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A la découverte des EPN de la Région Wallonne en vidéo

 

Voici la seconde vidéo de notre chaine Youtube "A la découverte des EPN de la Région Wallonne" avec, à l'honneur, l'EPN de Bernissart et son animateur Patrice Moura. 

Nous souhaitons, à travers ces capsules vidéos, montrer ce que sont les Espaces Publiques Numériques et mettre en avant le travail au quotidien des animateurs multimédias. Le format choisi n'est pas anecdotique. La vidéo permet de toucher un plus large public. Les séquences, courtes et dynamiques, permettent à tout un chacun de découvrir ce qu'est un EPN, les activités qui s'y déroulent et le type de public visé (ou non) par ces espaces. 

 

 

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Les Smart Cities à l'épreuve de la citoyenneté numérique

La sixième édition du festival des arts électroniques organisé par le Bozar à Bruxelles du 14 au 30 septembre met à l'honneur l'Estonie, qui assure pour 6 mois la présidence du Conseil de l'Union Européenne. On pourra ainsi découvrir Demultiplexia, une pièce de cyberthéâtre, et The Archeology of the Screen, un panel de vidéos artistiques numériques. L'exposition de lancement de l'espace Bozar Lab, The Estonian Example, mettra également en lumière ce petit pays de 1,3 million d'habitant cité en exemple en matière de citoyenneté numérique.

 

Etat numérique

Si l'Estonie fait référence en matière d'Etat Numérique, c'est parce qu'elle a, dès son indépendance en 91, massivement investi dans l'e-gouvernement. En parallèle de la refonte complète de son système administratif et de la mise en place d'outils collaboratifs, la carte d'identité électronique multiservices a constitué un développement majeur à destination des citoyens. Lancée en 2002, elle donne accès à une série de services en ligne sécurisés. Couplée par la suite avec la signature électronique et un système d'identification mobile, elle permet aujourd'hui à tous les Estoniens de remplir leur déclaration fiscale, de valider en ligne des documents administratifs et fiscaux, d'acheter un ticket de tram ou une place de cinéma, de recevoir et transmettre de façon électronique des ordonances médicales, de voter ou de faire ses emplettes. En fait, cette carte électronique remplace bon nombre des cartes que nous utilisons : du permis de conduire à la carte bancaire en passant par les cartes de transport ou de services club. Aujourd'hui en Estonie, 98% des ordonnances médicales sont échangées de façon électronique et plus de 94 % des particuliers déclarent leurs impôts en ligne.

 

Favoriser la participation citoyenne

Fin 2014, l'Estonie a franchi une étape suivante en proposant aux non Estoniens le statut de e-Résident. Sans être estonien ni résident, ils peuvent acquérir une carte d'identité électronique pour accéder aux e-services estoniens. Pris sous cet angle, la citoyenneté numérique serait alors considérée comme la capacité à agir et à exister en tant que citoyen et à tirer parti des outils mis à disposition dans le cadre des différents plans d'action du numérique en cours. Eduquer à la citoyenneté numérique consisterait ainsi à aborder des thématiques comme l'identité numérique, les comportements citoyens en ligne. Il s'agirait aussi de faciliter l'appropriation des outils et la participation citoyenne aux différents projets d'animation numérique des territoires.

 

Risque de marginalisation

Bis repetitas : cela ne se fera pas sans une réflexion approfondie sur les moyens à mettre en place pour assurer l'inclusion numérique. Périne Brotcorne, chercheuse senior à la Fondation Travail-Université, qui mène avec le projet Idealic une enquête sur le sujet, pointe les dangers d'une logique d'une politique déconnectée des plus démunis qui pourrait à nouveau déboucher sur une nouvelle fracture numérique. « Une politique du tout au numérique », explique-t-elle dans le denier numéro de a revue Contraste des Equipes Populaires, « y compris dans notre vie quotidienne, risque d'amener à une reconfiguration des publics précaires et de la précarité. S'il n'y a pas une réflexion cohérente sur la stratégie d'une ville ou d'un pays sur les questions d'inclusion numérique et de son appropriation par les citoyens, ça restera toujours une frange bien précise de la population qui pourra se permettre de s'exprimer dans et en dehors du numérique sur des questions publiques. Ca risque même de marginaliser ceux qui ne s'en sentent pas capables. »

 

Le citoyen dans la Smart City

La digitalisation de l'ensemble des services comme celle mise en place en Estonie et comme celle programmée chez nous, pourrait bien pousser à l'isolement les publics précaires. Au moment où les projets de Smart Cities se multiplient, la question de l'appropriation par les citoyens, par tous les citoyens, de cette nouvelle dimension des territoires va de plus en plus se poser. Qui à quel moment est informé du projet, qui sera amené ou invité à y participer, à quelles conditions, avec quels objectifs ? Le 19 septembre prochain se tient à Marche en Famenne la deuxième édition du congrès-salon Smart City Wallonia, à destination des mandataires et des acteurs publics wallons. On suivra avec attention l'intervention de Juliette Picry (Ville de Mons), Tomaso Antonacci (Ville d'Aubange) et Nicolas Installé (Futurocité) sur la thémarique : « La participation citoyenne, quelle solution choisir? »

Tags : citoyenneté - territoire numérique - inclusion numérique

A la découverte des EPN de la Région Wallonne en vidéo

" A la découverte des EPN de la Région Wallonne" est notre nouvelle chaine de vidéos Youtube. 
Nous souhaitons, à travers ces capsules vidéos, montrer ce que sont les Espaces Publiques Numériques et mettre en avant le travail au quotidien des animateurs multimédias.

Notre réseau ne cesse de croitre. En effet, aujourd'hui ce sont près de 173 EPN ouverts et actifs dans toute la Région Wallonne. 

Le format choisi n'est pas anecdotique. La vidéo permet de toucher un plus large public. Les séquences, courtes et dynamiques, permettent à tout un chacun de découvrir ce qu'est un EPN, les activités qui s'y déroulent et le type de public visé (ou non) par ces espaces. La vidéo est de plus en plus utilisée par les internautes à défaut de la lecture de texte; l'utilisation des tablettes et smartphone ont un rôle à jouer dans ce changement d'attitude. Les vidéos permettent également un impact emotionnel et donnent la possiblité de recueillir toutes les informations nécessaires en quelques minutes seulement. 

Voici la toute première vidéo de l'EPN d'Enghien et l'animatrice Léna Donadello. 

 

 

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7 nouveaux EPN labellisés

7 nouveaux EPN ont été labellisés lors de la réunion du Comité de labellisation du 20/06/17.

Il s'agit des communes de :

  • Chapelle-Lez-Herlaimont
  • Fontaine-L'Evêque
  • Fosses la Ville
  • Ittre
  • Philippeville (EPN Mobile)
  • Seraing
  • Visé

Cela porte le nombre d'EPN à 173 sur 130 communes !

Tags : labellisation

Facebook, le portail de référence pour l'accès à l'information

Cela se confirme de plus en plus : les réseaux sociaux deviennent la porte d'entrée privilégiée vers l'information. L'année passée, l'Institut Reuters d'étude du journalisme de l'Université d'Oxford constatait au vu d'une enquête menée auprès de 50.000 personnes dans 26 pays européens que Facebook était utilisé pour ce faire par 44 % des répondants. C'est 4 fois plus que Twitter (10%) et que YouTube (19%), une domination accentuée par le lancement de formats d'affichages adaptés aux smartphones comme les «Instant Articles». Autre constat : 36 % des personnes font confiance aux propositions algorithimiques de classement et de hiérarchisation des contenus tandis que 30 % restent attachés au travail de hiérachisation opéré par les équipes éditoriales «classiques». L'avantage est donc bien en train de passer dans le camp des robots qui trient les flux d'information sur base de leurs propres indices de pertinence des contenus.

 

Les réseaux sociaux plus populaires que les journaux

Deux autres études qui se penchent sur la façon dont les jeunes s'informent enfoncent le clou. La première, réalisée au Quebec par le CEFRIO (Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations) indique qu'Internet constitue la principale source d'information pour 95 % des personnes interrogées dans la tranche d'âge des 18-24 ans. Cette tendance est confirmée en France par l'Observatoire du Webjournalisme qui a mené durant 3 ans une étude auprès des jeunes de la même tranche d'âge. Ceux-ci expliquent accéder à l'actualité de préférence via les réseaux sociaux (73%) plutôt que via les sites d'information. 1000 personnes interrogées indiquent y suivre l'actualité plusieurs fois par jour et 335 une fois par jour.

 

Infotainment

Mais il s'agit essentiellement d'une actualité de divertissement. Les sélections algorithmiques opérées par le réseau social débouchent sur un mélange d'informations décalées, humoristiques, anecdotiques et spectaculaires. Dans le fil d'actualité, les publications des médias traditionnels se mélangent aux blagues, clins d'oeil et autres canulars. Elles côtoient les fameuses «fake news», ces informations alternatives popularisées par Donal Trump. Les internautes en sont conscients : les informations circulant sur Facebook ne sont pas considérées comme réellement fiables : seulement 18 % des personnes interrogées les considèrent comme telles.

 

Fastcheck

Facebook, qui a été critiqué pour avoir eu une influence sur les internautes lors des dernières élections américaines en est conscient et travaille à améliorer ses algorithmes pour diminuer le nombre d'informations fausses. En parallèle, elle a lancé l'initiative FastCheck en collaboration avec les médias traditionnels. En france, elle a conclu un accord en ce sens avec l’AFP, BFM TV, France Télévisions, France Médias, l’Express, Libération,le Monde et 20 minutes. Les utilisateurs du réseau social sont invités, s’ils doutent de la véracité d’une news ou d’un partage, à le signaler. Ces alertes sont centralisées et transmises aux médias participant qui vont les analyser. Une fois l’information vérifiée et considérée comme fausse par au moins 2 médias partenaires, Facebook va signaler en bas de l’article par un pictogramme que sa véracité est mise en doute par les Fast-Chekers. En même temps, Facebook va réduire la visibilité de cette publication sur les fils d’actualité. Si l’Allemagne va participer à cette initiative, aucun accord de collaboration de ce type, pour l’instant, n’est actif chez nous.

 

Un rôle d'éducation aux médias de plus en plus important

On ne peut que se féliciter de cette initiatives. Reste que la circulation de l’information sur les réseaux sociaux fonctionne beaucoup sur le principe du biais de confirmation qui fait qu’on a tendance à sélectionner et à partager les informations qui vont dans le sens de ses opinions et de ses valeurs, et à ignorer celles qui les contredisent. Et donc le risque existe bel et bien que les «faits alternatifs» soient retenus s’ils vont dans le sens de la confirmation de l’opinion des utilisateurs. Comment agir à ce niveau ? Une fois de plus par l’éducation aux médias, une des missions des EPN qui, à l'évidence, est appelée à devenir de plus en plus importante.

Tags : réseaux sociaux

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Expériences artistiques en Cardboard

Si vous étiez à la rencontre des EPN en décembre 2016, vous êtes sans doute revenu avec un masque de réalité virtuelle. Qu'en est-il de vos explorations ? Ce cousin de l'Oculus Rift a-t-il trouvé son public ?  Il suffit de le relier à un smarphone pour qu'il fonctionne. Il permet surtout de visualiser des images de réalité virtuelle générées par des applications spécifiques, des prises de vues en 360 degrés et des vidéos. Voici donc, entre autres choses, une excellente occasion de faire le tour des galeries d'art du monde entier sans aucun frais ni dérangement, et ensuite d'accéder à des expériences immersives hautes en couleur.

Téléchargez l’application Arts & culture pour IOS ou Androïd. L’application vous propose des tours virtuels, il suffit de cliquer sur la visite de votre choix. Les visites proposées en version Cardboard sont identifiées par l’icône Google Carton. Vous vous déplacerez ainsi virtuellement comme dans un Street View en 3D. Voici quelques exemples de balades possibles.

The Peacock Room

The Peacock Room, la salle du paon, est au départ une salle à manger commandée par un riche armateur anglais, F.R. Leyland, pour accueillir des tableaux du grand artiste James Whistler. La pièce est entièrement décorée dans les tons vert, bleu et or : murs tapissés de cuir de Cordoue, porcelaines chinoises, boiseries et lustres à la mode japonisante forment un écrin merveilleux aux tableaux spécialement peints par Whistler. Mais l’artiste et son commanditaire se fâchent. Whistler se venge par un tableau qui sera finalement intégré à cet intérieur. La pièce sera ensuite entièrement rachetée, déménagera dans plusieurs maisons anglaises, puis traversera l’Atlantique pour aboutir dans une galerie de Washington. Votre visite de la Peacock Room vous permettra de suivre l’évolution de ce lieu beau et insolite, et son étonnant parcours.

L’épée Inariyama

En 1968, des fouilles archéologiques découvrent dans le tombeau d’un guerrier japonais datant à peu près de l’an 500 une grande épée de fer sur laquelle sont gravés en or incrusté plus de 115 caractères chinois. La lame est rouillée et émoussée, mais les caractères d’or parfaitement conservés. Observez ici de près cet objet extraordinaire, devenu depuis un trésor national du Japon.

Street art Réservoirs

Les grands réservoirs d’eau perchés en haut des immeubles font partie du décor familier des gens qui visitent les Etats-Unis. A New York, ils sont devenus très naturellement un espace d’expression prisé par les street-artistes qui, montés sur d’immenses échelles ou parfois accrochés par des câbles d’alpinisme, laissent libre cours à leur talent et à leur imaginaire.  Poésie, créativité, mystère sont au rendez-vous. Explorez donc cette facette méconnue de l’art urbain de la Grande Pomme.

Autre possible : les vidéos à 360 degrés

En vous abonnant à des chaînes Youtube, vous pourrez explorer des terres inconnues. L’application ARTE 360 nous fait vivre le cinéma autrement en entrant dans les décors de ses films préférés…

Ces nouveaux usages permettent de faire tomber la barrière entre le spectateur et l’œuvre d’art. Celle-ci n’est plus seulement un objet accroché au mur d’une galerie ou d’un musée, mais un univers à explorer et dans lequel on peut se promener. Entrez par exemple dans l’univers de Dali et de son célèbre tableau Réminiscence archéologique de l’Angélus de Millet. Une expérience immersive que n’aurait pas reniée le maître surréaliste.

Trop de monde devant la Joconde ? Une application permet d’admirer cette chère Mona Lisa de très près et d'admirer ce qu'il reste du travail fabuleux de Léonard de Vinci. On peut aussi épier une autre belle dame de l'histoire de la peinture : La Liseuse à la fenêtre de Johannes Vermeer. D'autres viendront certainement les rejoindre.  Préférez-vous faire un petit tour dans Le café de nuit de Van Gogh ? C'est possible ici.

Ainsi, la réalité virtuelle permet aux spectateurs de trouver de nouvelles formes de contemplation et aux artistes de nouvelles formes d’expression. Et quoi de plus réjouissant que de créer soi-même ses images pour les visionner avec son casque ? L’application Google Cardboard Camera transforme vos photos en expérience de réalité virtuelle et c’est d’une facilité déconcertante !

Pour en savoir plus sur les applications du cardboard, cliquez sur ce lien.

A vos Cardboards toutes ! Bon périple !

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Belgique, Mode d'Emploi : une carte libre des ressources solidaires

Au départ, le projet s’appelait «Bruxelles, Mode d’Emploi». L’idée : regrouper sur une carte écrite en logiciel libre un maximum de ressources locales partagées, mettre les acteurs en réseau et éclairer leurs actions. Vu le succès de l’outil, ses concepteurs ont décidé d’en étendre l’utilisation à d’autres localités de Belgique. La carte interactive des ressources solidaires «Belgique Mode d’Emploi était née». Elle a été imaginée par Dewey, une ASBL qui soutient à Bruxelles des initiatives de presse locale (Dazibao à Saint Gilles, What For à Watermael-Boitsfort et Ezelstad à Schaerbeeck) et se spécialise dans le développement d’outils cartographiques.

Et les EPN ?

Pour financer le projet, Dewey a fait appel au Crowfounding et récolté 5400 €. 4000 € ont servi à rémunérer l’équipe du HackerSpace de l’ULB, qui au départ s’était lancée sur base volontaire. En 9 journées de développement environ, Sacha Cochinsky, Nikita Marchant, Mathieu Simonson, Victor Wiard et Emilie Windels ont développé une carte inventaire des bons tuyaux en région bruxelloise, en regroupant les ressources en catégories : lieux d’apprentissage, de culture, d’entraide, de récupération, de réparation. L’argent restant a été utilisé pour la communication et l’organisation de cartoparties pour enrichir une carte qui couvre aujourd’hui l’ensemble du territoire belge. Parmi les améliorations à envisager, l’intégration dans la structure du site d’une catégorie propre liée aux Espaces Publics Numériques, d’autant plus qu’ils sont cités comme lieux de référence pour l’organisation de carto-ballades.

Intégration dans OpenStreetMap

«BME a été développé par des programmeurs désireux de défendre le logiciel libre et le faire dans un but associatif. Nous avons créé une première version de la carte en mai 2015 et une deuxième en novembre 2015. Ensuite – au terme de notre collecte de fonds du printemps 2016 – nous avons pu développer avec la Société Coopérative Champs Libres une troisième version, plus collaborative, qui a été mise en ligne en septembre de l’année passée.» En avril dernier, nous avons mis en place une nouvelle «feuille de route», un nouveau Wiki et nous sommes répartis en trois groupes de travail : «charte & wiki», «accessibilité» et «intégration OSM » : nous voulons en effet que la carte puisse évoluer et vivre sa propre vie grâce à la communauté OpenStreetMap».

Mettre en valeur les biens communs

Dans l’esprit du logiciel libre, la création de l’outil repose sur des structures ouvertes, de partage et de mise en réseau des données : «Belgique Mode d’Emploi participe à mettre en valeur les biens communs et les ressources partagées . C’est la protection de ces ressources qui nous permet de résister aux forces qui peuvent parfois nous désolidariser, nous diviser, nous isoler les uns les autres. C’est la protection et le développement de ces ressources communes (en matière d’habitat, d’alimentation ou de santé) qui nous permet dès aujourd’hui de créer ensemble un monde plus ouvert, plus raisonnable, plus solitaire.» Un monde que la carte rend un peu plus visible...

Tags : carto-ballade

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Remue-Méninges numérique le 24 mai chez PointCulture

Au cours de sa deuxième saison du cycle de conférences « Pour un numérique humain et critique », PointCulture continue à explorer les manières invisibles dont le numérique façonne nos vies en échappant aux radars démocratiques, avec toujours un oeil sur l’émergence de nouveaux communs et ce qui essaie de faire obstacle à cette émergence !

 

Si vous avez aimé ceci, vous aimerez aussi cela...

C’est de cela dont il est question le 24 mai prochain, avec une journée de «Remue Méninges» centrée sur les alternatives numériques non marchandes à une recommandation culturelle de plus en plus commandée par les algorithmes. Pierre Hemptinne, Directeur de la médiation culturelle chez PointCulture: «La place prépondérante des outils numériques produisant du conseil enferme la recommandation culturelle dans un circuit court illustré par la célèbre formule: «Si vous avez aimé ceci, vous aimerez aussi…».

 

La musique colonisée par les algorithmes

C’est le domaine de la musique qui a été le plus vite et le mieux colonisé par les algorithmes. « A une époque nous avons un peu échangé avec Numédiart, autour de notre programme Archipel justement, pour voir si des algorithmes pouvaient contribuer à de la recommandation sur des produits culturels singuliers, atypiques, ou sur base de ressentis humains personnalisés. On n’a abouti à rien. Les algorithmes doivent pouvoir se baser sur des éléments stables, répétitifs, standardisés, identifiable par un ordinateur, calculables. Cela donne des outils géniaux pour certains types de requêtes. Mais ça ne permet pas de tout chercher. »

 

Formatage des goûts

«Après, il y a, je pense, des effets de cercles vicieux qui se mettent en place. On va privilégier des formes esthétiques correspondant à la recherche par algorithmes, ce sera une chance supplémentaire d’être trouvé sur Internet. Comme dommage collatéral, cela contribuera à rendre encore moins désirables les musiques qui échappent aux algorithmes les plus courants. Voici un mécanisme de formatage des goûts, des pulsions, et qui, mine de rien, facilite l’exclusion, le désintérêt pour ce qui est différent. Tous les secteurs pour lesquels l’émotion tient une place importante dans l’impulsion d’achat vont suivre le même sort que celui de la musique. La littérature, les locations de vacances, les restaurants et le gisement immense de la consommation compulsive, asticotée par les big data, les recommandations géolocalisées, en live… Tout ce qui dans la vie ordinaire peut être pris en charge par des robots, et devenir rentable à condition de modéliser les «attentes» des consommateurs. C’est l’intime qui est visé par le marketing qui sait merveilleusement bien exploiter le numérique.»

 

Retours d’expérience

«Il faut au contraire ouvrir le jeu, élargir le champ des expériences culturelles possibles, susciter les bifurcations et les surprises. Dans cet esprit la recommandation culturelle est pensée comme une dynamique qui facilite l’émergence de communs de la culture ». Et pour ce faire, pourquoi ne pas s’appuyer sur le numérique, sur des briques techniques open source qui permettent de produire, partager et transmettre sans formatage ? Mélangeant retours d’expérience (cartographie culturelle, réseaux sociaux à algorithme humain,…) et forum ouvert, la journée du 24 mars, qui sera suivie d’une formation à la rentrée, a pour objectif de réfléchir à la mise en place d'un réseau collaboratif de recommandation culturelle « plus critique et humain » permettant de s'émanciper du pouvoir de recommandation, voire de prescription algorithmique. Comment concevoir un projet centré sur les usages culturels ? Comme mettre les logiciels libres et la géolocalisation au service de la recommandation culturelle ? Quelles sont les contraintes techniques ? Comment mettre en place des techniques ouvertes appuyées par des ateliers destinés à des communautés locales ? Quelles sont les solutions existantes pour s'émanciper des GAFAM grâce à des collectifs d'hébergeurs alternatifs ? Quelle plate-forme numérique pour construire un réseau à dimension humaine ? Quels outils collaboratifs ouverts et fonctionnels pourraient adopter les acteurs culturels ? Autant de questions qui seront sur la table...

Tags : culture numérique - Médiation Numérique - Logiciels Libres

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Projet 109 : des échanges intergénérationnels au service de l'emploi

Avec le projet 109 lauréat de l’appel à projet EPN 2016, il s’agit d’accompagner des primo-arrivants, des jeunes étrangers naturalisés belges, ainsi que des belges issus de l’immigration de deuxième et troisième génération et faciliter leur intégration sur le marché du travail

 

Comment ? En s’appuyant sur le numérique pour organiser des parrainages qui mettent en contact, à Liège, des jeunes chercheurs d'emploi issus de l'immigration avec des seniors (pré)retraités expérimentés, idéalement du même secteur de recherche, afin que ces derniers les soutiennent et les encadrent dans leur recherche d'emploi. L’objectif est donc double : d’une part accompagner les retraités qui ont envie de s’investir en partageant leur expérience et leurs réseaux avec les jeunes migrants et soutenir les migrants dans la recherche d’un emploi.

 

CV et capsules vidéo

En terme d’équipements, le budget obtenu a permis l’achat de 2 rétroprojecteurs et d’un serveur portable pour des sessions de formation de 3 jours destinées aux seniors désireux de s'informer de la réalité des migrations. Une caméra avec micro et un appareil photo numérique permettront de simuler les entretiens d’embauche dans les secteurs professionnels où ont évolué les seniors et où les jeunes migrants pourraient postuler. Un tableau blanc numérique et 3 ordinateurs destinés à des ateliers spécifiques dédiés à la création numérique de CV et de capsules vidéo complètent le dispositif.

 

Renforcer la cohésion sociale

20 duos devraient se former grâce à Sputnik. Mauricette Crutzen «Actuellement, une douzaine d’entre eux sont formés. Nous souhaitons implémenter un réseau de parrains qui se rencontrent régulièrement pour pointer des problèmes rencontrés ou souligner des réussites. Un site Internet reprend les savoirs capitalisés par ces duos avec les coordonnées des seniors qui souhaitent se mettre à la disposition d’un duo. Chaque duo du projet Sputnik créera du savoir unique qui peut servir à l’ensemble de la communauté du projet de l’ASBL et renforcer la cohésion sociale. Dans ce même objectif, nous voulons proposer aux jeunes migrants de transmettre leurs connaissances du numérique aux plus âgés. »

 

3 journées de formation

Les parrains (employés de plus de 50 ans et retraités) reçoivent une formation de 3 jours. La première fait le point sur les notions d’identité et de culture, ainsi que sur les enjeux de la communication interculturelle. Lorsx de la deuxième journée, les participants ont pu tester leurs connaissances relatives à l’histoire et aux causes de la migration, avec un focus sur la situation migratoire en Belgique. La troisième journée a été consacrée à la notion de parrainage et aux situations problèmes auxquels les parrains pourraient être confrontés.

 

Pour d’autres EPN

Selon le Monde des possibles, le modèle est transférable. Mauricette Crutzen: «La notion de parrainage de seniors articulée aux besoins des jeunes migrants est transférable dans d'autres contextes d'EPN. Enrichie par une réflexion des seniors et des migrants sur leurs actions respectives, nous veillerons à identifier les connaissances pour qu’elles soient transférables, transmissibles auprès d’autrui. Il s’agira par exemple de documenter les duos et leur expérience leur commencement, leur évolution, les pièces et les obstacles, les stratégies adoptées, les résultats obtenus. Via le site Internet, cette connaissance deviendra transférable et réutilisable pour d’autres EPN intéressés.

Tags : Intergénérationnel

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EPN'WAL 2017 : Appel à projets vers les EPN de Wallonie labellisés

Dans le cadre de  Digital Wallonia, la stratégie numérique décidée par le Gouvernement wallon qui s’intègre dans la dynamique transversale du Plan Marshall 4.0 dont l’axe 5 vise à soutenir l’innovation numérique, Monsieur le Ministre Marcourt a voulu que les EPN soient des outils privilégiés de renforcement de l’inclusion numérique des citoyens. Pour cela, cet appel à projets offre aux EPN de Wallonie la possibilité de recevoir une aide visant à subsidier des projets dans lesquels les TIC seraient utilisés comme un outil mis au service de la réalisation d’un projet de développement social.

Objectifs de l’appel à projets

L’objectif général de cet appel à projets est de soutenir l’émergence d’initiatives créant une plus-value sociale par l’utilisation des TIC, en ce qu’elles créent du lien social, renforcent l’inclusion, favorisent la participation citoyenne et encouragent les pratiques collaboratives. Plus spécifiquement, l’appel à projets entend, par exemple, contribuer à :

  • Soutenir des initiatives qui créent du lien social, aident à la reconquête de l’estime de soi, favorisent de nouvelles formes de solidarité et valorisent les initiatives des personnes et des associations.
  • Accompagner la mise en réseau des acteurs locaux actifs en matière d’inclusion sociale au sens large. Internet doit être en effet un moyen de favoriser le travail en réseau des associations et des acteurs du service public, et d’améliorer l’accès aux services pour les habitants.
  • Faciliter l’expression multimédia, c’est-à-dire favoriser un apprentissage de l’écrit public qui donne à voir les activités des uns et des autres, met en relation, dynamise le débat public et crée de nouvelles richesses. Apprendre à écrire avec le multimédia sur le web avec la photo, l’image ou la musique sont des habiletés, des moyens de communiquer dont il faut faciliter l’accès à tous.
  • Soutenir la mutualisation et les pratiques de coopération – L’internet est le creuset de pratiques renouvelées qui s’articulent autour de la coopération et la constitution de biens communs. Cet appel à projets aidera les initiatives qui favorisent de nouvelles dynamiques de coopération, mutualisent des outils, mettent à disposition des contenus ouverts et des logiciels libres.

Candidature

Le  formulaire de candidature doit être envoyé  pour le 09 juin 2017 au plus tard. Ce formulaire  doit permettre aux  répondants d’affiner leur projet et de le présenter sous des formes comparables.

Découvrez le texte de l’appel à projet dans notre rubrique "TIC"  et  téléchargez le formulaire de candidature.

 

Tags : appel-à-projets

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