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Médiateur numérique: quelles évolutions d'ici 3 à 5 ans?

C'est la question sur laquelle s'est penché le Service veille, analyse et prospective du Forem qui a réuni pour l'occasion une brochette d'experts issus des structures Technofutur TIC, Media Animation, SP Wallonie, IMAL, Uliège, EPN de Huy et Gilly, COF, CESEP, ADN, Tictactoe et du Forem. Pour eux, les activités d'accompagnement personnalisés et le développement de partenariats (locaux) et/ou d'un réseau de pairs sont appelés à prendre de plus en plus d'importance.

 

 

Un public de plus en plus précarisé

La professionnalisation aussi, qui passe par l'acquisition et la reconnaissance des compétences. L'une des voies de cette reconnaissance pourrait être le référentiel européen DigComp (pour les citoyens) et DigComEdu (pour les enseignants et les formateurs). Le financement de cette professionalisation, et plus largement de la médiation numérique, reste au coeur de la question de l'avenir des EPN. Or tout porte à croire que le financement structurel tant attendu n'est toujours pas à l'ordre du jour des différents niveaux de pouvoirs encadrant leur dispositif. C'est encore et toujours la logique des appels à projets ponctuels qui semble devoir prévaloir, face à un public de plus en plus précarisé socio-économiquement. Avec la rapidité et la diversité de l'évolution technologique, ce sont les deux facteurs qui auront le plus d'impact sur l'évolution du métier de médiateur numérique. '

 

 

Développer des compétences en écoute et accueil

Côté public, cela signifie pouvoir développer des approches multiculturelles, notamment pour l'accueil de primo arrivants, ou encore travailler avec des publics ayant des difficultés pour lire et écrire. Tout le volet communication (non violente) et gestion des émotions deviendra lui aussi de plus en plus important. Cela implique enfin de pouvoir aiguiller les personnes vers les bonnes personnes ressources et les réseaux spécialisé en matière d'assistance sociale, économique et juridique.

 

Education critique aux médias

La rapidité et la diversité de l'évolution des technologies numériques influenceront égalementl e métier de médiateur numérique. Big data, intelligence articificielles et objets connectés vont très rapidement impacter la vie des personnes: vie privée, sécurité, santé,… Permettre au public d'évoluer dans ce contexte indédit en développant sa maturité numérique constitue l'enjeu majeur de la médiation. Le travail d'accompagnement du médiateur s'en trouvera fortement influencé. Il devra notamment maîtriser les techniques de coaching et d'éducation aux médias. Enfin le médiateur devra développer son expertise grâce à une veille, tout en observant une neutralité dans les choix technologiques. Entre évolution technologique et sociétale, le développement des Smart Cities et autres territoires connectés constitue également un facteur d'influence du métier de médiateur numérique. Les espaces de médiation numérique deviendraient alors des relais locaux dont le rôle consistera à permettre l'appropriation des services de la Smart City par la population. Ici, l'enjeu est de confirmer le rôle central des EPN en matière de citoyenneté numérique.

 

Accueillir, accompagner et animer

C'est en 2011 que le Centre de compétences Technofutur TIC a développé un référentiel métier. Il s'articulait sur 3 piliers d'activités: l'animation multimédia comme telle ; les activités d'accompagnement à connotation sociale ou culturelle et les activités liées à la maîtrise technologique. Au coeur du métier donc, la capacité à concevoir et mettre en œuvre des animations multimédia et la nécessité d'entretenir et d'actualiser ses compétences. Plus globalement, il s'agissait aussi d'assurer la gestion et la communication de et autour du projet de l'EPN et d'assurer la maintenance technique du lieu, Il s'agissait enfin de contribuer à l'animation locale du territoire. C'est le même type d'articulation qui a été retenu par les experts qui ont eux aussi identifié 3 pôles d'activités: l'animation de groupe, dont des animations à vocation formative; l'accompagnement de projets individuels et la maîtrise des technologies numériques. Le référentiel retenu s'articule autour de 7 activités. Celle liée à l'ouverture et à l'accueil des publics; l'accompagnement, en ce compris les différentes étapes nécessaires à la mise en place d'une animation de groupe comme l'analyse de la demande et des besoins, la conception d'un programme, la conception des scénarios d'animation, organisation et la conduite des activités d'animation et l'évaluation. Il s'agit encore et toujours de gérer le fonctionnement des lieux, de développer son professionnalisme et son expertise, d'assurer la communication externe des projets et de s'impliquer et de développer l'éco-système local.

Tags : Médiation Numérique

Fake news : 55 propositions citoyennes

Le 31 mai dernier la consultation en ligne appelant les citoyens à proposer les mesures les plus appropriées pour lutter contre les fake news s’est terminée. Le site proposait aux internautes de voter pour 8 propositions officielles tout en permettant d'en poster de nouvelles (2 maximum par utilisateurs). En mois, le site Stopfakenews.be a ainsi récolté 55 propositions citoyennes qui feront l’objet d’un rapport attendu fin de ce mois juin. En parallèle, le Ministre De Croo a convoqué un groupe d'experts appelés à formuler des recommandations politiques doublées de propositions concrètes visant à mettre en place en Belgique un "laboratoire" destinés à lutter contre les fake news et la désinformation.

 

Sur la table des questions telles que: "Comment, en 2018, les citoyens peuvent-ils distinguer les sources d'information fiables et moins fiables en ligne ? Comment pourraient-ils avoir accès plus facilement à un contenu plus diversifié sur internet ? Quelles mesures les plateformes doivent-elles prendre pour lutter contre les fake news et la désinformation en ligne? Et quel est le rôle que peuvent jouer les réseaux d'experts et les parties prenantes?

 

Même processus anti fake news en Europe

Ce faisant, le Ministre choisit un parcours similaire à celui de la Commission qui a réalisé l'année passée une consultation publique sur le sujet, et réuni un groupe d’expert sur base des conclusions desquels la commission a publié le 26 avril dernier une communication sur la lutte contre les fake news et la désinformation. L'exécutif européen avance différentes propositions dont d'ici fin juillet la création d'un code de bonnes pratiques. Ce faisant, elle renvoie la patate chaudes aux plates-formes en ligne qui doivent s'autoréguler afin de garantir la transparence du contenu sponsorisé, en particulier de la publicité à caractère politique.

 

 

 

Plus de transparence sur les algorithmes

Les plates-formes sont également invitées à plus de transparence en ce qui concernent le fonctionnement de leurs algorithmes et de leur modèle publicitaire en ligne. La Commission leur demande de prendre des mesures pour repérer et fermer les faux comptes et s'attaquer au problème des robots informatiques. Si les progrès réalisés ne sont pas satisfaisants, la commission n'exclut pas de prendre des mesures de nature réglementaire. " Nous voulons que d'ici juillet, ils s'accordent sur un code de bonnes pratiques pour lutter contre la désinformation", a déclaré Mariya Gabriel, la Commissaire européenne au numérique, les exhortant devenir des acteurs responsables. " Nous allons attendre des résultats visibles et mesurables en octobre et ensuite nous nous réservons le droit de décider en décembre de l'opportunité d'avoir des mesures supplémentaires"

 

Semaine européenne de l'éducation aux médias

La commission préconise encore la création d'un réseau européen indépendant de vérificateurs de faits, qui aurait pour mission d'établir des méthodes de travail communes, d'échanger les meilleures pratiques et de parvenir à la couverture géographique la plus large possible de l'UE en matière de corrections factuelles. Elle compte prendre une série d'actions visant à encourager un journalisme de qualité et à promouvoir l'éducation aux médias notamment par l'organisation d'une semaine européenne de l'éducation aux médias

 

Ne pas légiférer

Au niveau belge, sur le site Stopfakenews.be, la proposition officielle qui a connu le plus de votes est "Il ne faut rien faire. L'internet doit rester libre et ouvert (avec 67 votes). Elle rentre en écho avec la proposition citoyenne numéro 1, celle postée par Vincent Flibustier: "Eduquer à l'esprit critique au lieu de censurer les contenus" Un voeu partagé par Patrick Verniers, Président du CSEM (Conseil Supérieur de l'Education aux Médias) dans une carte blanche publiée à l'occasion dans la Libre: "Il y a 2 risques à tenter de légiférer en la matière. Le premier est lié aux valeurs fondamentales de nos démocraties: la liberté de la presse et la liberté d'expression. Légiférer risque en effet d'introduire des intermédiaires et des filtres, voire de nouvelles formes de censure, entre le citoyen et les journalistes ou entre les citoyens eux mêmes. Le doit d'informer et de s'informer librement doivent être préservés. Un deuxième risque est celui de l’ inefficacité de mesure visant à contrôler les médias d'information ou la diffusion de l'information sur les réseaux sociaux. Comment imaginer que des législations nationales puissent réellement atteindre leurs objectifs, sans entraver les libertés fondamentales, dans un système médiatique qui dépasse largement le périmètre des nations et des institutions ?"

 

Tags : éducation aux médias

Utopia, la citoyenneté selon Minecraft

Il devait durer 4 mois. L’atelier en est à sa deuxième année. Deux mardi soir par mois, des ados se réunissent à l’EPN de Neufchâteau pour constuire leur cité idéale. L’idée est partie des 500 ans du livre Utopia de Thomas Moore. Pourquoi ne pas proposer aux jeunes de créer leur propre vision de la ville parfaite? La plupart d’entre eux connaissent Minecraft. C’est un bon moyen de capter leur attention pour faire avec eux un bout de route sur le chemin de la citoyenneté. Christophe Van Goethem, animateur à l’EPN de Neufchâteau, a présenté son projet lors de la 13è journée des EPN qui s’est tenue à la Bourse de Namur le 8 juin dernier

 

Christophe Van Goethem: "le jeu est un outil on ne peut plus intéressant pour capter l’attention des enfants. Dès qu’ils voient Minecraft, ils se jettent dessus. L’utiliser dans un EPN offre beaucoup d’avantages. Le jeu est bon marché (24 euros par licence ordinateur et 60 € par an pour un serveur illimité) et très évolutif. On peut l’utiliser pour faire de la remédiation en maths ou du pixel art. Très vite, au fur et à mesure qu’ils accomplissent des petites tâches répétitives et que la confiance grandit, on arrive avec les jeunes à des choses beaucoup plus complexes. C’est là que cela devient intéressant. Il existe un mini bouquin qui s’appelle "Coder avec Python avec Minecraft dès 10 ans". Il vous suffit de télécharger la version 1.1 de Minecraft. En 3 commandes en python, vous programmez avec eux."

 

Espace de liberté numérique

C’est dans le cadre d’un atelier dédié à la citoyenneté que Christophe a "hacké" Minecraft. "Je voulais susciter une réflexion chez les ados en leur donnant un espace de liberté. Le pitch du projet, c’est de réfléchir et jouer ensemble à ce que pourrait être une ville idéale. L’espace de liberté, c’est Minecraft". A une condition: Utopia, la ville parfaite, sera aussi réfléchie au niveau des lois du vivre ensemble. "Le premier atelier a réuni 9 personnes. Ils ont choisi l’objet de la cité: ce serait l’épanouissement de chacun. Le groupe est passé à 10, 16 et maintenant 20 personnes. Cela devait durer 4 mois, on en est à la deuxième année. Aujourd’hui, je cherche d’autres EPN partenaires, pour avancer dans Utopia. J’aimerais développer le thème des réfugiés."

 

Réfléchir à l'organisation de la société

Dans Minecraft, Utopia est axé sur l’hôtel de ville (grec) et sur un grand espace de discussion. En dessous existe un entrepôt commun à la ville. "Du coup, ils partagent tout. Dans Utopia, chacun a son logement. Pour se nourrir, la culture et l’élevage se développent. La communauté des jeunes a décidé d’industrialiser au maximum les tâches pesantes afin de dégager du temps pour se faire plaisir. Dans Utopia, le vote est obligatoire mais c’est la règle de la majorité des 3/4 qui prévaut. 51%, cela ne sert à rien, il y a autant de mécontents que de satisfaits. Il faut savoir prendre du temps pour éviter d'en perdre en amendements. Voilà le genre de décision à laquelle le groupe arrive. Cela pousse à réfléchir à la façon dont on organise la société."

 

Triangulation de parole

Concrètement, les jeunes se réunissent à l’EPN deux fois par mois, le mardi soir, de 18h30 à 21h30. Il y a 12 PC et 8 licences Minecraft. Le groupe se réunit, fait le point sur la séance précédente et l'état des projets pour travailler sur un thème particulier. Vient un moment de table "sandwich soda", sans écran. Il permet de discuter d’autre chose ou de revenir sur tel ou tel point. Après, le groupe "joue" à faire grandir Utopia. Quelques règles simples installent la convivialité et le respect de soi et des autres. On parle correctement, on s’adresse toujours en commençant par "Je pense", "Mon avis est que", et on utilise la trianguliation de la parOle. "Ils ne s’adressent jamais directement aux autres. Ils passent par moi. Cela permet de se centrer sur les idées et d’éviter les attaques personnelles. Une fois qu’on est intervenu, on attend que tout qui souhaite s’exprimer sur le sujet l’ait fait avant de prendre à nouveau la parole. Pour moi, cela fait partie de l’éducation à la citoyenneté. D’ailleurs les jeunes voient que la méthode donne de bons résultats. Je pense qu’ils l’adoptent en partie. En tout cas, leur comportement évolue. Dans le groupe de 10, il y a maintenant 1 arbitre, 3 délégués de classe et 2 qui font du bénévolat. On voit qu'ils s'investissent, qu'ils trouvent leur place dans la société."

 

Tacler le populisme

"Règulièrement, j'invite des intervenants officiels à intervenir, comme le Président des tribunaux d’Arlon. On parle justice. Car dans Utopia, comme l’argent est banni, il ne peut pas y avoir d’amendes. Reste deux peines: la privation de liberté et le travail d’intérêt général. Ce n'est pas si simple de trancher. Le fait d'être confronté à des questions de choix de société permet d'éviter les avis tranchés comme "tous pourris". Faut-il ou non retirer le permis de conduire à un conducteur de taxi, seule source de revenus dans son ménage, qui boit. Quand c'est vous qui devez prendre la décision, ce n'est pas si simple. Sur Utopia, la particratie est Interdite. En septembre, le groupe abordera le thème de la sociocratie."

 

Place des utopies

"Au terme de l’atelier des 4 premiers mois, on a organisé une soirée de gala. On l’a appelé la Place des Utopies. Les jeunes ont présenté Utopia. J’ai invité le Gouverneur de la province, le bourgmestre, les députés provinciaux, les partis politiques, les syndicats, bref tout un tas d’adultes pour qu’ils écoutent ce que les jeunes ont a leur dire. Après, il y avait une conférence et puis on a refait le monde autour du bar. L’événement a réuni plus de 100 personnes. Cela peut créer une réelle dynamique communale."

Tags : citoyenneté

Dans la peau d'un algorithme !

A la base, c’est Jeremy Grosman, chercheur à l’Unamur sur les algorithmes, venu à l’assemblée Générale pédagogique d’Actions Medias Jeunes, qui a présenté un jeu permettant d’incarner des algorithmes de classement de films à partir de plusieurs bases de données.

 

Maxime Verbesselt, Animateur en éducation aux médias: "On s’est dit qu’on pourrait partir de là pour faire une chouette animation On est parti du jeu de départ dont on a considérablement simplifié l’animation tout en repensant le contenu en fonction de notre public: les jeunes. Nous voulions également intégrer aux règles la notion de "personnalisation". Elle était absente du jeu de base et cela nous semblait primordial lorsque l’on parle d’algorithmes."

 

Créer un algorithme de recommandation Youtube

L’idée est de mettre les participants dans la peau d’ingénieurs qui doivent créer des algorithmes de recommandation pour Youtube. A la fin de l’animation, on regarde les résultats et on ouvre la discussion sur les enjeux liés aux algorithmes de recommandation en partant de celui de Youtube, puis en élargissant aux autres du même type (Spotify, Amazon,…) et puis aux algorithmes en général (fil d’actualité Facebook, résultats de recherche Google, etc.) On peut mieux se rendre compte ainsi des questionnements qui animent ceux qui doivent élaborer ce type d’algorithme, des biais dépendant des représentations et des objectifs des concepteurs et du décalage qu’il y a entre l’intention de départ du calcul et du résultat.

 

Trois groupes

Le jeu s’adresse à des groupes de 10 à 20 personnes. "Ils doivent programmer un algorithme qui conseille des vidéos aux utilisateurs de Youtube. On les divise en trois groupes, et chaque groupe doit réaliser son algorithme à partir de données différentes. Il y a un groupe objet, un groupe profil et un groupe interactions.»

 

Données vidéos

Le groupe objet a des données liées aux vidéos (nombre de vues, de likes, de dislikes, d’abonnés à la chaine, la date de mise en ligne…). Il doit réaliser un algorithme qui classe les vidéos pour n’importe quel utilisateur. Il élabore sa formule à partir d’un premier jeu de vidéo, puis l’applique à deux autres jeux qui arrivent par la suite sans avoir le droit de modifier son algorithme en fonction des nouvelles vidéos. Ils ont le droit d’utiliser les données qu’ils veulent, qui leur semblent pertinentes.

 

Données liées aux public

Le groupe profil a des données liées au public de la vidéo (âge, genre, région géographique) et doit faire un algorithme qui s’adresse à un profil particulier, celui de Janelle Plus tard, ils reçoit un deuxième profil, celui de Nicolas. Le groupe "interactions" reçoit lui une liste de personnes qui ont vu certaines vidéos que Janelle et Nicolas ont vu et d’autres non. A partir de cette liste, il doit donner un score aux différentes personnes et l’appliquer aux vidéos qui n’ont pas encore été vues par le profil pour parvenir à un classement.

 

Susciter le débat

Lorsque les trois algorithmes ont été créés, chaque groupe présente le sien en expliquant sa démarche. Ensuite, ils doivent imaginer ensemble un "méta-algorithme» qui classe pour les deux profils les vidéos à partir des trois premiers algorithmes. A nouveau, libre à eux de choisir un, deux ou les trois algorithmes et de pondérer leur importance. A la suite de ça, on compare ce qui ressort de leur algorithme avec le classement réalisé par Nicolas et Janelle (qui sont donc de vraies personnes) lorsqu’ils ont regardé les vidéos. Cela permet d’ouvrir la discussion : est-ce qu’un algorithme de recommandation est pertinent? Y a-t-il des alternatives? Quel est l’objectif poursuivi par Youtube? Etc".

 

Réfléchir les algorithmes

Action Media Jeunes a testé le jeu avec des ados à partir de 15 ans. "Plus jeunes, cela me semble difficile en l’état. Par contre, cela peut très bien être utilisé avec des groupes d’adultes. Nous avons fait l’animation dans deux classes de rhétos spéciale math, une classe de cinquième technique de transition et une classe de cinquième option informatique.

 

Un premier bilan? "Cela rencontre tout à fait nos attentes en matière de réflexion et d’esprit critique. On a eu des méthodes algorithmiques très différentes d’un groupe à l’autre, et des questionnements également sensiblement différents: alors qu’un groupe privilégiait l’idée d’essayer de favoriser la diversité et les vidéos ‘outsiders’, un autre mettait un point d’honneur à créer un algorithme qui soit neutre au niveau du genre des utilisateurs par exemple. Le format de l’animation permet justement de rencontrer les enjeux propres au groupe qui participe. On a quand même été assez étonné du niveau de compréhension assez élevé des algorithmes par les groupes test – mais il faudrait sans doute un échantillon plus large pour le confirmer."

 

Dans un EPN?

L’animation pourrait elle être reproductible dans un EPN ? "Oui, à condition d’avoir des tables, des chaises et un tableau. C’est typiquement une animation "sur papier" qui pourrait donc être réalisable n’importe où. Le public des EPN me semble être pertinent dans la mesure où cela permet de réfléchir aux enjeux plus sociopolitique (et économiques) tout en gardant une dimension technique. On pourrait imaginer une version également "informatisée», notamment dans un gain de temps au niveau des calculs… C’est en réflexion."

 

 

Tags : Usages

Le Web dans le jeu démocratique

Une thématique passionnante aux mille facettes. C’est ainsi que Périne Brotcorne parle du rapport entre la démocratie et le Web. Pour la chercheuse senior à la Chaire Travail-Université de l’UCL, la compréhension du fonctionnement des algorithmes est un enjeu démocratique majeur car ceux-ci façonnent une vision du monde, des formes d’organisation de la société et de l’espace public particulières.

 

Si l'affaire Cambridge Analytica a fait scandale, ce n'est pas uniquement en raison du siphonnage des données personnelles de dizaines de millions d'internautes. C'est aussi parce que la volonté de la société britannique de data marketing était de les utiliser à des fins de prédictions comportementales. L’objectif: orienter le vote de certains internautes ayant le profil de données ad hoc en faveur de Donald Trump, quitte à guider leur choix par du contenu inventé de toute pièce. Mais est-ce que ce principe de prédication par les traces est vraiment inédit?

 

Ouvrir la boîte noire

Périne Brotcorne: "Pas du tout: c’est l’un des moteurs du fonctionnement actuel des grandes entreprises comme Facebook, Google ou Amazon. C’est pour cela qu’il faut ouvrir la boîte noire des algorithmes, il faut en comprendre le fonctionnement car nous sommes face à un réel enjeu démocratique. Ces deux dernières années années, on a assisté à l'émergence de 2 dynamiques majeures dans le chiffrage de la société : la collecte massive des données et leur traitement par des algorithmes. Les instructions mathématiques que l'on donne aux ordinateurs sont à la base de nombreuses décisions qui nous concernent au quotidien, et dont on n'est pas toujours conscient. Il ne faut pas croire que ces calculs sont neutres et objectifs. Derrière ces données, il y a un système de valeur, des normes bien précises. Les algorithmes sont porteurs des valeurs de leur concepteur et de leur vision du monde. En levant le voile sur leur fonctionnement, nous allons capturer leur vision du monde et prendre conscience des choix politiques qui se cachent derrière les formules"

 

Nous sommes résumés à notre comportement

"Avec les algorithmes de prédiction comportementale, le futur de l'internaute est prédit par le passé des internautes qui lui ressemblent. L’algorithme calcule le profil d’un utilisateur à partir des traces de ses activités et apprend en comparant son profil à ceux d’autres internautes qui ont effectués les mêmes actions que lui. Puis il va tenter de prédire et d’induire de nouvelles actions. C'est ainsi qu'Amazon va pouvoir nous proposer un produit que nous n’avons pas encore acheté parce que des internautes qui ont un profil similaire, eux, l’ont acheté. Pour la chercheuse, cela pose des enjeux en matière d'égalité sociale. "Nous devons faire face à un comportementalisme radical dans lequel l’individu est ramené, résumé à ses seuls comportements. A côté des questions éthiques qui tournent autour de la préservation de la vie privée, de la protection des données personnelles, la prédiction comportementale par les algorithmes disqualifie le jugement des internautes au bénéfice de leur conduite, de leur comportement réel ou implicite. Le jugement de l'individu disparaît derrière son comportement.

 

L’espace public de plus en plus fragmenté

Les algorithmes produisent également un effet d’enfermement qui pousse à une fragmentation de plus en plus grande de l’espace public. "Ce sont ces fameuses bulles qui automatisent et uniformisent nos pratiques de consommation ou nos opinions. Les internautes sont de moins en moins confrontés à la diversité, à la divergence d'opinions ou de point de vue. Cette division de l'espace public sera d'autant plus dangereuse qu'on n'en aura pas conscience. C'est une fabrique de conformisme où chacun risque de rester bloqué dans sa sphère. Mais alors, quid de l'intentionnalité et du libre arbitre? Quelle est la perspective d'émancipation lorsque les désirs précèdent l'individu. C'est un renversement de perspective, la fabrique d'une société par le bas. "Ce faisant les algorithmes fragilisent le commun et le vivre ensemble. C'est pourquoi il faut à mon sens devenir un internaute entrepreneur de soi. Il faut sortir du moule pour entrer, comme le dit Dominique Cardon, en mode manuel et dérouter les algorithmes"

Tags : citoyenneté - éducation aux médias

CiLo, le Crowfunding des Initiatives Locales

Début mai, le Bureau Economique de la Province de Namur a présenté CiLo, un nouveau service de financement participatif d'initiatives locales. Grâce au Crowdfunding, le BEP souhaite doter la Province de Namur d'un outil original d'animation et de dynamisation du territoire en proposant une alternative aux solutions classiques de financement.

 

François Laureys, chef de projet:"L'idée est de donner une visibilité aux (porteurs de) projets du territoire namurois et de favoriser la création d'une communauté interagissant autour d'initiatives locales. Pour pouvoir être publiés sur notre plate-forme, celles-ci doivent avoir un lien direct avec la Province de Namur: soit parce qu'elles concernent une commune, une localité, un organismé située dans le namurois; soit parce qu'elles sont portées par des habitants de la Province. En outre, les projets doivent être intégrés dans le tissu urbain ou rural et relever un défi du territoire."

 

Favoriser la cohésion sociale

D'autres critères encore pris en compte : seront favorisés les projets culturels, sociaux et/ou associatifs stimulant la cohésion sociale, témoignant de créativité, faisant preuve d'innovation, s'inscrivant dans une logique durable ou encore prenant en compte la réalité des personnes à mobilité réduite. Le comité de sélection de l'équipe du BEP pourra s'appuyer 4 partenaires rassemblés dans un comité d'avis : La Fondation Roi Baudouin pour son expertise en matière de sélection de projets et déductibilité fiscale ; La Fondation Rurale de Wallonie pour son ancrage et ses liens avec les acteurs du développement rural ; le réseau Financité pour sa maîtrise des financements alternatifs et le Smart City Institute pour le volet Smart région. Ceux-ci seront systématiquement consultés pour tout projet dépassant 10.000 €.

 

Formés et informés

C'est le français EasyCrowd qui a été choisi pour développer la plate-forme du BEP. Pourquoi une plate-forme propre plutôt qu'une solution existante comme Kiss Kiss Bank ? François Laureys : "Nous ne voulions pas être noyés dans la masse des projets. Il s'agit avant tout de donner une visibilité et un appui aux initiatives locales, de permettre une interaction entre les donateurs et les porteurs de projets, de créer une dynamique territoriale. Pour mener à bien le développement de CiLo, nous nous sommes entourés de deux initiatives belges: la ville de Gand qui a lancé sa propre plate forme Crowdfunding Gent et la plate forme bruxelloise Lita.Co qui elle nous a beaucoup aidé sur l'accompagnement des projets" Il s'agit également d'encadrer dès le départ les porteurs de projets. Sophie Marlet, Projets Internet et communication: "Entre le moment où le projet est soumis et accepté et celui où il est posté, il se passe 1 mois. Nous informons les porteurs de projets et les formons au mécanisme du crowdfunding. Nous apportons également une aide sur tout le volet communication et promotion."

 

La Province partie prenante

La Province de Namur est partie prenante pour ce volet. Sa cellule audiovisuelle va proposer aux porteurs de projet des services comme de la fourniture de vidéos, du coaching ou de la présentation des projets. Sophie Marlet : "Réaliser un dossier, choisir les bons supports visuels, se rendre visible auprès des donateurs potentiels, les porteurs des projets retenus sont accompagnés pas à pas." En échange de ses services, le BEP demande une commission de 5% sur les fonds levés, notamment pour la prise en charge des frais liés aux transactions financières et uniquement si la campagne aboutit.

 

Verdur Rock, Incroyables Comestibles & Flory

Au moment du lancement de CiLo, l'idée était de ne pas montrer au public une plate-forme vide. François Laureys: "Nous avons sélectionné trois premiers projets qui ont particulièrement été "entourés". Le premier, "Faisons revivre le Verdur " veut redynamiser le festival Verdur Rock. L'objectif de de la levée de fonds est 15.000 €. Les "Incroyables comestibles de Sombreffe" sont une émanation de Sombreffe en transition. Le but de cette levée de fonds, d'un montant souhaité de 1000 €, est d'installer des bacs de légumes partagés dans plusieurs lieux de passage du centre de Sombreffe, de planter des arbres fruitiers le long du Ravel et de sensibiliser les habitants à la faune et la flore locale. Avec Flory, il s'agit pour l'Office de Tourisme de Floreffe de plancher sur du tourisme familial et participatif. Avec les 8500 € espérés, le syndicat d'initiatives veut créer de nouveaux produits touristiques destinés aux familles comme l'appli de jeu gratuite "Les Mystères de Flor" en cours de développement par l'agence N-Zone.

 

Deux niveaux de soutien

Les institutions et organismes intéressés peuvent s'engager sur Cilo.bep.be à 2 niveaux. Les sponsors soutiennent des projets qui répondent à leurs propres critères. "Cela peut être une commune qui voudrait par exemple soutenir des projets d'appropriation d'espaces urbains portés par les habitants". Les Mentors peuvent eux organiser, en collaboration avec le BEP, leurs propres appels à projets. Les lauréats des appels seront alors invités à compléter leur budget par une levée de fons sur la plate forme CiLo. Un système de mécénat est également mis en place. Il permet à des entreprises privées qui le souhaitent de soutenir de manière visible un projet ou type de projet en l'associant à leur image. CiLo devrait accueillir de nouveaux projets à la rentrée

Tags : territoire numérique

EPN-Wallonie_-_logo-1

5 nouveaux EPN labellisés

5 nouveaux EPN ont été labellisés lors de la réunion du Comité de labellisation du 17/04/18 :

Il s'agit de :

  • La Ville de Liège (Bibliothèque Saint-Léonard)
  • La commune d'Aubange
  • La commune de Courcelles
  • La commune de Sombreffe
  • La commune de Dison

4 EPN ont été délabellisés à leur demande ou sur constat de fermeture :

  • La Roche-en-Ardenne
  • Lierneux
  • Tubize
  • Andenne Peu d'eau

Cela porte le nombre d'EPN à 174 sur 130 communes !

Tags : labellisation

Educode 2018 à Bruxelles: une conférence sur la pensée numérique en classe

Wallcode est l’un des sponsors de la conférence internationale Educode qui se tient à Bozar et à l’académie Royale à Bruxelles les 27, 28 & 29 août prochains. L’objectif: créer un espace où les enseignants et responsables d’écoles primaires secondaire et supérieur de toute section (générale, technique & professionnelle) pourront réfléchir, s’informer et se former face aux défis de la révolution numérique

 

3 journées de code

Durant 3 journées, à Bozar et à l'Académie royale, les professeurs, directeurs d'écoles, parents et étudiants, chercheurs et toute personne intéressée par l'enseignement et le numérique sont invitées à réfléchir à l'usage du numérique dans l'enseignement. L'événement combine conférences, ateliers pratiques et présentation, assurées par des représentants de diverses sociétés spécialisées et des associations actives dans l'utilisation des TICE à l'école, comme KodoWallonie, Devoxx4kids, SICarré, La main à la pâte, la Scientothèque, l'expérimentarium ou Molengeek. Les deux premières journées seront dédiées aux enseignants. En même temps, le grand public sera invité à des conférences plénières le premier jour, tandis que 2 demi-journées de conférences et d’ateliers (lundi 27 et mardi 28 après-midi) s’adresseront tout particulièrement aux directeurs d’établissement

 

L’Unesco partenaire

Parmi les partenaires du projet, on trouve à côté de l’ensemble des universités belges (Umons, ULB, ULG, UCL, Liège Université, Ghent University, Unamur), la Fédération Wallonie Bruxelles, la Région wallonne (via Digital Wallonia) et quelques opérateurs privés comme IBM ou Cap Gemini. Nicolas Pettiaux: L'Unesco est le soutien dont je suis le plus fier. J’ai rencontré pour ce faire David Storti, spécialiste de programme à la division information et communication. Cela donne une réelle dimension internationale à un événement que nous voulons développer et amplifier au cours des prochaines années."

 

Participation gratuite

Nicolas Pettiaux maître-assistant à l’Ecole supérieure d’Informatique de la Haute école de Bruxelles et co-organisateur de la conférence: "Les conférences de la première journée se tiennent à Bozar. Elles doivent permettre aux participants de rentrer dans le vif du sujet pour ensuite, les jours suivants, participer aux ateliers de leur choix. Il y en aura pour tous les publics, de tous les âges (primaire, secondaire, supérieur) de toutes les sections (général, technique et professionnel). En tout, 60 ateliers seront organisés à l'ESI à l'intention des professeurs de primaires, secondaires et supérieurs. Ils porteront sur le codage et l'utilisation de l'informatique en classe, sur desktops et smartphones. L'objectif est que chaque participant puisse suivre 3 ateliers de 1, 2 ou 3 heures. La participation est gratuite pour les enseignants qui seront remboursés par l'IFC et en plus recevront des contenus entièrement réutilisables"

 

Plan de pilotage numérique

Nicolas Pettiaux : "Nous souhaitons mettre au service du Pacte d'excellence notre connaissance des acteurs et leur capacité d'organisation de rencontres entres professionnels d'horizon divers. Le Pacte prévoit que tous les établissements scolaires établissent un plan de pilotage du numérique dans les 3 ans : un tiers cette année, un tiers en 2098, un tiers en 2020. Or de nombreux directeurs d’école ne savent pas quoi y mettre. Nous allons proposer de les guider, avec des conférences spéciales et des services proposés par des associations spécialisées dans le code et le numérique.

 

Nouvelle association de promotion du code

Pour coordonner et soutenir cette organisation, les organisateurs envisagent de créer une association éponyme. Educode aura comme mission de promouvoir l'éducation et la formation à l'usage réfléchi du numérique, ce qui passe par l'accès au code source et à l'usage des licences libres et aussi bien sûr la protection des données personnelles et de la vie privée. Nous espérons que les professeurs, les directions, les écoles, les associations, les élèves, les étudiants et leurs parents en deviennent membres. Nous espérons également conclure des partenariats constructifs avec toutes les associations amies comme Abelli ou BxLug en Belgique, mais aussi, de manière internationale avec l’April, FSF ou FSFE.»

Tags : code

Enseignement et numérique : il est urgent de former les profs !

Il est urgent et crucial de (mieux) former les enseignants. C’est la principale conclusion du Baromètre Digital Wallonia 2018 Education & Numérique présenté fin février par l’Agence du Numérique.

 

Entre mai et septembre 2017, l’ADN a mené l’enquête auprès de 2066 établissements scolaires implantés en Wallonie, y compris en Communauté germanophone et en Région de Bruxelles-Capitale pour ceux qui relèvent de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a également sollicité l'avis de 2585 enseignants en fonction dans les deux Communautés. Selon les auteurs du rapport, «La formation de l’enseignant, tant au niveau de la formation initiale dans les hautes écoles et les universités qu’en cours de carrière est manifestement le domaine qui appelle les réactions les plus urgentes.»

 

Se former et disposer de personnes ressources

Le besoin de formation des enseignants est le premier point cité par les directions et le second par les enseignants eux-mêmes. Au rang des questions techniques, le manque de ressources humaines pour gérer les équipements techniques est pointé en premier par les chefs d'établissement. C’est que la gestion des équipements numérique est régulièrement laissée aux soins des enseignants utilisateurs avec, dans certains cas, l’aide de personnes ressources tic dotées de compétences techniques plus pointues. Deux tiers des écoles interrogées n’affectent aucun crédit officiel à une telle personne ressource pour lui permettre d’assister ses colègues. Pour le reste, qui s'en étonnera, directions et enseignants sont en attente de plus d'équipements, d’une meilleure connectivité et de plus d'applications numériques adaptées un usage pédagogique.

 

Equipements informatiques : +38% en 4 ans

L’année passée, 568 équipes éducatives ont ainsi vu leur projet pédagogique soutenu en équipement par la Région Wallonne à concurrence d’un peu moins de 15.000 €. En même temps, 200 implantations scolaires ont été sélectionnées, elle aussi sur base d'un projet pédagogique, pour recevoir l'installation d'un réseau local et du wifi dans tous les locaux pédagogiques. Dans le cadre de la stratégie numérique «Digital Wallonia 2016-2019», le Gouvernement wallon compte soutenir 500 autres projets numériques chaque année, à tous les niveaux de l’enseignement. L’effet de cette politique se fait sentir. En 4 ans, (date du dernier baromètre), le volume d'équipements informatiques a progressé de 38%.

 

45% du parc acheté par les pouvoirs publics

En Wallonie, cela se traduit selon les enquêteurs par une moyenne de 11,2 terminaux numériques pour 100 élèves. Sans surprise, il s’agit essentiellement de postes fixes. Ils représentent 79 % du parc total pour 13 % de tablettes et 8 % de portables. Globalement, les pouvoirs publics sont intervenus à concurrence de 45 % dans les plans d’investissements des établissements scolaires (61% dans le fondamental et 40 % dans les autres niveaux).

 

Pas assez de haut débit dans les classes

Concernant l'accès à Internet, les politiques publiques menées en matière de connectivité portent leurs fruits : 88% des écoles reliées à Internet. Reste qu’il y a beaucoup à dire sur la qualité et la densité de cette connexion. Lors de l'enquête, un test visant à mesurer le débit de la connexion internet a été réalisé dans près de 2600 implantations. Les débits observés sont très variables sur l'ensemble du territoire et dans de nombreux cas, ils ne sont pas adaptés à un usage pédagogique massif. En effet, si 25% des lignes testées ont affiché un débit supérieur à 70 Mbps et 35 % un débit entre 30 et 70 Mbps, 29 % n'offrent qu'un débit de 10 à 30 Mbps et 11% n'atteignent même pas 10 Mbps. En Wallonie, le débit médian est de 36,8 Mbps.

Tags : école - agence conseil du numérique

Du 2 au 11 mars, 3ème édition du Hackathon Citoyens de Wallonie

Voici près d'un an que la deuxième édition de Citizens of wallonia 2017 s'est clôturée. Organisé par FutoroCité à Mons, ce hackathon citoyen a réuni quelque 82 participants répartis en 17 équipes qui ont développé pendant 48 heures des applications destinées à la cité.Cette année encore, du 9 au 11 mars, des équipes vont se mobiliser sur des problématiques plus diverses les unes que les autres, regroupées l'année passée en 3 grandes thématiques: la mobilité, la mise à l'emploi et les échanges entre citoyens et autorités publiques. Sans surprise elles restent bien prégnantes dans la liste de suggestions concoctée cette année par les organisateurs même si c'est la mobilité et la géolocalisation qui tiennent le haut du pavé.

 

Appli Parking

Ainsi la ville de Waterloo propose de plancher sur une appli pouvant, en fonction de la densité des parkings, donner priorité à certaines zones de délestage et organiser des navettes avec, pourquoi pas, la possibilité de les articuler avec des services de covoiturage et services de voitures/vélos partagé(e)s. La gestion intelligente de la mobilité figure aussi dans la liste de la Ville de Mons, qui souhaite accroître l'attractivité des parkings Achat-Minutes, l'idée étant de sensibiliser et convaincre les usagers de respecter la durée maximum de stationnement ou les alerter en cas de dépassement. Il s'agit aussi d'identifier les emplacements de parkings gratuits disponibles en ville et informer les usager en temps réel ou encore de fluidifier la circulation aux abords des écoles. Côté géolocalisation, il s'agit de trouver ici un co-voiturage, là un babysitter, une bonne table ou une ballade ou, en période automnale, de pouvoir localiser les lieux de chasse en fonction des dates et des coordonnées GPS des bois.

 

Mobilité, sécurité, citoyenneté

Les questions posées par la ville de Herstal illustrent bien l'air du temps. Comment faciliter la mobilité en milieu rural et urbain? Comment améliorer la sécurité du citoyen ? Comment améliorer l'efficacité énergétique? Comment améliorer l'accessibilité par les transports en commun ? Comment favoriser une mobilité respectueuse de l'environnement ? Comment impliquer le citoyen dans la gouvernance de la ville. Comment faciliter les interactions/contacts entre les citoyens et entre citoyens et villes et communes pour favoriser le travail collaboratif et l'esprit communautaire ?

 

Données ouvertes

Cette année, le concours accueille de nouveaux partenaires (NRB, Be Mobile et Wallonie en poche notamment) et propose un set de technologies et de données ouvertes très étendu: services publics de wallonie, Forem (infos moteurs recherche), gouvernement fédéral (5200 jeux de données), Ville de Namur (cartographie), Stib (trajets horaires, détail des arrêts), Office de tourisme de Wallonie (base de données Pivot des offres touristiques), Ville de Mons (données mobilités, urbanisme et développement durable). Multitel mettre à disposition des API permettant d'accéder aux données de parking de la Grand Place de Tournai. Be-Mobile permettra aux équipes de lancer des requêtes vers la base de données en open data des capteurs de stationnement de la ville de La Louvière. Les utilisateurs auront accès à 4 plates-formes de développement: IBM Cloud, Microsoft Azure, EnCo et Wallonie en Poche ainsi qu'aux services d'une quinzaine de coaches.

 

Ouvert à tous

Les équipes seront constituées de 7 membres maximum (2 minimum) avec une spécificité. Julie Roger, Responsable des Opérations FuturoCité: La première particularité de notre hackathon, outre le fait de mobiliser un grand nombre de participants, est le public auquel il s’adresse. En effet, contrairement aux hackathons traditionnels principalement constitués d’informaticiens, celui-ci est ouvert à l’ensemble des citoyens (techniciens bien sûr, mais également étudiants, start-ups, entrepreneurs, secteur public, makers, créatifs, porteurs de projets, …). Cette mixité dans les rôles et profils permet de mettre sur pieds des projets particulièrement riches en termes de diversité, de créativité ou de finalités. A noter comme temps fort la présence du Ministre Pierre Yves Jeholet lors de la cérémonie de clôture le dimanche après-midi pour les pitchs des projets et la remise des prix."

Tags : Hackathon

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