Le blog

L'E-Square, un nouveau Centre de Créativité Numérique à Marche

Voilà c’est fait. L’E-Square ouvre ses portes le 1er octobre. Situé dans le complexe Saint-François, au rez de chaussée, le Centre de Créativité Numérique offre une superficie de 700 mètres carrés. Le premier étage du bâtiment était déjà occupé par le MASI (Master en architecture des systèmes informatiques) de la Haute Ecole Henallux.

 

Lieu de mixité

Pourquoi un tel espace ? Ana Aguirre, Responsable du Centre de Support Télématique: "Cela fait 20 ans que la ville de Marche s’intéresse aux nouvelles technologies. Notre premier Espace Public Numérique date de 1997! Aujourd’hui, l’EPN est situé dans le quartier des carmes. Chaque année, on dénombre plus de 3000 réservations de PC." Avec l’E-Square, il s’agit de mettre à disposition de nouveaux outils dans un espace ouvert qui privilégiera la mixité entre le milieu académique et les futurs usagers. Le complexe Saint-François est un lieu de vie et de créativité important. Le Centre y côtoie des structures comme l’Académie des Beaux-Arts, le Conservatoire de musique, la Salle omnisports ou la crèche les Galopins. Composé d’un espace de coworking, d’un FabLab et d’espaces de rencontres et de détentes, il va accueiller en son sein la WebTV La Fameuse qui quittera la Rue Saint Laurent pour nourrir l’éco-système numérique citoyen de la Ville.

 

Espace de Co-working

L’espace de coworking peut accueillir de 15 à 20 personnes. "On peut y venir pour une heure, une journée ou une semaine. L’idée est de permettre aux travailleurs nomades de s’arrêter dans un endroit équipé de façon professionnelle. Nous voulons favoriser la création d’une communauté de travailleurs qui vont utiliser le numérique comme outil pour échanger des idées et faire germer des projets. Cela concerne tous les métiers. Par exemple, un jeune entrepreneur pourrait y côtoyer un comptable et de leurs échanges va peut être naître un nouveau produit ou service. Pour le faire vivre, l’ASBL l’e-Square a engagé Olivier Detgandt. Il organisera les événements et assurera la mise en réseau des utilisateurs. Les tarifs se veulent attractifs: 70 €/mois pour 4 jours/mois, 120 € pour une occupation à mi temps et 250 € pour une location à temps plein, avec parking gratuit.

 

Un FabLab pour l’électronique et le travail du bois

L’E-Square met également à disposition un Fablab équipé d’une fraiseuse, d’une thermoformeuse, de deux imprimantes 3D dont une grand format, d’une découpeuse laser et d’un scanner. : "Nous y ferons donner des cours de design par de vrais professionnels. Une partie est dédicacée à l’électronique, l’autre au travail du bois. La Fédération des menuisiers de Belgique a marqué son intérêt pour louer l’espace à raison de plusieurs jours par semaines. Il y a aussi une entente entre la ville et RND (Ressources Nature et Développement) qui a besoin de former ses menuisiers aux nouvelles technologies et au design. On est en train de finaliser notre protocole pour qu’ils puissent utiliser cet espace. Le but est que ces machines permettent aux professionnels ou pas d’imaginer et d’inventer de nouvelles pistes de travail."

 

Capsules vidéos

L’implantation de la WebTV La Fameuse se traduira pour des sessions de formation prodiguées par le GAL RoMaNa en collaboration avec TV Lux et Matélé. Les commerçants et associations pourront y apprendre à réaliser des capsules vidéos.

Tags : Fab Labs - Co Working Living Labs

Nino-1

IncubHacker de Namur: un savoureux cocktail d'informatique, d'électronique, de créativité et de bonne humeur

C'est pour retrouver l'ambiance qui existait dans les clubs informatiques des années 80 que 4 personnes passionnées ont donné naissance au Hackerspace de Namur. Le plus difficile a été de trouver un local à un prix raisonnable. Ils le loueront à la SNCB. Aujourd'hui, l'ASBL compte une cinquantaine de membres. Tous les jeudi, une quinzaine d'apprentis bricoleurs donnent naissance ici à un robot suiveur de lumière, là à une quadcopter, « from scratch ». Au hackerspace de Namur, on s'amuse en acquérant des maîtrises robotiques et électroniques . On mise sur la créativité et le partage d'expérience. Gil Damoiseaux, le président de l'ASBL : « C'est un espace de rencontre et de création interdisciplinaire. Le fonctionnement est basé sur le partage de connaissances telles que l'électronique, l'informatique ou les arts numériques. Mais le hackerspace ne se limite pas nécessairement à ces domaines. Notre but est de rassembler des personnes créatives motivées par des projets technologiques communs. »

Robot suiveur de lumière

Chaque semaine l’ASBL organise deux réunions en soirée afin d’échanger, d’apprendre, de construire et de collaborer sur des projets variés.  L'Incubhacker sort parfois de ses murs, pour animer un stand au salon de l'innovation ou pour participer au festival international du digital de Namur, le Kikk. A chaque fois, Nino, le robot suiveur de lumière, a son petit succès. « C'est un projet parmi d'autres. Chacun vient pour faire ce qu'il veut. Il suffit de payer sa cotisation (10 € par soirée, ou 80 € par trimestre) pour avoir accès aux outils et au matériel. La ville nous soutient. Nous avons reçu une subvention de 2100 € l'année dernière et on espère recevoir la même chose cette année. » Le Hackerspace s'inscrit dans un réseau plus large d'animations numériques, avec des contacts avec le café numérique, le repair café, l'espace de Co-working de Namur ou encore le Trakk, un lieu assez similaire au Hackerspace, mais plutôt orienté professionnel avec des équipements plus lourds comme des fraiseuses numériques ou des imprimantes 3D.

Drone domestique conçu de A à Z

L'accent est mis sur le partage des connaissance pour une maîtrise complète de l'ensemble des composants. Gil Damoiseaux : « Voilà plus d'un an maintenant que certains de nos membres travaillent sur des quadcopters. Le montage s'effectue from scratch. On part de rien pour aboutir à un drone opérationnel. Celui de l'un de nos membres vole déjà. Deux autres sont encore sur le banc de test mais cela avance bien. Le but est de s'amuser sur des projets dont on acquière la maîtrise. Deux autres de nos membres ont créé une graveuse, une ergodécoupeuse, à partir de lecteurs de disquettes. On travaille pas mal avec du matériel de récupération. Le résultat est impressionnant. La graveuse a une zone de découpe de 5 cm sur 5cm. La précision est incroyable : ils ont pu graver le loGo de notre Hackerspace à l'intérieur d'une coquille de pistache !

Tags : culture numérique - Fab Labs - Makers

Rewics 2013 : Les nouveaux acteurs des Territoires Numériques

Entre Fab Labs, Living Labs, EPN, Espaces de Coworking, les (nouveaux) acteurs des territoires numériques privilégient la créativité et l'innovation nées du réseautage technologique et social. Le programme Fab Lab a été lancé au Media Lab du MIT en 2005 sous la houlette du Professeur Neil Gershenfeld . Les Fab Labs (Fabrication Laboratory) sont des ateliers composés de machines-outils pilotées par ordinateur et pouvant fabriquer rapidement et à la demande des biens de nature aussi variées que des pièces, des mécanismes, des vêtements ou encore des objets de design. Ils participent, selon Gershenfeld, à une révolution industrielle majeure aussi importante que la révolution Internet. Yves Bernard, directeur du FabLab IMAL à Bruxelles  « Elle est à l'inverse du modèle de la grande usine chinoise exploitant des ouvriers esclaves. »

3D printed by...

Yves Bernard : « Imaginez des objets uniques, à la demande, pouvant être créés par des individus ou de petites structures. Imaginez un nouveau type d'artisanat numérique permettant la fabrication de pièces rares, plus disponibles ou tout simplement nouvelles. Imaginez, côté artistique, des sculptures participatives ou des fleurs 3d nées d'un ADN numérique. Conçues par Miguel Chevalier, ces « Fractal Flowers » ont été imprimées en 3d par la société Louvaniste Materialise . Imaginez un espace ouvert à tous.  Sous réserve d'un membership de 200 EUR l'an (ou 40EUR/mois), toute personne (artiste, designer, ingénieur, développeur, bricoleur, étudiant, citoyen,..), quelque soit son niveau de formation, peut venir expérimenter, apprendre ou fabriquer des objets dans un lieu de rencontre, de partage et d'échange d'expériences»

Living Lab

Philippe Verstichelen, spécialiste des dynamiques d'innovation: «Sur les territoires numériques, les Living labs font partie de la même famille « d'outils » d'innovation que les Fab Labs avec une particularité qu'on appelle « innovation ouverte ». Essentiellement orienté TIC, chaque projet ouvre ainsi des coopérations entre toutes les parties concernées : les collectivités, les entreprises, les laboratoires de recherche, les clients potentiels,.... Avec les Living Labs, on en compte 300 en Europe dont 2 en Flandre, il s'agit de favoriser le partage des réseaux et d'impliquer les utilisateurs dès le début de la conception. C'est ainsi que le Flemish Living Lab Platform axe ses actions sur les Smart Grids, les Smart Media et les Smart Cities »

 Co-Working

Autres acteurs d'importance sur les nouveaux territoires numériques, les espaces de co-working sont aujourd'hui au nombre de 8 en Wallonie. Yves Vandeuren, associé et co-gérant à Coworking Namur : « Ce sont les cocons d'une nouvelle économie créative qui ne demande pour se développer « qu'un cerveau et un portable ».  Au lieu de louer 70 m² de surface de bureau, les travailleurs, indépendants et/ou itinérants peuvent maintenant investir des espaces de travail fonctionnels et communautaires, offrant mobilité et réseautage. Philippe Chèvremont, directeur du Switch coworking et du CEEI Héraclès : «Quelquefois, deux choses apparemment non connectées se rencontrent pour en faire apparaître une troisième. C'est une des sources de la créativité et de l'innovation. C'est ainsi qu'un développeur a rencontré dans notre espace un vendeur international. Ensemble, ils ont décidé de développer un nouveau senseur et vont localiser leur société dans notre espace. » Qui sait, ils vont peut être faire appel à un Fab Lab....

 

Tags : Co Working Living Labs - Fab Labs - Imal - Rewics 2013