Le blog

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Les Smart Cities à l'épreuve de la citoyenneté numérique

La sixième édition du festival des arts électroniques organisé par le Bozar à Bruxelles du 14 au 30 septembre met à l'honneur l'Estonie, qui assure pour 6 mois la présidence du Conseil de l'Union Européenne. On pourra ainsi découvrir Demultiplexia, une pièce de cyberthéâtre, et The Archeology of the Screen, un panel de vidéos artistiques numériques. L'exposition de lancement de l'espace Bozar Lab, The Estonian Example, mettra également en lumière ce petit pays de 1,3 million d'habitant cité en exemple en matière de citoyenneté numérique.

 

Etat numérique

Si l'Estonie fait référence en matière d'Etat Numérique, c'est parce qu'elle a, dès son indépendance en 91, massivement investi dans l'e-gouvernement. En parallèle de la refonte complète de son système administratif et de la mise en place d'outils collaboratifs, la carte d'identité électronique multiservices a constitué un développement majeur à destination des citoyens. Lancée en 2002, elle donne accès à une série de services en ligne sécurisés. Couplée par la suite avec la signature électronique et un système d'identification mobile, elle permet aujourd'hui à tous les Estoniens de remplir leur déclaration fiscale, de valider en ligne des documents administratifs et fiscaux, d'acheter un ticket de tram ou une place de cinéma, de recevoir et transmettre de façon électronique des ordonances médicales, de voter ou de faire ses emplettes. En fait, cette carte électronique remplace bon nombre des cartes que nous utilisons : du permis de conduire à la carte bancaire en passant par les cartes de transport ou de services club. Aujourd'hui en Estonie, 98% des ordonnances médicales sont échangées de façon électronique et plus de 94 % des particuliers déclarent leurs impôts en ligne.

 

Favoriser la participation citoyenne

Fin 2014, l'Estonie a franchi une étape suivante en proposant aux non Estoniens le statut de e-Résident. Sans être estonien ni résident, ils peuvent acquérir une carte d'identité électronique pour accéder aux e-services estoniens. Pris sous cet angle, la citoyenneté numérique serait alors considérée comme la capacité à agir et à exister en tant que citoyen et à tirer parti des outils mis à disposition dans le cadre des différents plans d'action du numérique en cours. Eduquer à la citoyenneté numérique consisterait ainsi à aborder des thématiques comme l'identité numérique, les comportements citoyens en ligne. Il s'agirait aussi de faciliter l'appropriation des outils et la participation citoyenne aux différents projets d'animation numérique des territoires.

 

Risque de marginalisation

Bis repetitas : cela ne se fera pas sans une réflexion approfondie sur les moyens à mettre en place pour assurer l'inclusion numérique. Périne Brotcorne, chercheuse senior à la Fondation Travail-Université, qui mène avec le projet Idealic une enquête sur le sujet, pointe les dangers d'une logique d'une politique déconnectée des plus démunis qui pourrait à nouveau déboucher sur une nouvelle fracture numérique. « Une politique du tout au numérique », explique-t-elle dans le denier numéro de a revue Contraste des Equipes Populaires, « y compris dans notre vie quotidienne, risque d'amener à une reconfiguration des publics précaires et de la précarité. S'il n'y a pas une réflexion cohérente sur la stratégie d'une ville ou d'un pays sur les questions d'inclusion numérique et de son appropriation par les citoyens, ça restera toujours une frange bien précise de la population qui pourra se permettre de s'exprimer dans et en dehors du numérique sur des questions publiques. Ca risque même de marginaliser ceux qui ne s'en sentent pas capables. »

 

Le citoyen dans la Smart City

La digitalisation de l'ensemble des services comme celle mise en place en Estonie et comme celle programmée chez nous, pourrait bien pousser à l'isolement les publics précaires. Au moment où les projets de Smart Cities se multiplient, la question de l'appropriation par les citoyens, par tous les citoyens, de cette nouvelle dimension des territoires va de plus en plus se poser. Qui à quel moment est informé du projet, qui sera amené ou invité à y participer, à quelles conditions, avec quels objectifs ? Le 19 septembre prochain se tient à Marche en Famenne la deuxième édition du congrès-salon Smart City Wallonia, à destination des mandataires et des acteurs publics wallons. On suivra avec attention l'intervention de Juliette Picry (Ville de Mons), Tomaso Antonacci (Ville d'Aubange) et Nicolas Installé (Futurocité) sur la thémarique : « La participation citoyenne, quelle solution choisir? »

Tags : citoyenneté - territoire numérique - inclusion numérique

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L'EPN Gens Clic  lance les RegArts Numériques

Exprimer ses émotions, sa passion, son style à travers une ou plusieurs techniques d'art numérique. Le projet RegArts Numériques de l'EPN Gens Clic de Nivelles figure parmi les 3 premiers lauréats de l'appel à projet EPN'Wal 2016. Il veut répondre aux besoins de créativité souvent exprimé par les usagers de l'EPN

 

L'objectif est de permettre aux participants de parcourir un grand nombre de champs possibles en expression numérique, de stimuler l'utilisation du multimédia. RegArts Numériques vise également à susciter l'intérêt des citoyens de la région en organisant des ateliers spécifiques en extérieur pour découvrir des lieux d'intérêt régionaux.

 

Distinguer une photo truquée ou retrouchée
 

Géraldine Masse, animatrice multimédia: «Grâce à la mutualisation des ressources (matériel, tutoriaux, logiciels libres) et aux créations de chacun, les participants pourront expérimenter, tester, bénéficier de l'expérience des autres personnes du groupe. Parallèlement aux objectifs centrés sur les aspects artistiques, ce projet vise également l'acquisition d'un esprit critique face aux productions rencontrées dans la presse et sur Internet afin de montrer que la photo n'est pas forcément garante de l'authenticité de ce qui est montré. Chacun pourra reconnaître une photo truquée, retouchée, différencier une information réelle d'un hoax…»

 

Peinture numérique, retouche photo, production et diffusion
 

RegArts Numériques comprend une série d'ateliers et d'activités qui doivent aboutir aux créations : utilisation d'une tablette graphique pour de la peinture numérique, prise en main d'un appareil photo, initiation à la retouche photo, mise en place d'un lexique reprenant le vocabulaire spécifique à l'art numérique, techniques de production (mise en ligne, création d'un livre numérique) et de diffusion. Le site de l'EPN de Nivelles proposera des ressources d'apprentissage dynamiques en liaison avec les thématiques des ateliers : tutoriaux, liens vers des sites utiles, vers des vidéos de Youtubers répués dans le domaine abordé. Elle comprendra également une partie réservée aux commentaires, avis/astuces rédigés par les participants.

 

Tous les logiciels utilisés sont libres
 

Les séances sont ouvertes à tous sur inscription. «Il s'agit en effet d'ateliers à la carte, aucune obligation de suivre tous les ateliers. La durée des ateliers variera en fonction du thème, des paramètres concrets de la séance. Par exemple, une retouche photo au sein de l'EPN durera 2h maximum tandis qu'un atelier de photo macro dans la nature sera moins évidente à fixer dans la durée. Des paramètres comme la météo, la luminosité et la présence d'insectes seront à prendre en compte. Les outils utilisés seront excluvisement libres (Gimp, XnView, Krita). Géraldine Masse : «Le libre est un mouvement qu'il faut défendre, vu le principe d'équité d'accès au numérique que soutient les EPN. Je n'imagine pas imposer des logiciels propriétaires alors que des alternatives libres permettent un travail de qualité.»

 

Exposition virtuelle et réelle
 

Les créations seront mise en ligne dans une expo virtuelle sur le site de l'EPN. «Lorsqu'elle sera suffisamment riche, une exposition classique verra le jour dans la salle d'expo du Centre Culturel de Nivelles. Les productions réalisées à l'EPN de la Commune et du CPAS de Sombreffe seront également exposées dans cet espace.

Tags : citoyenneté - multimédia

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Des histoires digitales pour Vivre Debout

A Tubize, les participants à l'atelier les histoires digitales ont choisi de parler de leur commune où «Les choses se font et se défont». A Nivelles, à l'été dernier, l'atelier réalisé à l'occasion de l'événement «Les mondes» de Nivelles a rassemblé dans l'EPN de la bibliothèque des personnes originaires des 4 continents. Le 17 décembre dernier, les histoires digitales créées au Collectif des femmes à LLN ont fait l'objet d'une projection, «des histoires sensibles qui interpellent par leur force, leur authenticité, leur manière de rendre compte de réalités parfois difficiles en y glissant une bouffée d'optimisme.» Dernier atelier en date: à l'EPN d'Opprebais, sept histoires ont été concoctées, qu'on pourra partager lors du festival Vivre Debout du 11 au 13 mars au Centre Culturel de Perwez.

 

Laurence Delperdance, Secrétaire fédérale des Equipes Populaires du Brabant Wallon: «Tout est parti des histoires digitales créées par des éducateurs engagés dans des projets d'école en alternance dans les communautés Maya au Guatemala. Avec l'asbl Commundos, nous nous sommes lancés dans une nouvelle «équipée». Aujourd'hui, ce sont des histoires belges qui germent au fil de différents ateliers. L'objectif: associer images, commentaires et fonds musical pour composer une courte histoire qui donne à penser...à celui qui se penche sur un moment de son parcours, mais aussi à celui qui a découvert cette tranche de vie. Lors de l'atelier de Nivelles, il fut question de burn out, de la situation des femmes élevant seules leur enfant, de discrimination en matière d'accès au logement»

 

Accéder à une citoyenneté active

La méthode, si elle n'est pas neuve, plante ses racines dans le quotidien souvent chahuté d'hommes et de femmes, jeunes ou adultes, qui ont comme dénominateur commun d'être mis dans un étau de réalités mondialisées qui, tout en les dépassant, n'en n'ont pas moins un impact sur leur vie. Mieux comprendre ces enjeux, pour leur apporter l'éclairage du vécu à travers les histoires digitales, c'est à la fois une démarche citoyenne mais aussi un acte de résistance. En invitant les participants à se pencher sur un moment significatif de leur histoire puis à la partager avec d'autres, il s'agit aussi de permettre d'accéder à une citoyenneté active: cela en renforçant leur capacité à raconter, questionner , analyser, débattre, défendre.

 

Mieux comprendre

Laurence Delperdange : «Chaque participant choisit tout d'abord un thème important pour lui. S'ensuit une phase d'apprentissage de l’outil informatique, la recherche d'images et d'extraits sonores. A partir d'un logiciel simple et gratuit de montage vidéo, les stagiaires découvrent comment construire un scénario et composer les commentaires qui accompagneront les photos et les dessins. Chaque histoire va permettre de mieux comprendre une situation de la vie quotidienne, de la vie sociale. Par exemple, la recherche d’un logement, d’un emploi, la débrouillardise au quotidien… » Parmi les perspectives du projet, la création d'une plate-forme compilant l'ensemble des productions et l'organisation d'un festival.

 

Tags : alphabétisation numérique - citoyenneté - éducation aux médias - égalité numérique

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Quand l'éveil à la citoyenneté passe par Minecraft

Le redémarrage de l'EPN de Neufchâteau a coïncidé avec l'arrivée de Christophe voici 2 ans. Après une parenthèse de 4 ans, il a tout d'abord fallu remettre le matériel «à niveau», avant de se lancer dans le développement de nouvelles animations dont certaines sont pour le moins originales, comme ce stage d'éveil à la citoyenneté sur Minecraft. Le public? Les enfants de cinquième primaire des écoles communales de Neufchâteau, soit une cinquantaine d'élèves

 

Le Domaine des Celtes

Christophe Vangoethem: «J'utilise Minecraft Education pour travailler sur le thème des Celtes, cher au patrimoine de Neufchâteau. Pour l'occasion, chaque élève reçoit un rôle dans un village Celte dont je suis le roi : druide, bûcheron, éleveur,… Les habitants devront traverser ensemble toute une série de péripéties, dont l'attaque du village qu'il faudra reconstruire. Le groupe devra aussi gérer la mort du roi, et se choisir un nouveau chef. Mais lequel et sur base de quels principes?» Le jeu est conçu pour obliger les élèves à s'organiser, à respecter leurs engagements face au groupe et à aider les plus faibles pour gagner tous ensemble. »

 

Les 12 Commandements du Cybernaute

Toujours à destination des écoles, mais à l'intention des 6èmes primaires cette fois, l'EPN propose un atelier de 6 demi-journées consacré à l'éveil au numérique. Il a 3 objectifs: la maîtrise de l'ordinateur (utilisation du clavier, gestion des dossiers et des fichiers), la capacité à rendre un travail sous format électronique et l'éducation numérique. «J'ai réalisé une charte intitulée «les 12 commandements du Cybernaute» qui a été validée par Child Focus. Je l'utilise comme base pour sensibiliser les enfants aux bonnes pratiques du Web en abordant des thématiques comme le respect de la vie privée, la pornographie, le harcèlement, le radicalisme,... Nous sommes passé dans les 7 écoles communales de l'entité et terminé le cycle par une exposition à la bibliothèque. L'expérience a rencontré un très grand succès et va être renouvelée.»

 

Gaming Night

La formule remporte elle aussi plus qu'un succès d'estime. Une fois par mois, de 18h30 à 22h00, l'EPN ouvre ses portes aux joueurs de tous âges. «Le but est de les faire jouer ensemble. A partir de Minecraft Education bien sûr, en se mettant d'accord sur le scénario mais aussi sur d'anciennes consoles (via le tableau numérique) et sur les jeux installés sur les terminaux des participants. « C'est assez rock and roll : ambiance garantie! »

 

Le château remis à neuf.

En virtuel bien sûr et via un concours doté de 250 € de prix. «Il s'agit de reconstruire le château de Neufchâteau dans Minecraft. Nous avons mis au point un dossier pédagogique et deux visites sont prévues pour découvrir le site dans son état actuel. Le prix sera attribué à 60 % pour la qualité de la reconstitution historique et à 40 % pour la créativité. Le Cercle d'histoire et l'association des amis du château de Neufchâteau font partie du jury.» Et c'est encore et toujours le patrimoine de Neufchâteau qui est mis à l'honneur avec Chestropedia, une encyclopédie en ligne participative animée par des seniors du cru.

Tags : citoyenneté

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EPN mobile de Jemeppe-Sur-Sambre : faire des citoyens des CRACS

Lisez des Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires : c'est avec cette ambition qu'est né l'Espace Public Numérique mobile de Jemeppe-sur-Sambre.

 

L'EPN, un outil de cohésion sociale

Tout est parti d'une étude de terrain réalisée dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale. Jemeppe-Sur-Sambre, c'est une commune composée de 8 villages et une population de plus de 18.000 habitants qui connait un taux de chômage de 15,4 % (1300 demandeurs d'emploi). Or une recherche active d'emploi nécessite une consultation régulière des sites d'offres d'emploi. Il y avait bien 5 ordinateurs à la bibliothèque communale, mais celle-ci ne disposait d'un formateur. En outre, il n'est pas facile pour une personne qui ne dispose pas d'Internet de se rendre de façon régulière dans une maison de l'emploi située à Sambreville ou à Namur, a fortiori si elle ne maîtrise pas l'outil informatique. Katja Bragard - Cheffe du Plan de Cohésion Sociale : « L'offre étant inexistante sur notre commune, nous souhaitions fournir aux habitants de chaque village l'opportunité de s'initier à l'outil informatique ou de se perfectionner, voire d'accéder librement aux ordinateurs ou éventuellement profiter de la connexion Internet gratuite. Il s'agit d'un outil essentiel d'une part pour des demandeurs d'emplois qui se trouvent de plus en plus en situation de grande précarité mais également pour les seniors et l'ensemble de la population. « 

 

Modules spécifiques pour demandeur d'emploi

La formule de l'EPN mobile  ? Le PCS a financé l'engagement à temps plein de Joël Roy avec, en parallèle, l'achat de 10 portables et de deux routeurs wifi. L'EPN mobile a été équipé pour transporter les machines qui peuvent rapidement être installées dans des locaux ad hoc (salles communales, écoles,...) au sein des différents villages. L'EPN travaille maintenant à décliner ses formations en fonction des publics. Joël Roy, Animateur de l'EPN Mobile :« Chaque mois, un module spécifique destiné aux demandeurs d'emploi est mis en place. Notre objectif est d'avoir 10 à 15 personnes à chaque module. Nous souhaitons également proposer des modules d'initiation pour les seniors, qui représentent un peu plus de 20 % de la population. Des stages pourront également être réalisés pour les jeunes de 12 à 18 ans (création de blogs, sensibilisation aux dangers d'Internet,...) »

 

Regard critique sur le numérique

L'EPN a été lancé début juin, avec dès le départ le souci de l'appropriation des TIC par les publics. Au programme, des formations mais aussi des animations tout public comme « Le numérique dans ma vie » ou encore «Mon empreinte numérique». L'EPN joue également le rôle de conseil avec des sessions comme « Le comparateur de prix pour les télécommunications ou pour les fournisseurs d'énergie ou « La carte de Pointage électronique». Joël Roy : « Nous fonctionnons dans une logique d'éducation permanente, avec une volonté de développer l'autonomie informatique de nos usagers, avec un regard critique porté sur le numérique. Pour l'instant, nous touchons essentiellement les demandeurs d'emploi et les seniors, mais petit à petit, nous allons élargir nos propositions d'atelier à d'autres publics. Les commerçants et les artisans par exemple avec des propositions de modules de création de sites. L'avantage de l'EPN mobile est qu'il puisse aller au plus près des citoyens et des événements. C'est ainsi que l'EPN mobile sera présent à Sambre Plage qui a lieu cette année lors du week end des 25 et 26 juillet. »

 

Tags : alphabétisation numérique - Plan de cohésion sociale - citoyenneté - e-inclusion

EPN d'Yvoir : des expériences numériques citoyennes

l'EPN d'YvoirDamien Maillard est responsable de l'informatique de la commune d'Yvoir et de son Espace Public Numérique. Il en assure l'animation en collaboration avec Veronica Casa. « On fait partie », explique Damien Mailliard », de la première vague de 2005. » La commune compte deux espaces. L'un se trouve dans le centre du village d'Yvoir, l'autre se situe au sein de la bibliothèque de Godinne. « Nous fonctionnons sur base de cycles de formation de 6 mois, grosso modo de janvier à juin et de septembre à décembre, avec un public composé essentiellement de seniors. Il s'agit de formations de base, qui pourront être complétées en fonction des demandes par des ateliers d'approfondissement sur les réseaux sociaux, la manipulation de photos ou des fonctions bureautiques avancées. »

Douche froide
L'EPN d'Yvoir participe également à des partenariats originaux. L'un débouchera sur «Douche froide », un court métrage réalisée en 2010 par Benoît Mariage. Ce film de 28 minutes est le résultat du projet "les Jeunes passeurs d'images citoyennes" conduit en 2009 par l'ASBL le Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation en collaboration avec le CPAS, le centre de réfugié de la Croix Rouge, la Maison des Jeunes et l'EPN communal d'Yvoir. Une cinquantaine de participants amateurs (demandeurs d'asiles et jeunes d'Yvoir) vont travailler durant une année à la constitution du film : ateliers d'écriture, sons et techniques de l'image. Le tournage aura lieu en avril 2010. Douche froide, c'est l'histoire d'une jeune africaine confrontée aux mêmes difficultés que de nombreux demandeurs d'asile. Au centre d'accueil pour réfugiés d'Yvoir, arrive Marie-Blanche, une jeune camerounaise en situation illégale. Par le hasard des rencontres, elle fera la connaissance de trois résidents d'un camping en quête d'emploi. Il s'ensuivra une succession d'événements qui feront chambouler son destin et interroger plus d'un au sein de la commune bucolique d'Yvoir. « L'objectif de ce projet soutenu par Fondation Roi Baudouin était de favoriser le tissage de liens entre les habitants de la commune, les demandeurs d'asile du centre de la Croix-Rouge et les habitants du parc résidentiel «  La Gayolle ».

De Parlement en Parlement
Le projet citoyenneté-démocratie mis sur pied par le Plan d'Habitat Permanent et l'EPN s'adresse lui aussi aux résidents de la Gayolle. Veronica Casa, animatrice : « Il s'agit d'une formation destinée aux enfants organisée en collaboration avec Anne-Pascale Leboutte de l'Antenne sociale pour le plan Habitat Permanent. Elle a pour but de faire découvrir les 4 niveaux de pouvoir en Belgique. Anne-pascale s'est occupée de la communication avec les familles. Moi, je me suis plus penchée avec l'aide d'un stagiaire sur la formation proprement dite. Nous avons mis au point un atelier ludique où finalement, l'informatique est plus un prétexte à un projet citoyen. » C'est ainsi que le groupe d'enfants s'est réuni à quatre reprises à l'EPN d'Yvoir pour une session de préparation de 4 visites : recherche Internet sur les principes et le fonctionnement de la démocratie, rôle des élus à chaque niveau de pouvoir, etc. « Nous nous sommes rendus à l'administration communale d'Yvoir, nous avons visité les Parlements Wallon et Fédéral pour conclure avec la découverte du Parlement européen. » L'essai va être transformé à la rentrée. « Nous préparons, toujours dans le cadre du Plan Habitat Permanent, un projet du même type portant sur l'environnement. »

Tags : citoyenneté - cohésion sociale - Damien Maillard - fracture-numérique - habitat permanente - Veronica Casa - Yvoir

Infographie : les chiffres des EPN de Wallonie (2012)

Voici quelques chiffres du Réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie tirés de l'évaluation de l'année 2012.

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Cette infographie a été réalisée avec l'aide de Mathieu Lemaire, stagiaire à TechnofuturTIC. Merci également à Philippe Cazeneuve pour l'idée originale ! (http://blog.savoirenactes.fr/post/2012/12/06/Le-R%C3%A9seau-des-P%40M-de-Corse-%3A-un-beau-dessin-vaut-mieux-qu-un-long-discours-%21)


Tags : EPN - infographie

Les licences Creatives Commons soufflent leurs 10 bougies.

En décembre 2002, la fondation Lawrence Lessig donnait naissance aux Creative Commons, des licences libres que le CRID transcrira en droit belge en 2004. Simples d'utilisation, elles constituent une alternative attractive en matière de droit d'auteur. En apposant une licence Creative Commons à ses contenus, l'auteur (artiste, chercheur, enseignant, animateur multimédia,...) fixe un cadre précis pour l'utilisation et la distribution de ceux-ci : autorisation (ou non) pour l'utilisateur d'un usage commercial de ceux-ci et autorisation (ou non) de sa modification. Si celle-ci est autorisée, l'auteur définira si les contenus modifiés doivent ou non être distribués sous le même registre de licence « copyleft ».

YouTube et Les licences Creative Commons sont un symbole d'ouvertureFlick R sous CC


Au cours de ces 10 dernières années, les CC ont acquis leurs lettres de noblesse. Elles ont ainsi été adoptées par la plate-forme de partage de photographie 500px et par YouTube. Depuis 2011, ce sont ainsi plus de 4 millions de vidéos qui ont été mis en partage sous le couvert des licences CC. Tout récemment encore, ce sont les utilisateurs du réseau social de partage de photos Flick R qui se sont vu donner la possibilité de partager leurs contenus sous licence CC.

Esprit d'ouverture


D'autres avancées encore, au niveau des sociétés de gestion collective des droits comme Smart qui a participé à la remise sur les rails du projet belge Creative Commons avec l'ASBL Constant, iMal et Packed. Au niveau des espaces publics numériques, le CC sont intéressantes à deux niveaux. Il s'agit tout d'abord d'un sujet tout à fait pertinent à évoquer dans le cadre de la mise en place de contenus multimédias réalisés au cours des formations et mis en ligne. En deuxième lieu, publier ses propres contenus pédagogiques sous licence CC est en symbiose avec l'esprit d'ouverture caractéristiques dans les espaces publics numériques. Avec un avantage important : ceux-ci peuvent être partagés, utilisés, modifiés et enrichis en fonction des besoins spécifiques des publics, des lieux et des événements.

 

Ressources partagées


Les exemples sont de plus en plus nombreux. Chaque semaine depuis 2008, les rédacteurs de Créatif, une association française dédiée à « l'accès public et l'appropriation citoyenne des technologies de l'information » publient une fiche pratique destinées aux responsables et animateurs des EPN. Parmi celles-ci des thèmes comme « Comment améliorer la visibilité des actions de mon EPN » ou encore « Comment présenter le rôle et les missions de l'EPN à mon interlocuteur et « Comment présenter les activités et les publics de mon EPN ». Les fiches sont téléchargeables au format PDF. Une première famille de fiches recueillent des argumentaires de sujets de réflexion proposés aux animateurs pour valoriser leurs structures. Une autre porte sur des sujets pouvant être abordés avec les publics des EPN. Autre ressource intéressante : une page Wiki recense plus de 500 sites francophones sous CC qui traite ici de l'accès public accompagné et de l'appropriation sociale du multimédia, là des contenus pédagogiques et des projets éducatifs. Tout un programme...

Tags : creative-commons - Logiciels Libres - Smart

L' EPN de Bernissart et Lire & Ecrire : derrière les écrans, cherchez le livre

Au rendez-vous des copains...

Dans la cité du Préau à Bernissart, plus de 40 nationalités se croisent. En collaboration avec l'EPN de l'entité , Lire & Ecrire organise des animations multimédia d'apprentissage et de familiarisation avec le français. Dans la maison du Préau tout d'abord et puis au sein de la bibliothèque de Blaton, histoire d'apprivoiser les lettres. C'est chose faite : le travail réalisé avec les apprenants va se conclure par un livre.

Patrice Moura est le coordinateur de l'EPN de Bernissart. Depuis 7 ans, il sillonne les campagnes avec son collègue Sébastien Cailleau au volant du cybernibus. « Nous desservons les 5 communes de Bernissart, Blaton, Harchies, Pommeroeul et Ville-Pommeroeul, au rythme d'une entité par semaine. Les groupes nous suivent. Nous avons ainsi le groupe du lundi, celui du mardi, du mercredi et du jeudi. » Au menu, une vingtaine de modules, le tout s'étendant sur près d'une année et demi. « C'est plus un plaisir et un hobby qu'une formation. »

L'amitié au rendez-vous des vendredi du cyber
Le vendredi est un peu particulier : depuis 7 ans, le cyber bus accueille des fidèles qui débattent de sujets branchés à partir d'articles en ligne, piochés dans des journaldugeek.com et autre téléchargez.net. Cela s'appelle les vendredi du cyber. Des liens d'amitiés se sont tissés : bowling, petits restos et découvertes numériques en sus : « Nous avons déjà pu visiter les studios de Notélé , la cabine de projection du cinéma de Mons Imagix et le MIC ( Microsoft Innovation center). Nous choisissons des endroits liés au monde numérique. Le prochain objectif : les studios de Classic 21 à Mons. » Cela plaît : un second groupe a été mis en place, il se réunit un jeudi sur trois. L'EPN organise également des formations à l'intention de la maison de repos Les Glycines à Harchies, via des portables, 4 écrans tactiles et bientôt deux iPod.  Le cybernibus est également partie prenante du projet "Bernissart, Commune Amie des Aînés !'. L'EPN développe ainsi différents partenariats, dont celui avec Lire & Ecrire et la bibliothèque de Blaton.

Du Préau à la bibliothèque
Dans les animations mises en place par Lire & Ecrire, l'EPN gère la partie TIC. La formation a lieu les mardi après-midi dans le local de la Maison du Préau de la cité éponyme. Patrice Moura « Je suis là en tant que support informatique. Luc Parret, formateur bénévole à Lire & Ecrire, assure l'animation. L'objectif est de rendre les apprenants autonomes et d'utiliser les TIC pour faciliter les apprentissages. « Au début de la formation, les participants démarrent eux-mêmes leur ordinateur, vont dans leur messagerie, lisent le courrier du formateur qui leur a transmis des liens vers des sites d'apprentissage de français et de mathématique. La semaine passée, le lien pointait vers un site d'envoi de cartes de voeux. La bibliothèque de Blaton est partenaire du projet. « C'est le lieu idéal pour se familiariser avec le français. Les apprenants ont été très intéressés par l'univers du livre. Cela nous a donné une idée. Et s'ils en rédigeaient un ? On a consacré plusieurs mardi, huit en tout, à ce sujet. Les participants ont parlé de leur vécu, de leur hobby,... On a travaillé et traduit tout cela dans un recueil d'une trentaine de pages. Le coordinateur de Lire & Ecrire, Dominique rossi, a été séduit par le résultat et cherché un moyen de l'éditer. La Fédération Wallonie Bruxelles a décidé de soutenir le projet et un livret va être publié, toujours en collaboration avec les apprenants. Il devrait être diffusé l'ensemble des bibliothèques de la fédération Wallonie Bruxelles »

Tags : bibliothèque - Blaton - cyber-bus - mobilité

"Du Je au Nous" : stimuler la participation citoyenne en ligne

Le 6 février, l'asbl Flora, réseau d'expertise en genre, durabilité et économie solidaire, a inauguré le site internet www.du-je-au-nous.be à destination de tout accompagnateur qui veut travailler sur la participation citoyenne avec ses groupes. Le site poursuit trois objectifs :

  • Il présente l'outil "Du Je au Nous"

L'outil « Du Je au Nous » vise à soutenir un groupe dans la réalisation d'un projet collectif. L'outil est un parcours d'animation qui permet au groupe de découvrir ses forces et de mettre sur pied un projet qui lui appartient. Il place de façon innovante la participation citoyenne au coeur de la démarche.

L'outil se compose d'un parcours d'animation présenté sous forme de modules, de matériel didactique et d'exemples concrets et d'un support théorique. Il s'adresse à tout accompagnateur, travailleur et animateur social qui souhaite impliquer davantage son public, le motiver à prendre des initiatives, travailler en groupe, stimuler l'interactivité et/ou
ranimer la dynamique participative dans son organisation.

Téléchargez l'outil directement et gratuitement sur le site !

  • Il vous informe sur les formations à l'outil "Du Je au Nous"

Des formations et des rencontres thématiques sont organisées pour découvrir les potentialités de l'outil, se l'approprier et le développer. Des formations sur demande sont également possibles. Rencontrez les autres utilisateurs en direct lors de ces moments et virtuellement sur le site.

  • Il met en ligne une communauté d'utilisateurs de l'outil

Conçu de manière interactive et dans une optique d'ouverture vers l'extérieur, le site permet à chaque groupe de rendre visible le projet dans lequel il s'engage et son parcours. Chaque groupe impliqué dans un parcours "Du Je au Nous" reçoit l'accès à une page personnelle et entre en contact avec d'autres groupes. Postez-y photos, vidéos et commentez les expériences des autres groupes. Les accompagnateurs peuvent aussi échanger leurs pratiques et témoigner de leurs expériences spécifiques.

Connectez-vous et découvrez le nouveau site www.du-je-au-nous.be !

Contact : asbl Flora, Rue du Progrès 323 à 1030 Bruxelles - 02 204 06 39 - www.florainfo.be


Tags : citoyenneté

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