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Filme ton métier! : découvrir les (nouveaux) métiers du numérique

Technofutur TIC est partenaire de la formation «Filme ton métier!». Co-financée par le Fonds Social Européen et organisée par le CESEP, cette formation vidéo et multimédia s'adresse prioritairement aux travailleurs sans emploi domiciliés dans le Brabant Wallon. Elle a pour objectif d'explorer les emplois du numérique plus spécifiquement, mais pas exclusivement, dans le secteur associatif.

 

L'image, le son et le code occupent une place de plus en plus importante dans les métiers actuels et «d'avenir» liés au numérique. La formation «Filme ton métier!» se propose de découvrir ces (nouveaux) métiers du numérique tout en acquérant la maîtrise de différents outils et techniques informatiques et multimédias: montage audio-visuel, reportage vidéo, initiation au code. Résolument pratique, elle se compose de différents ateliers où les participants réaliseront leurs propres productions. En parallèle, les participants partiront à la rencontre du réseau des EPN et des tiers lieux numériques du Brabant Wallon.

 

Faire «comme les grands»

Dany Marbaix, Comédien et Réalisateur: «Il s'agit de donner aux participants les bases nécessaires pour produire une vidéo de qualité, qu'elle soit de fiction, de documentaire ou de publicité. Les différentes étapes seront abordées, de l'écriture à la diffusion (DVD ou internet). Même si nous n'entrons pas dans les détails d'un tournage professionnel, nous verrons qu'avec de petits moyens et de bonnes bases, on peut faire «comme les grands».

 

Du scénario au montage

Tout commence avec le choix d'un sujet. «Chaque participant présente son idée. Les autres jouent alors le rôle de producteur et choisissent le meilleur projet, celui qui servira de base au travail commun. Un mini reportage sera réalisé.» Après avoir abordé les techniques de base (lumière, son, plans, règles, pièges à éviter, utilisation du matériel, outils de postproduction et de diffusion, droit d'auteur), le groupe procédera au tournage et au montage, le tout en 5 journées. Un timing très court donc. «Après avoir testé à plusieurs reprises ce type de production sur seulement quelques jours, j'ai pu constater que la rapidité amène beaucoup de spontanéité et de belles images facilement exploitables. C'est grâce à cette formule que 25 courts métrages ont vu le jour en 3 ans, réalisés par des demandeurs d'emploi, en collaboration avec Manpower et le FOREM.»

Les histoires digitales

Avec l'atelier «Les histoires digitales», on touche encore et toujours aux techniques de narration et de montage. A partir d'un thème choisi par chacun, les participants vont réaliser leur propre montage audio-visuel en 5 étapes: écriture d'un texte structuré, incrustation de photos personnelles ou libres de droit, ajout d'un commentaire et d'une musique de fond. Laurence Delperdange, Secrétaire régionale aux Equipes Populaires du Brabant Wallon:  En trois minutes, ces histoires mettent en lumière, à travers le vécu de leurs réalisateurs, des enjeux de société tels que l'emploi, la citoyenneté ou la démocratie."

 

Initiation au Code avec Scratch

Toujours dans la logique de la maîtrise de l'écriture, mais informatique cette fois, Technofutur Tic proposera une initiation au code. Eric Blanchart, chargé de mission EPN de Wallonie: «Scratch est un langage de programmation d'une simplicité déconcertante. A tout âge, on peut créer, sans pré-requis, des jeux vidéos, des sites ou des applications. Cette formation d'initiation a pour objectif de faire découvrir le langage et son interface et d'initier les participants aux différents concepts fondamentaux de l'algorithmique. » Technofutur TIC animera encore deux espaces de formation portant l'un sur la réalisation d'un CV numérique professionnel, l'autre sur la citoyenneté numérique : droits & devoirs sur Internet, droit à l'image, éducation aux médias,...

Tags : formation

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Internet, entre construction des communs et machine à rumeurs

C'était l'intitulé de la conférence d'Hervé Crosnier organisée par Point Culture le 21 février dernier. On a beaucoup parlé des dérives d'un Internet en proie à l'hyperpuissance d'algorithmes qui cherche à nous imposer un mode de consommer et de penser sur base des traces numériques que l'on laisse un peu partout sur Internet.  Il y a toute l'intrusion d'Internet dans les données et la vie privée de personnes scannées et géolocalisées en permanence, matraquées par les fameuses «nouvelles alternatives » (conferatur les Fake news popularisées par George Orwell et Donald Trump).  Mais Internet est également un éco-système permettant de démultiplier les collaborations, de créer ensemble, de construire ce qu'Hervé Crosnier appelle des communs.


Décrypter et co-produire
Les exemples positifs ne manquent pas, depuis les nouvelles pratiques culturelles de groupes (booktubing, écriture ouverte, fansubbing, machinima, modding) jusqu'à la construction d'outils techniques permettant l'indépendance des usagers face aux grandes plates-formes de surveillance généralisées : logiciels libres, médias ouverts, sites de pétition en ligne, agendas partagés. Hervé Crosnier donne un cadre à cette ambition. Il s'agit de décrypter, de (co)produire, de publier et de diffuser, d'être attentif à privilégier et travailler à ce qui nous rassemble plutôt qu'à ce qui nous divise.  Sortir des réseaux de la haine, des émotions collectives et des discours sans fondement pour favoriser le partage des savoirs et du vivre ensemble. Etre sujet plutôt qu'objet sur le réseau, cela passe notamment, comme le souligne l'enseignant chercheur de l'Université de Caen Basse Normandie, par savoir ce qui se passe derrière le capot.


Décoder le code
Est-ce qu'on peut, s'interroge-t-il, être un citoyen éclairé du Xx1ème siècle sans jamais avoir compris ce qu'était un code informatique, un programme conçu par des humains avec des paramètres, des effets concrets ? «Comme on est de plus en plus piloté par des algorithmes, sur Facebook, Google et le reste, comprendre qu'il y a une décision derrière est un élément important. » Mais cela n'est pas tout. Il faut dépasser le seul niveau technique pour développer une réflexion sur l'éthique, la responsabilité et la culture du numérique et travailler à (re)constuire un réseau d'échanges horizontaux, équitable et équilibré, géré par ses usagers, permettant le partage des savoirs.


Des logiciels libres aux fabriques de communs
On pourra pour se faire s'appuyer, pointe Hervé Crosnier, sur de nouveaux mouvements sociaux spécifiques du numérique, qui développent en commun des approches de l'internet et de ses usages pour le partage équitable des savoirs comme la Quadrature du Net, les Anonymous ou les altermondialistes numériques. Il s'agit dans la foulée, comme l'explique l'enseignant sur son blog Mediapart de «Travailler à l’empowerment politique des acteurs des communs de la connaissance, en leur donnant les moyens de diffuser leurs discours et revendications de partage égalitaire et de création collective en direction des autres mouvements sociaux». C'est pour lui une une tâche essentielle pour reconstruire une société civile globale. « Il s’agit de tisser une nouvelle alliance entre expériences historiques et capacités de mobilisation et d'interprétation du monde, issues des pratiques de l'ère numérique. La question des logiciels libres a été le premier support d’une telle réflexions qu'il faut aujourd'hui prolonger par des « fabriques à commun ». La prochaine conférence du cycle de Point Culture accueillera le 21 mars prochain Jean Lassègue autour de «L'informatique comme dernière étape dans l'histoire de l'écriture en occident »

Tags : culture numérique - Logiciels Libres

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Explorateurs du numérique : Mon quartier, mes amis et moi

C'est à l'attention des jeunes du quartier de Droixhe Bressoux que l'EPN de la Bibliothèque a mis en place le projet des explorateurs du numérique. L'idée, jouer avec le code et «ouvrir le capot ».

 

Les bibliothèques de quartier de la Ville de Liège, et plus largement le Réseau local liégeois de lecture publique, se sont engagés dans leur plan de développement de la lecture 2014-2018 à lutter contre la fracture numérique. Fabien Denoël, attaché au département culture pour la lecture publique de la Ville de Liège : «Le numérique est pour nous une priorité qui se décline en 3 objectifs : «Garantir l'accès, suivre l'évolution et encourager les usages collaboratifs.» Avec dans l'Epa@ce Lecture & Langage de Droixhe, un focus sur l'apprentissage dufrançais via les TIC à destination de jeunes largement issus de l'immigration.

 

Découvrir l'envers du décor

Le projet déposé dans le cadre de l'appel à projet Wall2016 permet d'ajouter une dimension ludique et d'explorer le potentiel créatif du numérique. «L'EPN de Droixhe accueille un public adolescent présent en nombre lors des séances d'accès libres, c'est vraiment devenu un lieu de rendez vous. La plupart des jeunes possèdent un smartphone mais leur usage des TIC se cantonne souvent à la seule utilisation des réseaux sociaux. Nous étions à la recherche d'un projet leur permettant de découvrir l'envers du décor.

 

Code & Jeux

D'où le choix de l'apprentissage du Code. «Ce pour permettre aux jeunes de s'approprier des contenus comme les jeux qu'ils utilisent quotidiennement. Par un processus d'appropriation tant individuelle que collective, les jeunes se réunissent tous les 15 jours avec une animatrice de Kodo Wallonie afin de développer des applications mobiles ludiques en rapport avec la thématique « Mon quartier, mes amis et moi ». Après une après-midi consacrée à la découverte de ce que revêt la programmation, le groupe a découvert lors de deux autres après midi supplémentaires différents outils de création numérique, comme Scratch, App Inventor, Javascript ou Unity. Céline Colas, coordinatrice Kodo Wallonie : «On travaille sur des petits jeux, des labyrinthes notamment. Deux autres groupes travaillent avec App Inventor, une plate forme un peu plus complexe, presque semi professionnelle, sur des jeux comme ceux de Mario et Sonic. »

 

Rencontrer des professionnels du jeu vidéo

En parallèle de ces développements, des rencontres avec des professionnels liégeois du jeu vidéo vont être organisées. «Il s'agit d'engager les jeunes participants dans un processus de dialogue avec les acteurs d'un secteur d'activités porteur. Ces rencontres seront de multiples occasions de retours sur les créations des jeunes mais aussi des opportunités d'éveiller les professionnels à les problématiques sociale. Une des spécificités est d'ailleurs de Kodo est la mise en relation des acteurs et des publics, des professionnels , des passionnés et des profanes pour permettre à tous d'appréhender les champs d'application du numérique dans la vie courante et l'univers professionnels. Les productions des participants seront présentées lors de la fête de quartier de Droixhe, en mai prochain. Elles seront également mises en ligne sur le site de la ville de Liège dédié au quartier de Droixhe Bressoux

 

 

Tags : alphabétisation numérique

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Les chiffres des EPN en 2016

Comme chaque année, sur base des évaluations des EPN, nous mettons les chiffres en images pour illustrer ce que représente le réseau des 152 EPN de Wallonie.

Peu de changements par rapport à l'année dernière, si ce n'est la hausse de fréquentation (+6%). Il y a 152 EPN labellisés en Wallonie sur 113 communes avec un public majoritairement constitué de seniors, de demandeurs d'emploi et de personnes émanant du CPAS.

Tags : infographie

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Quand les EPN se font leur cinéma

C'est dans le cadre de sa mission d'éducation permanente que Jean-Philippe Delobel, animateur-réalisateur de l'ASBL Clara, a pris contact avec Bart Dehennin de l'EPN de la commune d'Hotton. "J'y ai collaboré voici quelques années. Chez Clara, je suis responsable d'animation multimédia en éducation permanente. Tout naturellement, j'ai songé aux EPN. Ils drainent un public intéressé par le numérique et les médias et sont des lieux d'échanges et de réflexions citoyennes. L'idée était de travailler à la réalisation d'une vidéo d'éducation permanente sur un sujet de société. C'était en octobre 2015. On a présenté le projet et lancé une invitation à la population. Des gens se sont montrés intéressés, un groupe de 7 personnes s'est constitué et on a démarré le mois suivant."

 

Notre assiette à échelle locale

"Le principe: on part d'une feuille blanche et on réfléchit à des thématiques. Très rapidement, l'alimentation est venue sur le table." Durant 2 mois, on s'est rencontré chaque vendredi après midi pour concevoir et réaliser ensemble un documentaire." C'est ainsi qu'un groupe d’usagers de Biblio'Tic est allé à la découverte de producteurs riches de leur sens du goût, des 4 saisons et de la rotation des cultures. "Chacun prend la casquette de scénariste et de réalisateur. Mon rôle est d'animer et de penser en terme de réalisation. Je suis épaulé par un collègue cameraman. On va le plus loin possible dans l'expérience avec le groupe. Il n'y a vraiment que le montage final qui est réalisé en studio à Bruxelles. Le résultat «Notre assiette à échelle locale" sera diffusé lors d'une animation débat en avril 2016 à la salle paroissiale de Hotton, puis en septembre à La Roche. L'expérience s'étant révélée fructueuse, Jean-Philippe a décidé de transformer l'essai.

 

5 femmes d'exception

"Je collabore pour l'instant avec l'EPN de Quaregnon. Geoffrey Mincke y anime (notamment) un groupe multiculturel qui s'appelle "Lady Clic". Ils avaient déjà produit quelques petites capsules vidéo sur la thématique de la femme dans la société. On s'est mis d'accord sur le projet et on a démarré en octobre de l'année passée, avec une rencontre chaque mercredi matin, toujours sur le même principe de la feuille blanche. On a réfléchi à une trame de fond et un mot a surgi : émancipation. Le groupe a décidé de rencontrer 5 femmes, pas spécialement médiatisées, dont le parcours de vie se distingue par une dimension émancipatrice. Le film est pratiquement fini. On est en plein montage, on cherche encore un titre. On a encore 2 journées de travail et puis on organisera la diffusion." A noter que Clara organise une petite dizaine de vidéos chaque année : «Les EPN intéressés peuvent me contacter. L'animation est gratuite car elle est réalisée dans le cadre de notre mission d'éducation permanente. On aime bien faire bouger les choses, jeter d'autres regards et puis on essaie de donner une vie au film, de favoriser sa diffusion. Ainsi depuis peu, les films sont diffusés sur la 3 à la RTBF. » "Notre assiette à échelle locale " passera le 24 janvier prochain à 22h40. " La trame du scénario ? La confection d’une potée ardennaise à partir de produits du terroir dans les cuisines de la brasserie du Tiroir des Saveurs, à Marche. Avis aux amateurs...

Tags : Vidéo

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Namur au cœur des Interférences (KIKK)

Le KIKK Festival : est un événement international à la croisée de la technologie, des arts visuels, de la musique, de l'architecture, du design et des médias interactifs.... Depuis 6 ans, ce festival des cultures numériques s’installe à Namur et accueille plus de 5 000 participants venus de 49 pays différents. En novembre 2016, il était placé sous le signe des « Interférences » ; l’occasion de découvrir un éventail de technologies et d’artistes issus de nombreuses disciplines.

 

Avant même de démarrer le parcours in situ, le graphisme du site du KIKK 2016 émerveille : une bulle irisée, une boule de cristal liquide nous fait voyager dans les méandres de l’imaginaire. On  pourrait s’attendre à ce qu’un tel événement ne soit réservé qu’à un public exigeant et connaisseur. Pourtant, ce festival des cultures numériques et créatives, pointu du point de vue technologique, se révèle aussi grand public, accessible et ludique car il touche à notre quotidien. Son objectif est simple : nous inspirer, nous accompagner dans une exploration des possibles, faire vibrer nos ondes et cordes sensibles, réveiller nos sens et plonger dans des univers insolites et décalés. Pari réussi puisque nous y avons fait de belles découvertes digitales et reçu de nombreux chocs visuels dans des lieux qui se répondent à la frontière entre art, économie et sciences.

 

Le KIKK Market

Sous un chapiteau de 500 mètres carrés, ce marché aux innovations donne à voir un éventail de projets comme celui de Food-printing où une imprimante 3D à chocolat est proposée par la Smart Gastronomy Lab de Gembloux pour réinventer l’art culinaire de demain, ou celui de la société Timmpi avec Subpac qui nous fait ressentir la musique dans le corps par vibrations rien qu’en enfilant un sac à dos futuriste,  ou encore le canoë pliable Onak venu de Belgique, aux allures d’Origami qui se plie, se déploie et se replie avec une facilité déconcertante. Dans cet espace de démonstrations, on trouve des jeux de construction en bois associés à de la réalité augmentée, des drones, des interfaces pour manipuler la musique à la manière d’un chef d’orchestre digne de Harry Potter. C’est donc l ‘occasion rêvée pour rencontrer les nombreuses startups qui présentent leurs produits et nous permettent d’imaginer les usages de demain dans les EPN.

 

Le Little KIKK Festival est l’espace dédié aux enfants entre 6 et 12 ans qui leur permet de découvrir des technologies nouvelles tout en s’amusant. Un véritable bac à sable numérique avec des projections interactives pour danser, des combats de robots, des animations avec l’ASBL Action Médias jeunes qui initie petits et grands à la magie du Cinémagraph et du GIF (voir toutes les réalisations sur : http://kikk-cinemagif.tumblr.com/)

 

En plus d’une superbe exposition,  d’ateliers pour mettre la main à la pâte et comprendre les différentes étapes d’un processus créatif, des conférences ont permis à de prestigieux invités (artistes, designers, développeurs, chercheurs…) de nous faire découvrir leur parcours.

 

Voici une sélection de petits miracles pixellisés pour enchanter le  réel où le dialogue avec les technologies et l’imaginaire des artistes fait exister des espaces invisibles. Dans tous les projets présentés, les capteurs et logiciels n’ont aucune imagination : la plupart utilisent des outils artisanaux, des technologies low-cost et c’est l’humain qui est placé au cœur de la démarche pour créer des interactions sensibles entre le numérique, la danse, le dessin, le livre, le design, la typographie… C’est la puissance d’évocation du numérique qui permet de créer ces images et de rendre visible l’invisible.

 

Adrien M. et Claire B.

Le mouvement de l’air : https://www.youtube.com/watch?v=xsskbGYq7lc

Une rencontre toute en poésie de la danse et des arts numériques. Quand la lumière rencontre la matière et que les images deviennent les partenaires de jeux des danseurs. L’algorithme se transforme en personnage pour évoluer dans l’espace en temps réel.

La neige n’a pas de sens : https://vimeo.com/161944781

Leur dernière création est un livre où la page est imaginée comme le plateau des spectateurs. Des œuvres en réalité augmentée introduisent le mouvement dans leur monographie consacrée à leur processus de création.

 

Joanie Lemercier

Nimbes : https://vimeo.com/111997965

Le travail de Joanie Lemercier s’inspire de l’observation de la nature, de l’utilisation de la lumière pour augmenter le dessin et d’algorithmes pour générer des paysages à l’infini.

 

Gaël Hugo

Ce designer interactif suisse est un être hybride qui mêle mathématiques, art, design, design graphique, design de production, scénographie, imprimé et enseignement pour créer une discipline fédératrice.

L’agence One more Studio : http://www.onemore-studio.com/?project_id=154

 

Akufen

Un studio de création canadien pas comme les autres qui mène des projets documentaires interactifs comme le Journal d’une insomnie collective où l’internaute a un rôle à jouer dans l’histoire. Il développe aussi des sites décalés comme Dada Data, projet digital fait d’exercices Dada interactifs en rafale, d’un anti-musée web et d’un Dada-Block pour remplacer les pubs par des œuvres d’art : http://dada-data.net/fr/block

Et le carte de Noël la plus cool est décernée à…? http://www.danstapub.com/la-grande-branlette-de-noel-une-competition-interactive-entre-agence/

 

Superscript2

Superscript au carré est un studio de création graphique touche-à-tout : de l’édition à la typographie, des médias numériques à la communication visuelle. Pour l’édition 2016, les deux comparses Pierre Delmas Bouly et Patrick Lallemand ont présenté brillamment leurs meilleurs projets ratés ! La stratégie de l’échec est une réussite : http://www.super-script.com/dead_site/

 

Stefan Sagmeister

Designer mondialement reconnu et fondateur de l’agence new-yorkaise, Sagmeister & Walsh parle de son métier avec enthousiasme en nous révélant sa méthode infaillible : pour commencer à réfléchir sur le design d’un objet, il faut partir d’un tout autre objet !

Et pour commencer l’année 2017 en apesanteur : https://www.youtube.com/watch?v=9-Knm_PbzHA

 

De nombreux festivals permettent d’apprécier ces nouvelles écritures mais le KIKK reste une référence incontournable. Alors, rendez-vous pour l’édition 2017 ?

 

Tags : culture numérique

Nos meilleurs voeux pour 2017!

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11 nouveaux EPN labellisés!

Dans le cadre du Plan Digital Wallonia, le Gouvernement wallon a tenu à renforcer le rôle joué par les EPN dans le cadre de l’inclusion numérique des citoyens de trois manières complémentaires :

  • en consolidant l’accompagnement et l’animation du dispositif EPN ;
  • en organisant et finançant deux appels à projets à l’égard des EPN existants (le premier lancé en mai 2016 s’est terminé par l’annonce de 34 lauréats) ;
  • en finançant l’équipement informatique de 100 nouvelles structures, moyennant le respect de certaines conditions et sur base d’une évaluation par un jury du projet proposé par l’EPN.

Un subside de 8.000 € à utiliser exclusivement pour l’achat de matériel informatique destiné au public cible peut être obtenu lors de la création d’un nouvel EPN moyennant le respect des conditions d'un engagement d'une activité de  minimum de 24 mois et de répondre aux engagements liés à l’octroi du label et repris à l’article 7 de la  Procédure de labellisation des EPN de Wallonie.

Dans ce contexte, 11 EPN ont été labellisés ce VE 02/12 à la 12° Rencontre des EPN de Wallonie :

  • La maison des jeunes de Quiévrain
  • L'ASBL "Club Artisanal et Culturel" de Tamines
  • La bibliothèque communale d'Anderlues
  • L'EPN de Ouffet
  • La bibliothèque communale de Fontaine L'Evêqu
  • L'ASBL "Formathé" de Seraing
  • La bibliothèque communale de Morlanwelz
  • L'EPN de Remouchamps
  • La bibliothèque "Au temps lire" de Quiévrain
  • Le Plan de Cohésion Sociale de Jemeppe/s/Sambre avec son EPN mobile
  • L'ASBL "Centre d'Orientation et de Formation" COF d'Amay

​Avec les 15 EPN délabellisés en novembre (EPN déclarés fermés ou constatés comme fermés), le Réseau des EPN compte aujourd'hui 152 EPN actifs (et 113 communes wallonnes).

Tags : label - labellisation

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L'EPN Gens Clic  lance les RegArts Numériques

Exprimer ses émotions, sa passion, son style à travers une ou plusieurs techniques d'art numérique. Le projet RegArts Numériques de l'EPN Gens Clic de Nivelles figure parmi les 3 premiers lauréats de l'appel à projet EPN'Wal 2016. Il veut répondre aux besoins de créativité souvent exprimé par les usagers de l'EPN

 

L'objectif est de permettre aux participants de parcourir un grand nombre de champs possibles en expression numérique, de stimuler l'utilisation du multimédia. RegArts Numériques vise également à susciter l'intérêt des citoyens de la région en organisant des ateliers spécifiques en extérieur pour découvrir des lieux d'intérêt régionaux.

 

Distinguer une photo truquée ou retrouchée
 

Géraldine Masse, animatrice multimédia: «Grâce à la mutualisation des ressources (matériel, tutoriaux, logiciels libres) et aux créations de chacun, les participants pourront expérimenter, tester, bénéficier de l'expérience des autres personnes du groupe. Parallèlement aux objectifs centrés sur les aspects artistiques, ce projet vise également l'acquisition d'un esprit critique face aux productions rencontrées dans la presse et sur Internet afin de montrer que la photo n'est pas forcément garante de l'authenticité de ce qui est montré. Chacun pourra reconnaître une photo truquée, retouchée, différencier une information réelle d'un hoax…»

 

Peinture numérique, retouche photo, production et diffusion
 

RegArts Numériques comprend une série d'ateliers et d'activités qui doivent aboutir aux créations : utilisation d'une tablette graphique pour de la peinture numérique, prise en main d'un appareil photo, initiation à la retouche photo, mise en place d'un lexique reprenant le vocabulaire spécifique à l'art numérique, techniques de production (mise en ligne, création d'un livre numérique) et de diffusion. Le site de l'EPN de Nivelles proposera des ressources d'apprentissage dynamiques en liaison avec les thématiques des ateliers : tutoriaux, liens vers des sites utiles, vers des vidéos de Youtubers répués dans le domaine abordé. Elle comprendra également une partie réservée aux commentaires, avis/astuces rédigés par les participants.

 

Tous les logiciels utilisés sont libres
 

Les séances sont ouvertes à tous sur inscription. «Il s'agit en effet d'ateliers à la carte, aucune obligation de suivre tous les ateliers. La durée des ateliers variera en fonction du thème, des paramètres concrets de la séance. Par exemple, une retouche photo au sein de l'EPN durera 2h maximum tandis qu'un atelier de photo macro dans la nature sera moins évidente à fixer dans la durée. Des paramètres comme la météo, la luminosité et la présence d'insectes seront à prendre en compte. Les outils utilisés seront excluvisement libres (Gimp, XnView, Krita). Géraldine Masse : «Le libre est un mouvement qu'il faut défendre, vu le principe d'équité d'accès au numérique que soutient les EPN. Je n'imagine pas imposer des logiciels propriétaires alors que des alternatives libres permettent un travail de qualité.»

 

Exposition virtuelle et réelle
 

Les créations seront mise en ligne dans une expo virtuelle sur le site de l'EPN. «Lorsqu'elle sera suffisamment riche, une exposition classique verra le jour dans la salle d'expo du Centre Culturel de Nivelles. Les productions réalisées à l'EPN de la Commune et du CPAS de Sombreffe seront également exposées dans cet espace.

Tags : citoyenneté - multimédia

Associalibre & Educalibre 2016 : des outils libres pour les EPN

Pour la deuxième fois consécutive, Abelli, l'Association Belge de promotion du Logiciel Libre, organise le 28 octobre prochain une journée de conférences et d'atelier à destination des associations. Elle aura lieu à l'espace Coop d'Anderlecht et proposera une déclinaison particulière à l'intention des enseignants, formateurs et animateurs.

Degooglisons Internet Saison 3

L'un des points d'orgue d'Associalibre-Educalibre sera la conférence de Pierre-Yves Gosset, Délégué Général de  Framasoft. En 2004, ce réseau d'éducation populaire français a lancé la campagne «Degooglisons Internet ». Avec une feuille de route de 3 ans, Framasoft a entrepris de développer toute une série de services libres et éthiques (stockage, cloud, hébergement de fichiers, tube vidéo, listes de diffusion, micro bloggins et blogs) en alternative aux services propriétaires de ceux que l'on appelle parfois les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft).

5 nouveaux services

Pour l'instant, une trentaine de services sont disponibles. A côté de Framadate (alternative à Doodle), Framapad (au lieu de Google Google Docs) et Framasphere (le Facebook sans publicité ni intrusion dans la vie privée) qui sont “opérationnels”, Framasoft planche sur des alternatives à Google Search (Framasearch), YouTube (Framatube) ou encore Gmail (Framamail).  Début octobre, Framasoft a entamé sa 3ème (et dernière) année en fanfare avec 5 nouveaux services disponibles. On pourra ainsi découvrir Framalistes pour la création et la gestion de listes de diffusions, en lieu et place de de Google Groups. Framanotes est l'alternative d'Evernote et Framaforms de Google Forms.  Pierre-Yves Gosset: «Nous lançons également Framatalk pour que le verbe «Skaïper» ne soit plus qu'un mauvais souvenir et Framagenda pour mettre fin à l'espionnage des Google/Apple/Microsfot agenda.»

Un environnement de travail sécurisé et confidentiel sur clé USB
A côté de classiques comme la suite bureautique LibreOffice ou Claroline, on pourra découvrir une clé sécurisée, Freeduc-USB, qui permet de transporter son environnement de travail. Georges Khaznadar, professeur de physique au lycée Jean-Bart à Dunkerque: «Il suffit de l'insérer dans tout type d'ordinateur, y compris une machine Apple pour retrouver son environnement logiciel et ses données personnelles sous environnement libre. Travaillez, enregistrez, puis repartez. Il ne reste pas de trace sur l’ordinateur, tout est dans votre poche! Cette clé vive, basée sur le système Knoppix et la distribution Debian gnu-linux, est disponible avec différents logiciels embarqués  : Auto-QCM pour la création de questionnaires à choix multiples, LaTex pour la gestion de textes scientifiques, Knowims, un serveur d'exercices en langue et disciplines scientifiques ou encore. Last but not least : en configuration kiosque multimédia, votre ordinateur projecteur se transforme en borne de consultation interactive.»

Transformer son ordinateur-projecteur en tableau blanc interactif
L'atelier VMarker devrait retenir l'attention de nombre d'EPN et d'écoles n'ayant pas les budgets suffisants pour les tableaux numériques «classiques». Il propose en effet aux participants de découvrir comment transformer son ordinateur-projecteur en Tableau Blanc Numérique Interactif tout simplement grâce à un petit boîtier économique et à OpenBoard, un logiciel d'assemblage de contenus didactiques. Avec un stylet, il est possible d'interagir avec les différents logiciels sur le tableau, sans utiliser d'encre!

Sortir du GAFAM

Pourquoi une déclinaison à destination des enseignants et des animateurs ? Marc Van Craesbeeck, administrateur Abelli : «À notre avis, mettre le monde de l'enseignement, de la formation et de l'animation uniquement entre les mains des géants du GAFAM serait une erreur consternante. Nous souhaitons faire savoir qu'il existe des alternatives libres et sécurisées existantes.  Nous espérons cultiver ainsi une sensibilisation à la décentralisation de nos données privées afin d'induire une meilleure prise en main de notre responsabilité numérique collective.»

Tags : Logiciels Libres

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