Le blog

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Quand les EPN se font leur cinéma

C'est dans le cadre de sa mission d'éducation permanente que Jean-Philippe Delobel, animateur-réalisateur de l'ASBL Clara, a pris contact avec Bart Dehennin de l'EPN de la commune d'Hotton. "J'y ai collaboré voici quelques années. Chez Clara, je suis responsable d'animation multimédia en éducation permanente. Tout naturellement, j'ai songé aux EPN. Ils drainent un public intéressé par le numérique et les médias et sont des lieux d'échanges et de réflexions citoyennes. L'idée était de travailler à la réalisation d'une vidéo d'éducation permanente sur un sujet de société. C'était en octobre 2015. On a présenté le projet et lancé une invitation à la population. Des gens se sont montrés intéressés, un groupe de 7 personnes s'est constitué et on a démarré le mois suivant."

 

Notre assiette à échelle locale

"Le principe: on part d'une feuille blanche et on réfléchit à des thématiques. Très rapidement, l'alimentation est venue sur le table." Durant 2 mois, on s'est rencontré chaque vendredi après midi pour concevoir et réaliser ensemble un documentaire." C'est ainsi qu'un groupe d’usagers de Biblio'Tic est allé à la découverte de producteurs riches de leur sens du goût, des 4 saisons et de la rotation des cultures. "Chacun prend la casquette de scénariste et de réalisateur. Mon rôle est d'animer et de penser en terme de réalisation. Je suis épaulé par un collègue cameraman. On va le plus loin possible dans l'expérience avec le groupe. Il n'y a vraiment que le montage final qui est réalisé en studio à Bruxelles. Le résultat «Notre assiette à échelle locale" sera diffusé lors d'une animation débat en avril 2016 à la salle paroissiale de Hotton, puis en septembre à La Roche. L'expérience s'étant révélée fructueuse, Jean-Philippe a décidé de transformer l'essai.

 

5 femmes d'exception

"Je collabore pour l'instant avec l'EPN de Quaregnon. Geoffrey Mincke y anime (notamment) un groupe multiculturel qui s'appelle "Lady Clic". Ils avaient déjà produit quelques petites capsules vidéo sur la thématique de la femme dans la société. On s'est mis d'accord sur le projet et on a démarré en octobre de l'année passée, avec une rencontre chaque mercredi matin, toujours sur le même principe de la feuille blanche. On a réfléchi à une trame de fond et un mot a surgi : émancipation. Le groupe a décidé de rencontrer 5 femmes, pas spécialement médiatisées, dont le parcours de vie se distingue par une dimension émancipatrice. Le film est pratiquement fini. On est en plein montage, on cherche encore un titre. On a encore 2 journées de travail et puis on organisera la diffusion." A noter que Clara organise une petite dizaine de vidéos chaque année : «Les EPN intéressés peuvent me contacter. L'animation est gratuite car elle est réalisée dans le cadre de notre mission d'éducation permanente. On aime bien faire bouger les choses, jeter d'autres regards et puis on essaie de donner une vie au film, de favoriser sa diffusion. Ainsi depuis peu, les films sont diffusés sur la 3 à la RTBF. » "Notre assiette à échelle locale " passera le 24 janvier prochain à 22h40. " La trame du scénario ? La confection d’une potée ardennaise à partir de produits du terroir dans les cuisines de la brasserie du Tiroir des Saveurs, à Marche. Avis aux amateurs...

Tags : Vidéo

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Namur au cœur des Interférences (KIKK)

Le KIKK Festival : est un événement international à la croisée de la technologie, des arts visuels, de la musique, de l'architecture, du design et des médias interactifs.... Depuis 6 ans, ce festival des cultures numériques s’installe à Namur et accueille plus de 5 000 participants venus de 49 pays différents. En novembre 2016, il était placé sous le signe des « Interférences » ; l’occasion de découvrir un éventail de technologies et d’artistes issus de nombreuses disciplines.

 

Avant même de démarrer le parcours in situ, le graphisme du site du KIKK 2016 émerveille : une bulle irisée, une boule de cristal liquide nous fait voyager dans les méandres de l’imaginaire. On  pourrait s’attendre à ce qu’un tel événement ne soit réservé qu’à un public exigeant et connaisseur. Pourtant, ce festival des cultures numériques et créatives, pointu du point de vue technologique, se révèle aussi grand public, accessible et ludique car il touche à notre quotidien. Son objectif est simple : nous inspirer, nous accompagner dans une exploration des possibles, faire vibrer nos ondes et cordes sensibles, réveiller nos sens et plonger dans des univers insolites et décalés. Pari réussi puisque nous y avons fait de belles découvertes digitales et reçu de nombreux chocs visuels dans des lieux qui se répondent à la frontière entre art, économie et sciences.

 

Le KIKK Market

Sous un chapiteau de 500 mètres carrés, ce marché aux innovations donne à voir un éventail de projets comme celui de Food-printing où une imprimante 3D à chocolat est proposée par la Smart Gastronomy Lab de Gembloux pour réinventer l’art culinaire de demain, ou celui de la société Timmpi avec Subpac qui nous fait ressentir la musique dans le corps par vibrations rien qu’en enfilant un sac à dos futuriste,  ou encore le canoë pliable Onak venu de Belgique, aux allures d’Origami qui se plie, se déploie et se replie avec une facilité déconcertante. Dans cet espace de démonstrations, on trouve des jeux de construction en bois associés à de la réalité augmentée, des drones, des interfaces pour manipuler la musique à la manière d’un chef d’orchestre digne de Harry Potter. C’est donc l ‘occasion rêvée pour rencontrer les nombreuses startups qui présentent leurs produits et nous permettent d’imaginer les usages de demain dans les EPN.

 

Le Little KIKK Festival est l’espace dédié aux enfants entre 6 et 12 ans qui leur permet de découvrir des technologies nouvelles tout en s’amusant. Un véritable bac à sable numérique avec des projections interactives pour danser, des combats de robots, des animations avec l’ASBL Action Médias jeunes qui initie petits et grands à la magie du Cinémagraph et du GIF (voir toutes les réalisations sur : http://kikk-cinemagif.tumblr.com/)

 

En plus d’une superbe exposition,  d’ateliers pour mettre la main à la pâte et comprendre les différentes étapes d’un processus créatif, des conférences ont permis à de prestigieux invités (artistes, designers, développeurs, chercheurs…) de nous faire découvrir leur parcours.

 

Voici une sélection de petits miracles pixellisés pour enchanter le  réel où le dialogue avec les technologies et l’imaginaire des artistes fait exister des espaces invisibles. Dans tous les projets présentés, les capteurs et logiciels n’ont aucune imagination : la plupart utilisent des outils artisanaux, des technologies low-cost et c’est l’humain qui est placé au cœur de la démarche pour créer des interactions sensibles entre le numérique, la danse, le dessin, le livre, le design, la typographie… C’est la puissance d’évocation du numérique qui permet de créer ces images et de rendre visible l’invisible.

 

Adrien M. et Claire B.

Le mouvement de l’air : https://www.youtube.com/watch?v=xsskbGYq7lc

Une rencontre toute en poésie de la danse et des arts numériques. Quand la lumière rencontre la matière et que les images deviennent les partenaires de jeux des danseurs. L’algorithme se transforme en personnage pour évoluer dans l’espace en temps réel.

La neige n’a pas de sens : https://vimeo.com/161944781

Leur dernière création est un livre où la page est imaginée comme le plateau des spectateurs. Des œuvres en réalité augmentée introduisent le mouvement dans leur monographie consacrée à leur processus de création.

 

Joanie Lemercier

Nimbes : https://vimeo.com/111997965

Le travail de Joanie Lemercier s’inspire de l’observation de la nature, de l’utilisation de la lumière pour augmenter le dessin et d’algorithmes pour générer des paysages à l’infini.

 

Gaël Hugo

Ce designer interactif suisse est un être hybride qui mêle mathématiques, art, design, design graphique, design de production, scénographie, imprimé et enseignement pour créer une discipline fédératrice.

L’agence One more Studio : http://www.onemore-studio.com/?project_id=154

 

Akufen

Un studio de création canadien pas comme les autres qui mène des projets documentaires interactifs comme le Journal d’une insomnie collective où l’internaute a un rôle à jouer dans l’histoire. Il développe aussi des sites décalés comme Dada Data, projet digital fait d’exercices Dada interactifs en rafale, d’un anti-musée web et d’un Dada-Block pour remplacer les pubs par des œuvres d’art : http://dada-data.net/fr/block

Et le carte de Noël la plus cool est décernée à…? http://www.danstapub.com/la-grande-branlette-de-noel-une-competition-interactive-entre-agence/

 

Superscript2

Superscript au carré est un studio de création graphique touche-à-tout : de l’édition à la typographie, des médias numériques à la communication visuelle. Pour l’édition 2016, les deux comparses Pierre Delmas Bouly et Patrick Lallemand ont présenté brillamment leurs meilleurs projets ratés ! La stratégie de l’échec est une réussite : http://www.super-script.com/dead_site/

 

Stefan Sagmeister

Designer mondialement reconnu et fondateur de l’agence new-yorkaise, Sagmeister & Walsh parle de son métier avec enthousiasme en nous révélant sa méthode infaillible : pour commencer à réfléchir sur le design d’un objet, il faut partir d’un tout autre objet !

Et pour commencer l’année 2017 en apesanteur : https://www.youtube.com/watch?v=9-Knm_PbzHA

 

De nombreux festivals permettent d’apprécier ces nouvelles écritures mais le KIKK reste une référence incontournable. Alors, rendez-vous pour l’édition 2017 ?

 

Tags : culture numérique

Nos meilleurs voeux pour 2017!

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11 nouveaux EPN labellisés!

Dans le cadre du Plan Digital Wallonia, le Gouvernement wallon a tenu à renforcer le rôle joué par les EPN dans le cadre de l’inclusion numérique des citoyens de trois manières complémentaires :

  • en consolidant l’accompagnement et l’animation du dispositif EPN ;
  • en organisant et finançant deux appels à projets à l’égard des EPN existants (le premier lancé en mai 2016 s’est terminé par l’annonce de 34 lauréats) ;
  • en finançant l’équipement informatique de 100 nouvelles structures, moyennant le respect de certaines conditions et sur base d’une évaluation par un jury du projet proposé par l’EPN.

Un subside de 8.000 € à utiliser exclusivement pour l’achat de matériel informatique destiné au public cible peut être obtenu lors de la création d’un nouvel EPN moyennant le respect des conditions d'un engagement d'une activité de  minimum de 24 mois et de répondre aux engagements liés à l’octroi du label et repris à l’article 7 de la  Procédure de labellisation des EPN de Wallonie.

Dans ce contexte, 11 EPN ont été labellisés ce VE 02/12 à la 12° Rencontre des EPN de Wallonie :

  • La maison des jeunes de Quiévrain
  • L'ASBL "Club Artisanal et Culturel" de Tamines
  • La bibliothèque communale d'Anderlues
  • L'EPN de Ouffet
  • La bibliothèque communale de Fontaine L'Evêqu
  • L'ASBL "Formathé" de Seraing
  • La bibliothèque communale de Morlanwelz
  • L'EPN de Remouchamps
  • La bibliothèque "Au temps lire" de Quiévrain
  • Le Plan de Cohésion Sociale de Jemeppe/s/Sambre avec son EPN mobile
  • L'ASBL "Centre d'Orientation et de Formation" COF d'Amay

​Avec les 15 EPN délabellisés en novembre (EPN déclarés fermés ou constatés comme fermés), le Réseau des EPN compte aujourd'hui 152 EPN actifs (et 113 communes wallonnes).

Tags : label - labellisation

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L'EPN Gens Clic  lance les RegArts Numériques

Exprimer ses émotions, sa passion, son style à travers une ou plusieurs techniques d'art numérique. Le projet RegArts Numériques de l'EPN Gens Clic de Nivelles figure parmi les 3 premiers lauréats de l'appel à projet EPN'Wal 2016. Il veut répondre aux besoins de créativité souvent exprimé par les usagers de l'EPN

 

L'objectif est de permettre aux participants de parcourir un grand nombre de champs possibles en expression numérique, de stimuler l'utilisation du multimédia. RegArts Numériques vise également à susciter l'intérêt des citoyens de la région en organisant des ateliers spécifiques en extérieur pour découvrir des lieux d'intérêt régionaux.

 

Distinguer une photo truquée ou retrouchée
 

Géraldine Masse, animatrice multimédia: «Grâce à la mutualisation des ressources (matériel, tutoriaux, logiciels libres) et aux créations de chacun, les participants pourront expérimenter, tester, bénéficier de l'expérience des autres personnes du groupe. Parallèlement aux objectifs centrés sur les aspects artistiques, ce projet vise également l'acquisition d'un esprit critique face aux productions rencontrées dans la presse et sur Internet afin de montrer que la photo n'est pas forcément garante de l'authenticité de ce qui est montré. Chacun pourra reconnaître une photo truquée, retouchée, différencier une information réelle d'un hoax…»

 

Peinture numérique, retouche photo, production et diffusion
 

RegArts Numériques comprend une série d'ateliers et d'activités qui doivent aboutir aux créations : utilisation d'une tablette graphique pour de la peinture numérique, prise en main d'un appareil photo, initiation à la retouche photo, mise en place d'un lexique reprenant le vocabulaire spécifique à l'art numérique, techniques de production (mise en ligne, création d'un livre numérique) et de diffusion. Le site de l'EPN de Nivelles proposera des ressources d'apprentissage dynamiques en liaison avec les thématiques des ateliers : tutoriaux, liens vers des sites utiles, vers des vidéos de Youtubers répués dans le domaine abordé. Elle comprendra également une partie réservée aux commentaires, avis/astuces rédigés par les participants.

 

Tous les logiciels utilisés sont libres
 

Les séances sont ouvertes à tous sur inscription. «Il s'agit en effet d'ateliers à la carte, aucune obligation de suivre tous les ateliers. La durée des ateliers variera en fonction du thème, des paramètres concrets de la séance. Par exemple, une retouche photo au sein de l'EPN durera 2h maximum tandis qu'un atelier de photo macro dans la nature sera moins évidente à fixer dans la durée. Des paramètres comme la météo, la luminosité et la présence d'insectes seront à prendre en compte. Les outils utilisés seront excluvisement libres (Gimp, XnView, Krita). Géraldine Masse : «Le libre est un mouvement qu'il faut défendre, vu le principe d'équité d'accès au numérique que soutient les EPN. Je n'imagine pas imposer des logiciels propriétaires alors que des alternatives libres permettent un travail de qualité.»

 

Exposition virtuelle et réelle
 

Les créations seront mise en ligne dans une expo virtuelle sur le site de l'EPN. «Lorsqu'elle sera suffisamment riche, une exposition classique verra le jour dans la salle d'expo du Centre Culturel de Nivelles. Les productions réalisées à l'EPN de la Commune et du CPAS de Sombreffe seront également exposées dans cet espace.

Tags : citoyenneté - multimédia

Associalibre & Educalibre 2016 : des outils libres pour les EPN

Pour la deuxième fois consécutive, Abelli, l'Association Belge de promotion du Logiciel Libre, organise le 28 octobre prochain une journée de conférences et d'atelier à destination des associations. Elle aura lieu à l'espace Coop d'Anderlecht et proposera une déclinaison particulière à l'intention des enseignants, formateurs et animateurs.

Degooglisons Internet Saison 3

L'un des points d'orgue d'Associalibre-Educalibre sera la conférence de Pierre-Yves Gosset, Délégué Général de  Framasoft. En 2004, ce réseau d'éducation populaire français a lancé la campagne «Degooglisons Internet ». Avec une feuille de route de 3 ans, Framasoft a entrepris de développer toute une série de services libres et éthiques (stockage, cloud, hébergement de fichiers, tube vidéo, listes de diffusion, micro bloggins et blogs) en alternative aux services propriétaires de ceux que l'on appelle parfois les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft).

5 nouveaux services

Pour l'instant, une trentaine de services sont disponibles. A côté de Framadate (alternative à Doodle), Framapad (au lieu de Google Google Docs) et Framasphere (le Facebook sans publicité ni intrusion dans la vie privée) qui sont “opérationnels”, Framasoft planche sur des alternatives à Google Search (Framasearch), YouTube (Framatube) ou encore Gmail (Framamail).  Début octobre, Framasoft a entamé sa 3ème (et dernière) année en fanfare avec 5 nouveaux services disponibles. On pourra ainsi découvrir Framalistes pour la création et la gestion de listes de diffusions, en lieu et place de de Google Groups. Framanotes est l'alternative d'Evernote et Framaforms de Google Forms.  Pierre-Yves Gosset: «Nous lançons également Framatalk pour que le verbe «Skaïper» ne soit plus qu'un mauvais souvenir et Framagenda pour mettre fin à l'espionnage des Google/Apple/Microsfot agenda.»

Un environnement de travail sécurisé et confidentiel sur clé USB
A côté de classiques comme la suite bureautique LibreOffice ou Claroline, on pourra découvrir une clé sécurisée, Freeduc-USB, qui permet de transporter son environnement de travail. Georges Khaznadar, professeur de physique au lycée Jean-Bart à Dunkerque: «Il suffit de l'insérer dans tout type d'ordinateur, y compris une machine Apple pour retrouver son environnement logiciel et ses données personnelles sous environnement libre. Travaillez, enregistrez, puis repartez. Il ne reste pas de trace sur l’ordinateur, tout est dans votre poche! Cette clé vive, basée sur le système Knoppix et la distribution Debian gnu-linux, est disponible avec différents logiciels embarqués  : Auto-QCM pour la création de questionnaires à choix multiples, LaTex pour la gestion de textes scientifiques, Knowims, un serveur d'exercices en langue et disciplines scientifiques ou encore. Last but not least : en configuration kiosque multimédia, votre ordinateur projecteur se transforme en borne de consultation interactive.»

Transformer son ordinateur-projecteur en tableau blanc interactif
L'atelier VMarker devrait retenir l'attention de nombre d'EPN et d'écoles n'ayant pas les budgets suffisants pour les tableaux numériques «classiques». Il propose en effet aux participants de découvrir comment transformer son ordinateur-projecteur en Tableau Blanc Numérique Interactif tout simplement grâce à un petit boîtier économique et à OpenBoard, un logiciel d'assemblage de contenus didactiques. Avec un stylet, il est possible d'interagir avec les différents logiciels sur le tableau, sans utiliser d'encre!

Sortir du GAFAM

Pourquoi une déclinaison à destination des enseignants et des animateurs ? Marc Van Craesbeeck, administrateur Abelli : «À notre avis, mettre le monde de l'enseignement, de la formation et de l'animation uniquement entre les mains des géants du GAFAM serait une erreur consternante. Nous souhaitons faire savoir qu'il existe des alternatives libres et sécurisées existantes.  Nous espérons cultiver ainsi une sensibilisation à la décentralisation de nos données privées afin d'induire une meilleure prise en main de notre responsabilité numérique collective.»

Tags : Logiciels Libres

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Objectif ville : recherche d'emploi et carte interactive à l'EPN de Châtelet

Pour les demandeurs d'emploi de 18 à 24 ans, la Funoc et Lire & Ecrire Charleroi Sud-Hainaut organisent d'avril 2016 à décembre 2018 huit modules de 12 semaines de formation pour réaliser une carte interactive de Charleroi et de Châtelet. L'EPN de la Régie des Quartiers de Châtelet collabore à ce projet financé par le FSE en accueillant les participants une fois par semaine. Le premier module s'est déroulé au printemps dernier. Le deuxième est en cours. L'objectif du projet? Animer un groupe à intérêt commun visant à la resocialisation, l'autonomisation et la création d'un projet socio-professionnel à travers la réalisation d'un plan interactif de la ville de Châtelet. En transversal, l'acquisition ou la confirmation de compétences en communication orale et écrite et en pratiques numériques.

 

Sortir de l'isolement

Deux personnes travaillent sur le projet : un formateur, Fady Solhi et une chef de projet,  Ingrid De Souza : «Pour les stagiaires, le fait de participer à cette formation est un moyen de sortir de l'isolement. En plus de se promener dans la ville de Châtelet (ils y réalisent des micro-trottoirs, qui servent d'entrainement de base aux enquêtes de terrain) et de connaître les lieux d’enquête, les stagiaires apprennent à travailler en équipe et à partager leurs expériences. Dans notre calendrier il y a 3 rencontres prévues avec le groupe homologue issu de la Funoc, des sorties culturelles, et aussi une activité ouverte pour la clôture de la session. »

 

Savoir-faire numériques

Côté EPN, il s'agit d'aborder les savoir-faire numériques en lien avec la recherche d'emploi et la réalisation d'une carte interactive. «Nous travaillons certaines compétences de base comme le traitement de texte, la création d’une adresse mail (étonnement, il n’en n'ont pas tous une), la recherche ciblée ou encore la maîtrise des outils liés à la recherche d’emploi et formation proposés par le Forem et les boîtes d'interims. Nous planchons aussi sur la création de CV et la rédaction de lettres de motivation.»

 

La Baraka

La formation débute par une projection de Baraka. Sans dialogue, ce film est une réflexion sur l'histoire du monde réalisée par Ron Fricke en 1992. Ingrid de Souza: «Baraka est la porte d'entrée idéale pour un tel atelier. La communication se fait par les images et le son. Chacun peut y projeter ce qu'il souhaite. C'est à partir de ce documentaire que les stagiaires vont choisir une thématique de travail. Par exemple, un groupe qui avait choisi la religion catholique est allé à la rencontre du curé de Châtelet. Un autre a interviewé le responsable de la communication de la Maison de Cohésion Sociale.» En tout, 4 enquêtes ont été réalisées par le groupe:Les enquêtes de terrain et photos réalisées par les stagiaires servent à alimenter la carte interactive. Notre but est de d'insérer les jeunes dans ce projet collectif, qui est de les faire connaitre la ville de Châtelet: son tissu associatif, les institutions, services proposés, commerces qui y sont installés etc. Il est aussi de faire présenter cette ville au grand public à partir des interviews réalisés par les jeunes…

 

Suivi individuels

La formation est conçue comme une transition vers une nouvelle étape, formation, emploi, activité volontaire ou même recherche d'un logement :«A travers la réflexion et le dialogue, nous tentons d’encourager chaque stagiaire à prendre son élan et démarrer des nouvelles activités. L’essentiel est le faire comprendre qu’il ne faut pas retomber dans l’isolement et l’inertie…»

Tags : public précarisé

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Les EPN à l'heure (wallonne) du code

Les initiatives se multiplient. En écho aux formations «Code» organisées par le Centre de compétences des EPN, Technofutur Tic, dont celles de Camille Françoise (Voyageurs du Code Belgique) et Martin Waroux (Monsieur HourOfCode.be), des séances découvertes ont lieu un peu partout dans le réseau des EPN. Qu'il s'agisse des ateliers Geek de l'EPN de Wasmuël, de Code & Game à Estinne ou de la programmation robotique à Verviers, l'heure est à l'apprentissage ludique et décalé de l'alphabet numérique.

 

Une initiation au code et au numérique

L'objectif ? Les codeurs du Mons, le club des voyageurs du Code de la Bibliothèque de Mons, le résume dans l'annonce de son prochain atelier du 22 octobre : «Un moment pour apprendre, découvrir, partager, former à la maîtrise de la programmation. Une initation au code et au numérique qui permet aux utilisateurs de ne pas rester des consommateurs digitaux mais de devenir des utilisateurs éclairés, des créateurs numériques et même des formateurs bénévoles.»

 

L'initiative Wallcode

C'est donc en toute logique que le réseau des EPN va être sollicité dans l'organisation de WallCode, la première édition de l'Heure du Code, sauce wallonne. Lors de la dernière journée des EPN organisée au Palais des Congrès à Namur, Martin Waroux avait présenté l'initiative HourOfCode. Chargé alors de la communication auprès du projet Cyberpack, Martin a spontanément relayé des initiatives comme Code Week ou Hours of Code : «L'année passée, j'ai voulu aller plus loin. J'ai mis en place un petit site, envoyé des mails à tous mes contacts pour des appels à participation, j'ai réalisé un petit PDF pour les profs et voilà, c'était lancé. L'idée était que chaque ville importante organise un petit événement dans le cadre de l'Heure du Code. On a fait cela avec des bouts de ficelle et cela a marché. Par après, l'ADN m'a contacté pour voir dans quelle mesure il était possible d'organiser un tel ensemble d'activités à destination des élèves et des enseignants, mais à une autre date.»

 

Apprendre à coder pour ne pas être programmé

C'est ainsi qu'est né l'opération #Wallcode ou comment apprendre à coder pour ne pas être programmé ! L'idée, c'est de surfer sur l'effet médiatique mondial d'HourOfCode.com, tout en l'adaptant au calendrier scolaire Wallon. Du coup, l’événement aura lieu du 21 au 25 novembre 2016. Il devrait impliquer l'ensemble des acteurs de terrain, comme Kodo Wallonie, les Voyageurs du Code ou encore Devoxx4Kids. Et les EPN bien sûr, dont bon nombre d'entre eux développent des partenariats avec les écoles. Martin Waroux : « L'idée est de voir comment les Espaces Publics Numériques pourraient répondre à des demandes de partenariat avec les écoles, ou proposer des activités de manière autonome.»

 

Des animations coding

Concrètement, l'objectif de Wallcode est de proposer aux écoles et aux enseignants qui le souhaitent l'organisation d'ateliers d’initiation à la logique algorithmique et aux langages de programmation à destination des élèves du maternelle, primaire et secondaire. Les EPN pourraient dès lors assurer, intra ou extra muros, l'encadrement d'ateliers. Et les écoles désireuses de rejoindre l'initiative pourraient faire appel à ces relais numériques citoyens.

Tags : code

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L'EPN de Bastogne : nouveau labellisé dans le réseau EPN de Wallonie

Depuis le 20 septembre, le réseau Espace publique numérique  de Wallonie s'est agrandi.  En effet, l'EPN de Bastogne a été labellisé. 

Ce projet a été créé  avec le Plan de Cohésion Sociale de la ville de Bastogne ainsi que le CPAS et l'ALE. 

L'équipe de cet EPN est constituée de Valérie Peiffer (Coordinatrice), Christophe Meunier (soutien informatique) et des animateurs  Joëlle Winant et Emile Marghem.

L'EPN ouvre ses portes tous les jours de la semaine de 13h30 à 16h30 et le mercredi de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30. Il met à disposition, tous les lundis après-midi, une écrivaine publique pour aider les citoyens intéressés dans la rédaction de CV entre autres.

Il se situe à la rue du Vivier n°58 (6600 Bastogne) dans les bâtiments de l'Hôtel de Ville.

Tags : labellisation

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Gaming à finalité sociale : utiliser le potentiel du jeu vidéo

Attention à la confusion! Le social gaming est un concept basé sur l'articulation entre jeux vidéo et réseaux sociaux. Ces social games sont apparus en 2007 pour se multiplier à partir de 2009. Ils reposent sur un principe très simple: partager l'expérience de jeu entre amis et/ou avec des inconnus. Gratuits et très faciles d'accès, ils fonctionnent sur le modèle économique de la frustration en intégrant une mécanique qui pousse le joueur à acheter en argent réel de la monnaie virtuelle pour avancer plus vite dans le jeu. La recette est toute simple: ces jeux sociaux sont émaillés d'obstacles, de difficultés ou de «trous» (périodes de ralentissement) qui vont frustrer le joueur et le pousser à effectuer des micro-transactions pour pallier à cette insatisfaction.

 

Gaming Out

Avec l'utilisation du potentiel créatif, ludique et pédagogique du jeu, on se trouve dans une sphère complètement différente, celle du jeu à finalité sociale. C'est l'utilisation de Minecraft Education par l'EPN de Neufchâteau dans un stage d'éveil à la citoyenneté à destination d'élèves de 5 ème primaire. Ce sont les ateliers «jeunes et Geek» de l'EPN de Quaregnon qui utilisent le numérique (trucage vidéo, serious game, retro gaming) de façon créative et réfléchie afin de faire passer les participants du stade de consommateur à celui d'acteur du monde virtuel. C'est encore le lancement le 15 juin dernier de la plate-forme «Gaming Out» par l'asbl FOR'J et le Quai 10. Son objectif: faire découvrir le potentiel du jeu vidéo dans les domaines de la pédagogie, la culture et la créativité.

 

Scratch dès 4 ans

Julien Annart, porteur du projet: «Pour tout ce qui est jeu à visée éducative, il y a 3 modèles. Tout d'abord celui du serious game. Ce sont des jeux conçus par des sociétés privées pour un objectif très précis d'apprentissage, sur toutes sortes de matières : le français, les langues, la mécanique, la la géographie, la musique. Ce sont des jeux très courts (on parle de plus en plus de mini serious games), 10 à 20 minutes en règle général. Ils présentent un double problème. Tout d'abord, ils sont chers à produire, donc très vite hors de portée du monde de l'enseignement et de la formation. Surtout, ce sont plus des outils de formation que des jeux. Scratch est le meilleur exemple du deuxième modèle d'outil d'éducatif. L'idée est d'utiliser le potentiel d'attractivité du jeu à des fins pédagogiques. Dès l'âge de 4 ans, on peut se servir de Scratch pour s'initier à la logique mathématique ou à la programmation. C'est la force d'une initiative comme l'heure du code. De plus en plus d'acteurs en Belgique soutiennent ce projet : Fisching Cactus et son petit robot Algo, l'Umons et son Cyberpack, Genre-et-TIC avec Manon 2.0, une Web série consacrée à la place des femmes dans les TIC ou encore le Mundaneum qui invite le visiteur à un voyage au coeur de l'information. »

 

Vos papiers SVP !

« Le dernier modèle, et j'ai le sentiment que c'est le meilleur, est celui qui consiste à utiliser les vertus pédagogiques que le jeu a en lui. Il existe des dizaines de jeux qui, de par leur qualité et leur discours, permettent de travailler sur des champs comme la citoyenneté, l'esprit de groupe, la solidarité, la créativité, l'éthique. Avec Papers Please, le jeu d'observation et de réflexion lancé en 2013 par Lucas Pope, on enfile le costume d'un douanier qui doit gérer administrativement l'afflux massif de réfugiés. Très vite, le joueur va être confronté à des dilemmes abominables, sachant que plus le joueur règle vite les dossiers, plus il reçoit de l'argent pour nourrir sa famille. On voit toute l'inhumanité qu'il y a dans cette bureaucratisation de l'accueil des réfugiés. Avec Walking Dead, on se trouve plongé dans des situations où l'on est confronté à des choix éthiques : en cas de maladie, ment-on à un enfant pour le préserver où lui dit-on la vériter pour lui permettre de se défendre. Si deux personnes sont en danger de mort, laquelle va-t-on tenter de sauver et pourquoi ? Très vite, on se trouve sur les valeurs et la citoyenneté. »

Tags : culture numérique - multimédia - Programmation

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