Le blog

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Quand l'éveil à la citoyenneté passe par Minecraft

Le redémarrage de l'EPN de Neufchâteau a coïncidé avec l'arrivée de Christophe voici 2 ans. Après une parenthèse de 4 ans, il a tout d'abord fallu remettre le matériel «à niveau», avant de se lancer dans le développement de nouvelles animations dont certaines sont pour le moins originales, comme ce stage d'éveil à la citoyenneté sur Minecraft. Le public? Les enfants de cinquième primaire des écoles communales de Neufchâteau, soit une cinquantaine d'élèves

 

Le Domaine des Celtes

Christophe Vangoethem: «J'utilise Minecraft Education pour travailler sur le thème des Celtes, cher au patrimoine de Neufchâteau. Pour l'occasion, chaque élève reçoit un rôle dans un village Celte dont je suis le roi : druide, bûcheron, éleveur,… Les habitants devront traverser ensemble toute une série de péripéties, dont l'attaque du village qu'il faudra reconstruire. Le groupe devra aussi gérer la mort du roi, et se choisir un nouveau chef. Mais lequel et sur base de quels principes?» Le jeu est conçu pour obliger les élèves à s'organiser, à respecter leurs engagements face au groupe et à aider les plus faibles pour gagner tous ensemble. »

 

Les 12 Commandements du Cybernaute

Toujours à destination des écoles, mais à l'intention des 6èmes primaires cette fois, l'EPN propose un atelier de 6 demi-journées consacré à l'éveil au numérique. Il a 3 objectifs: la maîtrise de l'ordinateur (utilisation du clavier, gestion des dossiers et des fichiers), la capacité à rendre un travail sous format électronique et l'éducation numérique. «J'ai réalisé une charte intitulée «les 12 commandements du Cybernaute» qui a été validée par Child Focus. Je l'utilise comme base pour sensibiliser les enfants aux bonnes pratiques du Web en abordant des thématiques comme le respect de la vie privée, la pornographie, le harcèlement, le radicalisme,... Nous sommes passé dans les 7 écoles communales de l'entité et terminé le cycle par une exposition à la bibliothèque. L'expérience a rencontré un très grand succès et va être renouvelée.»

 

Gaming Night

La formule remporte elle aussi plus qu'un succès d'estime. Une fois par mois, de 18h30 à 22h00, l'EPN ouvre ses portes aux joueurs de tous âges. «Le but est de les faire jouer ensemble. A partir de Minecraft Education bien sûr, en se mettant d'accord sur le scénario mais aussi sur d'anciennes consoles (via le tableau numérique) et sur les jeux installés sur les terminaux des participants. « C'est assez rock and roll : ambiance garantie! »

 

Le château remis à neuf.

En virtuel bien sûr et via un concours doté de 250 € de prix. «Il s'agit de reconstruire le château de Neufchâteau dans Minecraft. Nous avons mis au point un dossier pédagogique et deux visites sont prévues pour découvrir le site dans son état actuel. Le prix sera attribué à 60 % pour la qualité de la reconstitution historique et à 40 % pour la créativité. Le Cercle d'histoire et l'association des amis du château de Neufchâteau font partie du jury.» Et c'est encore et toujours le patrimoine de Neufchâteau qui est mis à l'honneur avec Chestropedia, une encyclopédie en ligne participative animée par des seniors du cru.

Tags : citoyenneté

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Le pouvoir des algorithmes

Une grande partie de notre vie sociale est d'ores et déjà définie, répertoriée, caractérisée par les traces numériques que nous laissons de manière volontaire et involontaire, au gré de nos échanges sociaux et de nos démarches commerciales en ligne. Aujourd'hui, il faut aussi compter avec la déferlante des objets connectés. Votre GSM ou votre smartphone ne sait pas encore si vous courez, marchez, roulez en voiture ou faites vos courses. Cela va changer avec les capteurs embarqués dans les montres Apple ou Samsung, les chaussures Nike ou Digitsole, les balances Withings et autres bracelets connectés Sony ou Fitbit qui vous informent sur le nombre de kilomètres parcourus en une journée, la quantité de calories brûlées et la qualité de votre sommeil. Ces données, toutes ces données, sont méthodiquement et systématiquement mémorisées dans de gigantesques silos de données, ce qu'on appelle le Cloud.

Phéromones numériques

C'est qu'elles représentent un potentiel économique considérable. Antoinette Rouvroy, chercheuse FNRS au CRIDS de Namur dans un entretien publié sur le blog du Monde : « Nous intéressons les plates-formes, comme Google, Amazon, ou Facebook, en tant qu’émetteurs et agrégats temporaires de données numériques, c’est-à-dire de signaux calculables. Ces signaux n’ont individuellement peu de sens, ne résultent pas la plupart du temps d’intentions particulières d’individu, mais s’apparentent plutôt aux « traces » que laissent les animaux, traces qu’ils ne peuvent ni s’empêcher d’émettre, ni effacer, des phéromones numériques, en quelque sorte. Ces phéromones numériques nourrissent des algorithmes qui repèrent, au sein de ces masses gigantesques de données des corrélations statistiquement significatives, qui servent à produire des modèles de comportements. »

La force de la recommandation

Les caméras, les capteurs mais surtout les objets connectés (de la montre à la voiture intelligente) ont ainsi pour fonction de capter un maximum d'information en temps réel pour interpréter, puis guider nos conduites : nos achats, notre consommation, nos loisirs et, in fine, notre façon de voir le monde. Avec Now, Google donne en temps réel diverses informations que le système pense nous être utiles. Il les affiche en fonction de notre position géographique qu’il détermine par le GPS intégré ou par l’adresse IP via laquelle notre écran se connecte. Ses propositions sont automatiquement sélectionnées par des algorithmes sur base des données que les services Google ont collecté à partir des diverses recherches que vous avez faites sur Google Search et sur Google Maps, des rendez-vous fixés dans votre calendrier si vous utilisez Google Agenda, des mots clés de votre messagerie : bref à partir de tout service Google que vous utilisez. Aujourd'hui, à partir des données que la société fera remonter des objets connectés dans lesquels il investit massivement, Google travaille à la mise en place une interface algorithmique d'interprétations de nos faits et gestes au quotidien, en temps réel, où que l'on soit.

Le pouvoir des algorithmes

Le risque est d'en arriver à un univers automatique basé sur la recommandation et sur l'analyse algorithmique de ce qui est bon pour nous. Les sites commerciaux n'ont pas vocation à prendre en compte nos besoins : ils ont pour but de les encadrer grâce à un maximum de personnalisation. L'objectif n'est pas tant d'adapter l'offre aux désirs spontanés des individus mais plutôt d'adapter les individus à l'offre, en adaptant les stratégies de vente (la manière de présenter le produit, d'en fixer le prix) au profil de chacun. Pour la chercheuse des FNDP, c'est là le véritable pouvoir des algorithmes : «Le fait de parcourir le site internet d’une enseigne vestimentaire; de cliquer sur différents produits; de les commander ou non, entraînera les premières mesures recueillies, analysées puis mémorisées, et qui permettront aux algorithmes de conduire insidieusement nos recherches, nos désirs, et au final, de nous faire acheter le produit que l’on pense avoir choisi le plus librement possible.» Le 16 février prochain, Antoinette Rouvroy donnera une conférence sur ces applications « big data » qui visent à modéliser les comportements humains.

Tags : culture numérique

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EPN mobile de Jemeppe-Sur-Sambre : faire des citoyens des CRACS

Lisez des Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires : c'est avec cette ambition qu'est né l'Espace Public Numérique mobile de Jemeppe-sur-Sambre.

 

L'EPN, un outil de cohésion sociale

Tout est parti d'une étude de terrain réalisée dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale. Jemeppe-Sur-Sambre, c'est une commune composée de 8 villages et une population de plus de 18.000 habitants qui connait un taux de chômage de 15,4 % (1300 demandeurs d'emploi). Or une recherche active d'emploi nécessite une consultation régulière des sites d'offres d'emploi. Il y avait bien 5 ordinateurs à la bibliothèque communale, mais celle-ci ne disposait d'un formateur. En outre, il n'est pas facile pour une personne qui ne dispose pas d'Internet de se rendre de façon régulière dans une maison de l'emploi située à Sambreville ou à Namur, a fortiori si elle ne maîtrise pas l'outil informatique. Katja Bragard - Cheffe du Plan de Cohésion Sociale : « L'offre étant inexistante sur notre commune, nous souhaitions fournir aux habitants de chaque village l'opportunité de s'initier à l'outil informatique ou de se perfectionner, voire d'accéder librement aux ordinateurs ou éventuellement profiter de la connexion Internet gratuite. Il s'agit d'un outil essentiel d'une part pour des demandeurs d'emplois qui se trouvent de plus en plus en situation de grande précarité mais également pour les seniors et l'ensemble de la population. « 

 

Modules spécifiques pour demandeur d'emploi

La formule de l'EPN mobile  ? Le PCS a financé l'engagement à temps plein de Joël Roy avec, en parallèle, l'achat de 10 portables et de deux routeurs wifi. L'EPN mobile a été équipé pour transporter les machines qui peuvent rapidement être installées dans des locaux ad hoc (salles communales, écoles,...) au sein des différents villages. L'EPN travaille maintenant à décliner ses formations en fonction des publics. Joël Roy, Animateur de l'EPN Mobile :« Chaque mois, un module spécifique destiné aux demandeurs d'emploi est mis en place. Notre objectif est d'avoir 10 à 15 personnes à chaque module. Nous souhaitons également proposer des modules d'initiation pour les seniors, qui représentent un peu plus de 20 % de la population. Des stages pourront également être réalisés pour les jeunes de 12 à 18 ans (création de blogs, sensibilisation aux dangers d'Internet,...) »

 

Regard critique sur le numérique

L'EPN a été lancé début juin, avec dès le départ le souci de l'appropriation des TIC par les publics. Au programme, des formations mais aussi des animations tout public comme « Le numérique dans ma vie » ou encore «Mon empreinte numérique». L'EPN joue également le rôle de conseil avec des sessions comme « Le comparateur de prix pour les télécommunications ou pour les fournisseurs d'énergie ou « La carte de Pointage électronique». Joël Roy : « Nous fonctionnons dans une logique d'éducation permanente, avec une volonté de développer l'autonomie informatique de nos usagers, avec un regard critique porté sur le numérique. Pour l'instant, nous touchons essentiellement les demandeurs d'emploi et les seniors, mais petit à petit, nous allons élargir nos propositions d'atelier à d'autres publics. Les commerçants et les artisans par exemple avec des propositions de modules de création de sites. L'avantage de l'EPN mobile est qu'il puisse aller au plus près des citoyens et des événements. C'est ainsi que l'EPN mobile sera présent à Sambre Plage qui a lieu cette année lors du week end des 25 et 26 juillet. »

 

Tags : alphabétisation numérique - Plan de cohésion sociale - citoyenneté - e-inclusion

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EPN de Jemappes : entre le kamishibai numérique et le free spray virtuel, il y a la bibliothèque

C'est en janvier 2000 que la bibliothèque de Jemappes acquiert 8 ordinateurs, situés dans une pièce derrière la salle de la documentation. L'EPN sera géré par Laurence Delhaye : «J'ai été engagée comme bibliothécaire. En parallèle j'ai animé l'espace informatique. On a commencé à faire des animations et des ateliers.» L'EPN sera labellisé en 2006 dans la foulée de l'appel à projets du Ministre Courard. L'objectif : utiliser l'espace multimédia comme porte d'entrée de la bibliothèque à des publics particuliers : enfants, demandeurs d'emploi, jeunes en décrochage scolaires, seniors. « Toutes les activités que je crée sont liées à la lecture. Leur objectif premier est l'appropriation de l'univers de la bibliothèque », explique Laurence Delhaye.

 

6 phrases, 6 dessins et une tablette

C'est le cas du kamishibai numérique. « Le kamishibai est souvent utilisé en bibliothèque pour raconter des histoires. On est parti de là pour le décliner façon numérique. Côté « hardware », on bricole au cours d'un premier atelier un logement, un butai, dans lequel on va insérer la tablette. Reste à inventer une histoire en 6 phrases qu'on illustrera avec 6 dessins. Le tout sera fait au crayon puis numérisé, ou directement réalisé avec une tablette graphique, puis retouchée. L'animation sera testée dans le cadre du printemps des bibliothèques. « On va voir si l'idée « prend ». Si c'est le cas, on pourrait imaginer une petite collection d'histoires qui pourraient être réutilisées en bibliothèque avec d'autres enfants. On pourrait aussi filmer les ateliers et fabriquer des capsules vidéo avec un public 9-12 ans. Un autre atelier tournera autour d'un butai géant, une toile tendue sur un support en bois qu'on pourra déplacer. L'idée, c'est de venir projeter un dessin sur la toile, et que les enfants le reproduise en le peignant. »

 

Visites urbaines & graffitis numériques

Laurence Delhaye « planche » aussi sur un concept de visite urbaine. « Ce ne serait pas de l'Urbex sauvage, mais un projet structuré sur plusieurs EPN de différentes régions. Le but : valoriser les territoires en proposant à un public jeune des découvertes urbaines aux travers de photos, d'archives, de recherches en bibliothèque et de visites de bâtiments désaffectés. L'idée est aussi de toucher l'art de rue. » Comment ? « On pourrait fabriquer dans un fab-lab un Free Spray dans lequel on intégrerait une diode infrarouge afin de créer une bombe de peinture virtuelle avec laquelle on pourrait « tagger » les murs d'un bâtiment à dimension historique via une tablette et un projecteur. Les auteurs pourraient être photographiés à côté de leur œuvre, et le tout rassemblé dans un site pour valoriser les créations des jeunes qui ont participé au projet et valoriser les régions concernées. »

 

Tags : animation - bibliothèque - enfants - EPN

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LiLux 3.0 : une trentaine de visiteurs sont repartis « installés »

La vedette de cette troisième édition de la journée du logiciel libre en Province du Luxembourg qui s'est déroulée le samedi 23 mai dernier était Emmabuntüs, un système d'exploitation développé par le collectif français éponyme. Des ateliers d'installation ont eu lieu toute la journée et la distribution a connu son petit succès.

 

Ateliers et conférences

Gilles Herman, animateur à l'EPN de la Province  de Luxembourg: « Les années précédentes, nous étions allés au Sud à Arlon et au Centre à Libramont. Il était logique de nous « orienter » vers le Nord. La journée a été co-organisée avec l'EPN de Durbuy, en partenariat avec les EPN de la Haute-Lesse, Gouvy, Arlon et Hotton. Une quinzaine de machines ont été installées dans l'école communale de Barvaux/Ourthe. En parallèle aux ateliers, nous avions comme conférenciers Sylvain Denis et Adrien Rami, représentants d’Apache Open Office et de Linux Ubuntu BeNeLux. Ils ont mis l'accent sur les avantages du libre pour les associations et pour la gestion de petits parcs de machines. Frédéric Van Muysen, graphiste professionnel, a présenté les différents outils qu'il utilisait pour son travail, tous libres évidemment. »

 

Une journée pour les débutants

LiLux s'adresse aux débutants. «Ceux qui n'y connaissent absolument rien », commente Gille Herman. « Ils peuvent découvrir les avantages du libre, s'initier et échanger avec les animateurs des EPN et avec les autres participants. Traditionnellement, c'est Ubuntu qu'on met en avant. Cette année, Philippe Gillon a proposé de se centrer sur Emmabuntüs. C'est une distribution de Linux qui s'adresse également au grand public. Elle a rencontré plus qu'un succès d'estime avec en tout une trentaine d'installations sur les machines des visiteurs. Certains l'ont installé en dual boot, d'autres ont purement et simplement remplacé leur Windows et sont repartis le système d'exploitation libre.»

 

Prolonger la durée de vie du matériel

Le collectif Emmabuntüs est un groupe informel de personnes qui s'est constitué autour d’un projet basé sur l’utilisation d’une distribution GNU/Linux nommée Emmabuntüs développée pour simplifier le reconditionnement des ordinateurs usagés donnés aux associations humanitaires, en particulier aux communautés Emmaüs (d'où son nom) et favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, mais aussi prolonger la durée de vie du matériel pour limiter le gaspillage entraîné par la surconsommation de matières premières. Philippe Gillon, animateur de l'EPN de Durbuy : « J'ai découvert Emmabuntüs tout à fait par hasard. J'ai trouvé qu'il était très convivial, facile à installer. Il convient parfaitement à ce que nous appelons les « Ordinosaures », ces vieux ordinateurs de 5 à 12 ans qui fonctionnent encore très bien sous Linux pour une utilisation quotidienne. La commune m'a suivi dans l'idée, et nous avons organisé la troisième édition de Lilux sur cette thématique. La journée s'est super bien déroulée. Ce qui est très motivant, c'est la participation des collègues qui sont venus nous épauler, nous aider dans les animations et répondre aux questions. »

 

Du logiciel à la culture libre

Dans l'école, les organisateurs avaient également mis en place un espace de projection qui diffusait en boucle 4 courts métrages réalisés par la fondation Blender. Gilles Herman : « C'était vraiment bluffant de voir à quel niveau de qualité on arrive. C'est de l'ordre du Pixar ! L'idée, c'est de montrer que le le libre ne s'arrête pas au logiciel mais qu'il y a aussi des films libres tout comme il y a des livres libres et de la culture libre ! »

Tags : EPN Mobile Province Luxemboug - Linux - Gilles Herman - Open Source - Commune de Huy - luxembourg - Sylvain Denis

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Un programme de formation pilote à destination des jeunes en décrochage (NEET's) coordonné par Technofutur TIC

C'est le jeudi 23 avril dernier, dans le cadre de la semaine numérique, que le désormais traditionnel colloque sur la fracture numérique s'est tenu au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Au programme de cette année, 3 thématiques : l'école numérique, le passeport TIC et l'intégration et l'inclusion des Neet's, ce dernier projet impliquant 4 EPN de Wallonie.

 

Parcours pilote d'insertion

L'expression vient d'Angleterre. Les Neet's (Not in education, Employment or training), ce sont ces jeunes, âgé de 15 à 24 ans, qui échappent à toute filière d'insertion et de formation. On estime à 30.000 en Wallonie ces jeunes en situation de désafiliation. Avec l'appui de la cellule Citizenship de Microsoft, Technofutur TIC lance à leur égard un projet pilote de parcours de formation articulé autour des TIC. L'objectif ? Que 4 EPN, ceux de Louvain-la-neuve, Boussu, Huy et Verviers, sensibilisent et redonnent confiance à 300 jeunes via une formation informatique.

 

Redonner confiance

C'est en 2012 que Microsoft a lancé un programme d'accompagnement de la jeunesse baptisé YouthSpark. Déployé en partenariat avec les pouvoirs publics et les tissus associatifs locaux, il a pour objectif, à travers une formation IT basée sur les outils de l'éditeur américain, de redonner confiance aux jeunes dans leur démarche de recherche d'emploi et/ou de formation. Microsoft a ainsi monté des projets de formation pour jeunes demandeurs d'emploi avec des organismes comme Bruxelles Formation, COF Belgique ou encore CDO Spoor 5 Mechelen. Après avoir pris contact dans le même sens avec le Forem, et plus spécifiquement avec Bernard Asbrouck, chercheur à l'ULB spécialisé dans cette question de la désappartenance et Conseiller Général au Forem, Bruno Schröder, le responsable belge du programme Youthspark, a pris langue avec Technofutur TIC pour un projet pilote de parcours de formation qui passera par les EPN. C'est une première, qui pourrait déboucher sur un plan plus vaste.

 

Des parcours de formation dans 4 EPN

Eric Blanchart, Chargé de mission EPN de Wallonie : "Dans le montage du projet, les EPN de Boussu, Huy, Louvain-la-neuve et Verviers ont été choisis pour le travail social qu'ils avaient déjà mené auprès des jeunes et pour les indicateurs régionaux qu'ils vont pouvoir fournir. Le but est de toucher 300 jeunes, 75 par EPN. Ils vont passer pour la prise de contact par des partenaires locaux comme les animateurs de rue, les SAS (Services d'Accrochage Scolaires), les CEFo ou les MIRE (Missions Régionales pour l'Emploi). Idéalement, il s'agit d'en intéresser 50 par structure à suivre un parcours de formation TIC. Sur ce groupe de 50 jeunes que chaque EPN va former, nous voudrions qu'au moins la moitié d'entre eux fasse l'entièreté du parcours. Donc, au terme du projet pilote, nous aurions une centaine de jeunes capables de se réintégrer dans une filière de formation. »  Si l'expérience aboutit et que les EPN s'avèrent constituer une bonne structure pour l'accueil et l'accompagnement des jeunes en décrochage, un appel à projet plus large pourrait être lancé l'année prochaine, dans un cadre européen.

 

Tags : alphabétisation numérique - e-inclusion - formations

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IncubHacker de Namur: un savoureux cocktail d'informatique, d'électronique, de créativité et de bonne humeur

C'est pour retrouver l'ambiance qui existait dans les clubs informatiques des années 80 que 4 personnes passionnées ont donné naissance au Hackerspace de Namur. Le plus difficile a été de trouver un local à un prix raisonnable. Ils le loueront à la SNCB. Aujourd'hui, l'ASBL compte une cinquantaine de membres. Tous les jeudi, une quinzaine d'apprentis bricoleurs donnent naissance ici à un robot suiveur de lumière, là à une quadcopter, « from scratch ». Au hackerspace de Namur, on s'amuse en acquérant des maîtrises robotiques et électroniques . On mise sur la créativité et le partage d'expérience. Gil Damoiseaux, le président de l'ASBL : « C'est un espace de rencontre et de création interdisciplinaire. Le fonctionnement est basé sur le partage de connaissances telles que l'électronique, l'informatique ou les arts numériques. Mais le hackerspace ne se limite pas nécessairement à ces domaines. Notre but est de rassembler des personnes créatives motivées par des projets technologiques communs. »

Robot suiveur de lumière

Chaque semaine l’ASBL organise deux réunions en soirée afin d’échanger, d’apprendre, de construire et de collaborer sur des projets variés.  L'Incubhacker sort parfois de ses murs, pour animer un stand au salon de l'innovation ou pour participer au festival international du digital de Namur, le Kikk. A chaque fois, Nino, le robot suiveur de lumière, a son petit succès. « C'est un projet parmi d'autres. Chacun vient pour faire ce qu'il veut. Il suffit de payer sa cotisation (10 € par soirée, ou 80 € par trimestre) pour avoir accès aux outils et au matériel. La ville nous soutient. Nous avons reçu une subvention de 2100 € l'année dernière et on espère recevoir la même chose cette année. » Le Hackerspace s'inscrit dans un réseau plus large d'animations numériques, avec des contacts avec le café numérique, le repair café, l'espace de Co-working de Namur ou encore le Trakk, un lieu assez similaire au Hackerspace, mais plutôt orienté professionnel avec des équipements plus lourds comme des fraiseuses numériques ou des imprimantes 3D.

Drone domestique conçu de A à Z

L'accent est mis sur le partage des connaissance pour une maîtrise complète de l'ensemble des composants. Gil Damoiseaux : « Voilà plus d'un an maintenant que certains de nos membres travaillent sur des quadcopters. Le montage s'effectue from scratch. On part de rien pour aboutir à un drone opérationnel. Celui de l'un de nos membres vole déjà. Deux autres sont encore sur le banc de test mais cela avance bien. Le but est de s'amuser sur des projets dont on acquière la maîtrise. Deux autres de nos membres ont créé une graveuse, une ergodécoupeuse, à partir de lecteurs de disquettes. On travaille pas mal avec du matériel de récupération. Le résultat est impressionnant. La graveuse a une zone de découpe de 5 cm sur 5cm. La précision est incroyable : ils ont pu graver le loGo de notre Hackerspace à l'intérieur d'une coquille de pistache !

Tags : culture numérique - Fab Labs - Makers

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Intergénérationnel : avec les hyperpaysages, on voit très large à Yvoir

Mais qu'ont bien pu faire Papys Guy et Maurice et Mamys Chantal, Agnès, Milou, Bewir avec Antoine, Lialia, Nicolas, Vic, Jade et Flo ? La rencontre intergénérationnelle Hyperpaysages Yvoir organisée dans le cadre de l'appel à projet Papy et Mamy surfeurs arrive (provisoirement) à son terme. Les participants ont présenté officiellement leurs création le 13 décembre dernier à l'EPN : deux hyperpaysages, l'un du centre d'Yvoir et l'autre du site médiéval de Poilvache. Le prochain rendez-vous est fixé au dimanche 21 décembre prochain à 14h, à la bibliothèque communale d'Yvoir-Godinne

 

Le centre ville et le site de la Poilvache en vue panoramique

En 2001, l'hyperpaysage a fait l'objet d'une recherche action menée par l'Institut d'Eco-Pédagogie de Liège, en partenarit avec le Laboratoire de la géographie de l'Université de Liège auprès des élèves du secondaire supérieur de Visé. Cette technique est une déclinaison du lien hypertexte appliqué à des photos qui permet de décomposer l'image en zones cliquables qui activent des documents ressources (texte, son, image, vidéo). Partant d'une photographie d'un paysage, on obtient ainsi un hyperpaysage. Veronica Casa Responsable des EPN d'Yvoir-Godinne : "En tant qu'animatrice de l'EPN d'Yvoir, j'organisais des activités d'un côté pour les seniors, de l'autre côté pour les enfants. Quand l'appel à projet Papy et Mamy surfeurs a été lancé, j'ai réfléchi à une projet pouvant se faire mixer les deux publics. J'ai eu l'idée des hyperpaysage après la lecture d'un article sur le sujet. Avec mes collègues Céline Boka et Anne-Pascale Leboutte qui sont coordinatrices du Plan de Cohésion Sociale, on s'est lancé. De septembre à décembre, nos seniors et nos juniors ont travaillé en groupe sur les deux lieux qu'ils avaient choisi : le centre d'Yvoir et le site médiéval." Le résultat : une image numérique interactive mobile à 360° à partir de laquelle on peut accéder à toutes sortes de contenus multi-médias.

 

Bientôt de nouveaux hyperpaysages à Yvoir

Concrètement, on prend une série de photos d'un paysage qu'on va passer dans une application de montage panoramique qui va établir des repères entre les images prises pour aboutir à une fusion à 360°, ici celui livré avec les appareils numériques Canon. Véronica Casa : "Nous avons choisi 4 lieux qui pouvaient intéresser les participants, pour retenir les deux qui avaient suscité le plus d'intérêt. Un premier sous-groupe à travaillé sur le centre d'Yvoir sur la thématique passé-présent à partir de veilles cartes postales et de photos récentes. D'autres binômes senior-enfant ont planché sur le site médiéval de Poilvache à partir de 4 thèmes : histoire, faune et la flore (le site est situe au sein d'une réserve naturelle), folklore et la vie quotidienne au moyen-âge. A partir de photos, d'interviews, de recherches, des points sur la photo ont été activés et documentés. A notre grande surprise, les participants ont insisté à conduire le projet de bout en bout, et sont allés jusqu'à introduire les contenus dans le CMS Spip. En tout, 12 après-midi d'atelier ont été organisées les mercredi et les samedi, en plus du travail à la maison ! Nous avons bénéficié du soutien technique de l'Institut d'Eco-Pédagogie. L'hébergement des réalisations sur la page des hyperpaysages d'Yvoir est payé pour 2 ans, alors on voudrait qu'il puisse accueillir de nouvelles réalisations."

Tags : appel-à-projets - Yvoir - cohésion sociale

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EPN de Quaregnon : ne pas laisser de côté les précarisés du clic

La Commune de Quaregnon propose à ses habitants 4 lieux ouverts. Geoffrey Mincke, animateur multimédia : « Nous avons un EPN « à temps plein », c'est le mien et 3 EPN intégrés aux Maisons de Quartiers.  Nous sommes repris dans le Plan de Cohésion Sociale de la Région Wallonne. Il faut bien comprendre que notre but, en plus de faciliter l'utilisation des TICS, est d'être un lieu de rencontre et d'échanges, tant au niveau interculturel qu'intergénérationnel. »

Dédramatiser l'informatique

« Cela fonctionne très bien ! les gens viennent pour apprendre, pour ne pas être "largués" en matière d'informatique, mais aussi pour se rencontrer. On tient très fort à favoriser l'aspect convivial avec une tasse de café, une discussion. Il s'agit de dédramatiser l'informatique, le rendre social et attrayant, et ne pas laisser de côté les "précarisés du clic". Au final, on se demande si les personnes viennent pour apprendre à utiliser un moteur de recherche ou rencontrer un voisin, un habitant du quartier. Certainement les deux. Un lieu de rencontre autour d'un sujet pratique, ça marche! Depuis mon arrivée à Quaregnon j'ai tenté de rendre l'EPN incontournable en touchant différents publics.  Avec le Clic Facile, on propose des séances en groupe pour les débutants (jusqu'à 14) pour un petit tour d'horizon des incontournables « souris, clavier, Internet, courrier électronique et....Google. »

Clic & Co

L'EPN organise également des séances thématiques en groupe  sur des sujets aussi variés que Skype, Facebook, le  traitement de texte, la gravure sur CD et DVD, la sécurité antivirus, Google Earth, la modélisation 3D ou encore la découverte de la tablette. Geoffrey Mincke : « Le programme change toutes les années, Globalement, nous avons beaucoup de seniors car les séances se font en journée. » Les thématiques, ce sont également des programmes comme Car Clic, Student Clic ou Lady Clic. « Car Clic permet d'apprendre à conduire via le logiciel feu vert. On apprend la théorie et on peut répéter l'examen sur PC». Avec Student Clic, une classe de 6ème secondaire pourra découvrir les suites Microsoft Office et Open Office. « L'idée est de voir les deux en parallèle, pour rendre les élèves autonomes et leur laisser le choix entre les environnements propriétaires et libres. Lady Clic est un nouveau projet : « Avec ma collège du PSSP (Plans stratégiques de sécurité et de prévention - violences intrafamiliales), nous proposons des activités traitant de l'émancipation de la femme. Dernièrement on a réalisé avec les participantes un micro-trottoir sur le sujet des violences faites aux femmes. » Dans le déroulé de cette opération « ruban blanc », on trouve l'utilisation (et donc l'apprentissage) de la caméra, du montage vidéo, des réalisations et du traitement d'interviews.

Conseils et e-Services

On le sait, les EPN ont vocation dans leurs nouvelles missions à agir en tant qu'agence de conseil du numérique citoyen. L'EPN de Quaregnon met en place toute une série de « E-services » : déclaration d'alarmes, récupération des avertissements extraits de rôle sur le site fédéral, accès à Job @ Work, ce en parallèle avec un service de dépannage contre les virus et autres soucis de perte de fichiers. L'EPN assure également des missions de conseils pour les ASBL et les institutions. Entre guichet numérique et agence conseil, il n'y a qu'un pas. A Quaregnon, il est franchi...


Tags : agence conseil du numérique

M@lmedia, un point de vue numérique sur la bibliothèque

malmediapngminiDévelopper une interaction en continu avec les activités de la bibliothèque : c'est avec cette vision « augmentée » que l'EPN de la Ville de Malmedy orchestre ses animations. « A partir du moment où il y a une activité en bibliothèque, on essaie toujours d'y apporter un « point de vue » numérique. Lors des rencontres « Jeu t'aime » par exemple, on a organisé une activité autour du jeu « We Dance », avec un petit atelier photo et des enregistrements sonores». Pour Kevin Diffels, animateur-formateur de l'espace public numérique M@lmedia, l'Espace Public Numérique n'est pas isolé : il fait partie intégrante de la bibliothèque, en constitue l'extension numérique. « Comme dans tous les EPN, on trouve chez nous des sessions d'initiation à l'informatique, à l'utilisation d'Internet et des réseaux sociaux. Nous organisons aussi des séances de prise en main d'équipements comme les tablettes et bien sûr les liseuses dans une logique de facilitation d'accès à la bibliothèque numérique. Nous travaillons dans une logique de partenariat avec les associations locales. Avec le mouvement social des aînés Enéo notamment, qui intervient les mardi et mercredi matin avec une programmation très éclectique : initiation, achat sur e-bay, création d'album photo, création de blog, réservation de vacnaces en ligne. En collaboration avec les principales banques de la région, Enéo a organisé une fonction à l'E-Banking. »

Internet et vous
L'EPN sort aussi très souvent de ses murs. A côté de projet d'envergure comme Hors Champ, l'EPN organise depuis 4 ou 5 ans des actions de sensibilisation « Internet et vous» dans les écoles . « La demande est venue d'un professeur, Catherine Carliera de l'Athénée de Waimes. Elle était très motivée pour l'organisation de cet atelier et la direction a suivi. Petit à petit, on l'a proposé à d'autres écoles. L'atelier est réalisé en collaboration avec Infor Jeunes Malmedy. Nous travaillons à partir d'un petit questionnaire que nous remettons aux élèves quelques semaines avant l'atelier proprement dit. Ce sont des questions très génériques : activités préférées sur Internet, utilisation ou non d'un pseudo, temps passé en moyenne, contrôle parental, confrontation avec contenus insultants ou obscènes, utilisation de photo, etc. La séance est organisée à partir de la mise en commun de leurs réponses afin de mettre le doigt sur ce à quoi il faut être vigilant et dégager les bonnes pratiques. L'année passée, nous avons touché 336 élèves dans 4 écoles.  Nous organisons également des animations de recherche critique d'informations sur Internet, récemment avec des classes de 3e et 4e secondaires de l'Institut Saint-Joseph de Trois-Ponts. »

De nouveaux publics
Dans la foulée des appels à projet Papy & Mamy surfeurs, l'EPN a acquis une flotte de tablettes qui vont tourner dans les maisons de repos. « Ce sont des ateliers où la tablette sert de support à l'organisation de la mémoire et des souvenirs, on travaille sur les choses à partager. L'EPN accueille également un club vidéo qui se réunit les mardi après midi. Le groupe filme des événements de la région. Les montages sont placés dans des DVD et diffusé dans les homes. M@lmedia, ce sont aussi des promenades interactives et « atelier photo » pour tous ou encore ou encore des conférences comme Papa, Maman, Facebook, mon GSM et moi. « En fait, nous faisons venir des gens qui, autrement, ne franchiraient pas le seuil de la bibliothèque. » Et une fois le premier pas accompli...

Tags : bibliothèque - Hors Champ - liseuses - M@lmedia - tablettes - Wamabi

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