurs connaissances du numérique aux plus âgés. »

 

3 journées de formation

Les parrains (employés de plus de 50 ans et retraités) reçoivent une formation de 3 jours. La première fait le point sur les notions d’identité et de culture, ainsi que sur les enjeux de la communication interculturelle. Lorsx de la deuxième journée, les participants ont pu tester leurs connaissances relatives à l’histoire et aux causes de la migration, avec un focus sur la situation migratoire en Belgique. La troisième journée a été consacrée à la notion de parrainage et aux situations problèmes auxquels les parrains pourraient être confrontés.

 

Pour d’autres EPN

Selon le Monde des possibles, le modèle est transférable. Mauricette Crutzen: «La notion de parrainage de seniors articulée aux besoins des jeunes migrants est transférable dans d'autres contextes d'EPN. Enrichie par une réflexion des seniors et des migrants sur leurs actions respectives, nous veillerons à identifier les connaissances pour qu’elles soient transférables, transmissibles auprès d’autrui. Il s’agira par exemple de documenter les duos et leur expérience leur commencement, leur évolution, les pièces et les obstacles, les stratégies adoptées, les résultats obtenus. Via le site Internet, cette connaissance deviendra transférable et réutilisable pour d’autres EPN intéressés.

Tags : Intergénérationnel

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EPN'WAL 2017 : Appel à projets vers les EPN de Wallonie labellisés

Dans le cadre de  Digital Wallonia, la stratégie numérique décidée par le Gouvernement wallon qui s’intègre dans la dynamique transversale du Plan Marshall 4.0 dont l’axe 5 vise à soutenir l’innovation numérique, Monsieur le Ministre Marcourt a voulu que les EPN soient des outils privilégiés de renforcement de l’inclusion numérique des citoyens. Pour cela, cet appel à projets offre aux EPN de Wallonie la possibilité de recevoir une aide visant à subsidier des projets dans lesquels les TIC seraient utilisés comme un outil mis au service de la réalisation d’un projet de développement social.

Objectifs de l’appel à projets

L’objectif général de cet appel à projets est de soutenir l’émergence d’initiatives créant une plus-value sociale par l’utilisation des TIC, en ce qu’elles créent du lien social, renforcent l’inclusion, favorisent la participation citoyenne et encouragent les pratiques collaboratives. Plus spécifiquement, l’appel à projets entend, par exemple, contribuer à :

  • Soutenir des initiatives qui créent du lien social, aident à la reconquête de l’estime de soi, favorisent de nouvelles formes de solidarité et valorisent les initiatives des personnes et des associations.
  • Accompagner la mise en réseau des acteurs locaux actifs en matière d’inclusion sociale au sens large. Internet doit être en effet un moyen de favoriser le travail en réseau des associations et des acteurs du service public, et d’améliorer l’accès aux services pour les habitants.
  • Faciliter l’expression multimédia, c’est-à-dire favoriser un apprentissage de l’écrit public qui donne à voir les activités des uns et des autres, met en relation, dynamise le débat public et crée de nouvelles richesses. Apprendre à écrire avec le multimédia sur le web avec la photo, l’image ou la musique sont des habiletés, des moyens de communiquer dont il faut faciliter l’accès à tous.
  • Soutenir la mutualisation et les pratiques de coopération – L’internet est le creuset de pratiques renouvelées qui s’articulent autour de la coopération et la constitution de biens communs. Cet appel à projets aidera les initiatives qui favorisent de nouvelles dynamiques de coopération, mutualisent des outils, mettent à disposition des contenus ouverts et des logiciels libres.

Candidature

Le  formulaire de candidature doit être envoyé  pour le 09 juin 2017 au plus tard. Ce formulaire  doit permettre aux  répondants d’affiner leur projet et de le présenter sous des formes comparables.

Découvrez le texte de l’appel à projet dans notre rubrique "TIC"  et  téléchargez le formulaire de candidature.

 

Tags : appel-à-projets

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17 nouveaux EPN dans le Réseau !

Dans le contexte de l'Appel à création de 100 nouveaux EPN lancé par le Ministre du Numérique en novembre dernier, 17 EPN ont été labellisés lors du Comité de labellisation du 21/03/2017 :

  • Colfontaine
  • Flobecq
  • Rebecq
  • Plombières
  • DGAS de Marcinelle (Charleroi)
  • SOFFT (Liège)
  • Ransart (Charleroi)
  • Héron
  • Farciennes
  • Hastière
  • Virton
  • Péruwelz
  • Sombreffe
  • Quai10 (Charleroi)
  • Ohey
  • Brunehaut
  • Pecq

Le Comité a également statué sur 3 délabellisations d'EPN : Lessines et 2 espaces à Chatelet.

 

Il y a donc maintenant 166 EPN labellisés et actifs sur 125 communes !

Tags : labellisation

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Rencontres du 3ème livre

Livres animés, récits audiovisuels, écritures mouvantes et poèmes vivants : les métamorphoses du livre n’ont de cesse de nous émerveiller. En 1961, Raymond Queneau composait la première œuvre de poésie combinatoire : Cent mille milliards de poèmes, que l’on retrouve désormais en version numérique plus pratique, car au lieu de feuilleter des lamelles au hasard, le lecteur peut choisir chaque vers parmi les dix possibilités qui lui sont offertes. En 1971, le projet Gutenberg donnait naissance au livre numérique qui compte aujourd’hui de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, les possibilités du numérique offrent encore plus de surprises.

Des contes interactifs

La souris qui raconte est une maison d’édition 100% numérique qui propose plusieurs collections d’histoires inédites selon différents degrés d’interactivité : avec les histoires à inventer par exemple, l’enfant peut recomposer l’histoire à sa façon, et le cadre narratif devient pour lui un espace de création. Pour Françoise Prêtre, directrice, il s’agit d’une lecture innovante, gourmande, qui ne s’appuie sur aucun livre édité mais offre une lecture plurielle, où lettres, mots, images et sons s’animent pour le plus grand plaisir des lecteurs en herbe.

Les livres prennent vie

En 2009, Jacques Attali publie Le Sens des choses un « hyperlivre » truffé de flashcodes qui renvoient vers des contenus multimédia. Depuis 2011, la collection Dokéo aux éditions Nathan proposent des livres pédagogiques en réalité augmentée. Il suffit d’un ordinateur équipé de webcam : après avoir téléchargé le logiciel, on contrôle à partir du clavier tous les objets modélisés en 3D. Tels des Pop-ups animés, hélicoptères, dragons et dinosaures surgissent alors du livre comme par magie. Imaginez alors les possibilités d’apprentissage, le goût pour la lecture réactivé via ces nouvelles formes de lecture.

Le livre augmenté, objet d’art ?

Promenade visuelle de toute beauté, Le monde des montagnes de Camille Scherrer nous emmène dans un univers merveilleux. Cette jeune designer interactive donne vie à ses histoires en mêlant technologie et poésie qui séduisent par son originalité, sa créativité et sa grâce. Superbe exemple où un univers, invisible sur le support imprimé, se dévoile. Des poissons surgissent des cadres photos, des nuages passent doucement sur la page, des flocons caressent le papier : autant d’invitations à l’étrange.

Ces expériences de lecture à vivre ouvrent la voie à des nouveaux territoires comme l’univers des applications mobiles. La souris grise, par exemple, nous fait découvrir les plus belles applications ludo-éducatives pour les plus petits. Pour le moment, les dispositifs les plus innovants s’adressent surtout aux plus jeunes. On pense à la collection Histoires animées des Editions Albin Michel Jeunesse et à la délicieuse chouette de Léna Mazilu, aux éditions interactives de l'Apprimerie, à l'application Les p'tites poules autour d'un jeu de course multi-joueurs inspirée de la série des livres et enfin pour boucler la boucle L'atelier de Werther qui invite les 10-12 ans au temps de Gutenberg, à revivre l'invention de l'imprimerie.

Certains projets s'adressent également aux plus grands avec La douce de François Schuiten, une bande-dessinée qui s’accompagne d’une expérience de réalité augmentée. Le livre augmenté de Martin Kovacovsky et Marius Hügl (inspirés de Camille Scherrer) conçu à partir de la nouvelle Le cas étrange de Dr Jekyll et Mr Hyde, où plusieurs niveaux de réalité se combinent pour laisser apparaître d'inquiétantes créatures. Et puis Émile, une application collaborative d'Hachette Livre qui permet de découvrir Paris à travers la littérature française.

D'autres projets innovants sont au rendez-vous :

  • La neige n’a pas de sens des Editions Subjectile qui fait la promotion et la diffusion de la création contemporaine sous toutes ses formes (arts de la scène, arts plastiques, arts numériques…) par le biais d’éditions imprimées et électroniques. L’ambition de cette jeune maison d’édition est d’interroger les supports de l’écriture à l’heure du numérique et des technologies mobiles. Il ne s’agit pas d’exclure l’imprimé ou l’électronique au bénéfice de l’un ou de l’autre mais au contraire d’explorer la spécificité et la complémentarité de l’un et de l’autre.
  • Un livre qui veut devenir jeu vidéo, un autre qui s’autodétruit vingt minutes après sa première ouverture, un livre sonore utilisant un i-phone glissé dans son étui… Les éditions volumiques (ré)concilient ingénieusement livre et numérique : http://volumique.com/v2/
  • Le numérique est désormais au coeur des réflexions des éditeurs, de nouvelles formes d'écriture voient le jour, de nouveaux prototypes également. Comme par exemple la technologie tactile développée par Sony qui transforme une surface place en table interactive. Ici, les illustrations d'Alice au pays des merveilles se déclenchent au gré des manipulations et des envies du lecteur. Elles sortent même du livre pour arriver sur notre espace de travail. Une technologie émergente à suivre...

Retrouvez toute l’actualité du livre numérique : http://www.lettresnumeriques.be/

Et actuellement du 3 au 6 avril 2017, le salon du livre jeunesse à Bologne organise un symposium sur ces questions. Reste donc à enchanter les adultes avec cette sélection en avant-première :

 

 

 

 

 

Tags : livre

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Filme ton métier! : découvrir les (nouveaux) métiers du numérique

Technofutur TIC est partenaire de la formation «Filme ton métier!». Co-financée par le Fonds Social Européen et organisée par le CESEP, cette formation vidéo et multimédia s'adresse prioritairement aux travailleurs sans emploi domiciliés dans le Brabant Wallon. Elle a pour objectif d'explorer les emplois du numérique plus spécifiquement, mais pas exclusivement, dans le secteur associatif.

 

L'image, le son et le code occupent une place de plus en plus importante dans les métiers actuels et «d'avenir» liés au numérique. La formation «Filme ton métier!» se propose de découvrir ces (nouveaux) métiers du numérique tout en acquérant la maîtrise de différents outils et techniques informatiques et multimédias: montage audio-visuel, reportage vidéo, initiation au code. Résolument pratique, elle se compose de différents ateliers où les participants réaliseront leurs propres productions. En parallèle, les participants partiront à la rencontre du réseau des EPN et des tiers lieux numériques du Brabant Wallon.

 

Faire «comme les grands»

Dany Marbaix, Comédien et Réalisateur: «Il s'agit de donner aux participants les bases nécessaires pour produire une vidéo de qualité, qu'elle soit de fiction, de documentaire ou de publicité. Les différentes étapes seront abordées, de l'écriture à la diffusion (DVD ou internet). Même si nous n'entrons pas dans les détails d'un tournage professionnel, nous verrons qu'avec de petits moyens et de bonnes bases, on peut faire «comme les grands».

 

Du scénario au montage

Tout commence avec le choix d'un sujet. «Chaque participant présente son idée. Les autres jouent alors le rôle de producteur et choisissent le meilleur projet, celui qui servira de base au travail commun. Un mini reportage sera réalisé.» Après avoir abordé les techniques de base (lumière, son, plans, règles, pièges à éviter, utilisation du matériel, outils de postproduction et de diffusion, droit d'auteur), le groupe procédera au tournage et au montage, le tout en 5 journées. Un timing très court donc. «Après avoir testé à plusieurs reprises ce type de production sur seulement quelques jours, j'ai pu constater que la rapidité amène beaucoup de spontanéité et de belles images facilement exploitables. C'est grâce à cette formule que 25 courts métrages ont vu le jour en 3 ans, réalisés par des demandeurs d'emploi, en collaboration avec Manpower et le FOREM.»

Les histoires digitales

Avec l'atelier «Les histoires digitales», on touche encore et toujours aux techniques de narration et de montage. A partir d'un thème choisi par chacun, les participants vont réaliser leur propre montage audio-visuel en 5 étapes: écriture d'un texte structuré, incrustation de photos personnelles ou libres de droit, ajout d'un commentaire et d'une musique de fond. Laurence Delperdange, Secrétaire régionale aux Equipes Populaires du Brabant Wallon:  En trois minutes, ces histoires mettent en lumière, à travers le vécu de leurs réalisateurs, des enjeux de société tels que l'emploi, la citoyenneté ou la démocratie."

 

Initiation au Code avec Scratch

Toujours dans la logique de la maîtrise de l'écriture, mais informatique cette fois, Technofutur Tic proposera une initiation au code. Eric Blanchart, chargé de mission EPN de Wallonie: «Scratch est un langage de programmation d'une simplicité déconcertante. A tout âge, on peut créer, sans pré-requis, des jeux vidéos, des sites ou des applications. Cette formation d'initiation a pour objectif de faire découvrir le langage et son interface et d'initier les participants aux différents concepts fondamentaux de l'algorithmique. » Technofutur TIC animera encore deux espaces de formation portant l'un sur la réalisation d'un CV numérique professionnel, l'autre sur la citoyenneté numérique : droits & devoirs sur Internet, droit à l'image, éducation aux médias,...

Tags : formation

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Internet, entre construction des communs et machine à rumeurs

C'était l'intitulé de la conférence d'Hervé Crosnier organisée par Point Culture le 21 février dernier. On a beaucoup parlé des dérives d'un Internet en proie à l'hyperpuissance d'algorithmes qui cherche à nous imposer un mode de consommer et de penser sur base des traces numériques que l'on laisse un peu partout sur Internet.  Il y a toute l'intrusion d'Internet dans les données et la vie privée de personnes scannées et géolocalisées en permanence, matraquées par les fameuses «nouvelles alternatives » (conferatur les Fake news popularisées par George Orwell et Donald Trump).  Mais Internet est également un éco-système permettant de démultiplier les collaborations, de créer ensemble, de construire ce qu'Hervé Crosnier appelle des communs.


Décrypter et co-produire
Les exemples positifs ne manquent pas, depuis les nouvelles pratiques culturelles de groupes (booktubing, écriture ouverte, fansubbing, machinima, modding) jusqu'à la construction d'outils techniques permettant l'indépendance des usagers face aux grandes plates-formes de surveillance généralisées : logiciels libres, médias ouverts, sites de pétition en ligne, agendas partagés. Hervé Crosnier donne un cadre à cette ambition. Il s'agit de décrypter, de (co)produire, de publier et de diffuser, d'être attentif à privilégier et travailler à ce qui nous rassemble plutôt qu'à ce qui nous divise.  Sortir des réseaux de la haine, des émotions collectives et des discours sans fondement pour favoriser le partage des savoirs et du vivre ensemble. Etre sujet plutôt qu'objet sur le réseau, cela passe notamment, comme le souligne l'enseignant chercheur de l'Université de Caen Basse Normandie, par savoir ce qui se passe derrière le capot.


Décoder le code
Est-ce qu'on peut, s'interroge-t-il, être un citoyen éclairé du Xx1ème siècle sans jamais avoir compris ce qu'était un code informatique, un programme conçu par des humains avec des paramètres, des effets concrets ? «Comme on est de plus en plus piloté par des algorithmes, sur Facebook, Google et le reste, comprendre qu'il y a une décision derrière est un élément important. » Mais cela n'est pas tout. Il faut dépasser le seul niveau technique pour développer une réflexion sur l'éthique, la responsabilité et la culture du numérique et travailler à (re)constuire un réseau d'échanges horizontaux, équitable et équilibré, géré par ses usagers, permettant le partage des savoirs.


Des logiciels libres aux fabriques de communs
On pourra pour se faire s'appuyer, pointe Hervé Crosnier, sur de nouveaux mouvements sociaux spécifiques du numérique, qui développent en commun des approches de l'internet et de ses usages pour le partage équitable des savoirs comme la Quadrature du Net, les Anonymous ou les altermondialistes numériques. Il s'agit dans la foulée, comme l'explique l'enseignant sur son blog Mediapart de «Travailler à l’empowerment politique des acteurs des communs de la connaissance, en leur donnant les moyens de diffuser leurs discours et revendications de partage égalitaire et de création collective en direction des autres mouvements sociaux». C'est pour lui une une tâche essentielle pour reconstruire une société civile globale. « Il s’agit de tisser une nouvelle alliance entre expériences historiques et capacités de mobilisation et d'interprétation du monde, issues des pratiques de l'ère numérique. La question des logiciels libres a été le premier support d’une telle réflexions qu'il faut aujourd'hui prolonger par des « fabriques à commun ». La prochaine conférence du cycle de Point Culture accueillera le 21 mars prochain Jean Lassègue autour de «L'informatique comme dernière étape dans l'histoire de l'écriture en occident »

Tags : culture numérique - Logiciels Libres

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